dimanche 22 janvier 2017

Éloge du viol dans la culture populaire

[Attention, je gâche éhontément l'intrigue du film dont l'affiche apparaît ci-dessous. Lisez à vos risques et périls.]

Imaginons le scénario suivant. Un  homme a des difficultés avec les femmes. Il n'arrive pas à leur parler ou à nouer de véritable relation. Un jour, il se rend compte que son seul recours pour satisfaire son besoin de compagnie serait de prendre une femme de force, et de la tuer. Alors, certes, il hésite, il boit, il hésite encore. Mais finalement, il le fait.

Eh bien, ce scénario, c'est celui de Passengers.




Alors, certes, il ne la tue pas directement, il ne la viole pas puisqu'elle est consentante, mais ça reste un comportement ignoble. Une fonction de la science-fiction est justement de parler de problèmes réels par métaphore. Ce n'est pas un viol au sens propre, mais le film parle bel et bien de viol.

Dans le mauvais sens.

Le personnage de l'homme a beau avoir un comportement héroïque par ailleurs, je n'ai pu le voir autrement que comme un salaud. J'ai attendu qu'il soit "puni" d'une façon ou d'une autre, mais non. Parce qu'évidemment, ils tombent amoureux, elle finit par lui pardonner et ils vivent heureux avec beaucoup d'enfants.

Beaurk.