mercredi 20 janvier 2016

Apéro libertin n°40 - Vendredi 5 Février

Mes apéros sont l'occasion de se réunir et de discuter entre libertins, tout en buvant un verre et en mangeant un morceau dans une ambiance chaleureuse, bon enfant et légèrement délurée. Ils ne se déroulent pas dans un club échangiste, mais dans un bar "normal". On y est donc libertin en paroles, plutôt qu'en actes.

La soirée est ouverte aux hommes et aux femmes, aux célibataires et aux couples, et aux libertins accomplis comme aux débutants. Contactez-moi pour vous inscrire, avec une courte présentation si nous ne nous connaissons pas encore.

Je reçois beaucoup de demandes, mais l'espace disponible est limité. Je ne peux donc pas accepter tout le monde. Croyez bien que j'en suis le premier désolé.

L'entrée est gratuite. Bien sûr, chacun paye ses consommations.



Quelques réponses aux questions que l'on me pose fréquemment :

  • Il y a entre 50 et 70 personnes à chaque apéro. Surtout des trentenaires et des quarantenaires, mais aussi des gens plus jeunes ou plus âgés.
  • Le lieu est privatisé à notre intention,  nous sommes donc uniquement entre libertins.
  • Ce n'est pas une soirée libertine. Il ne se passe rien sur place, en dehors de discussions. Ce n'est pas non plus un espace de drague ou de rencontre. Si vous venez pour cela, vous serez déçus.
  • Comment se passe la soirée ? Elle commence par l'apéro proprement-dit. C'est le moment idéal pour faire connaissance avec les habitués ou d'autres nouveaux, puisqu'il est facile de circuler. Plus tard, nous passons à table. (Le bar fait également restaurant.) On se disperse vers minuit, parfois plus tard. Certains poursuivent la nuit en club, mais il n'y a pas de sortie officielle.
Pour rappel, voici les prochaines dates :
- 11 mars
- 15 avril
- 13 mai
- 10 juin

À bientôt !

dimanche 17 janvier 2016

La Domination masculine n'existe pas ... mais en fait si ?

Alléché par la critique de ce livre sur Sexactu, le blog de Maïa Mazaurette, je me le suis fait offrir pour Noel. Oui, j'ai des cadeaux sérieux...

Le sujet m'intéresse, ce qui n'étonnera pas mes lecteurs de longue date. Le mot "patriarcat" est mon point Godwin personnel, un indicateur que mon interlocuteur et moi vivons dans des mondes différents. Ou du moins que nous le regardons d'une façon complètement différente.

( Je rappelle que "patriarcat" n'est pas un synonyme de "domination masculine". Il désigne spécifiquement le fait que l'homme a l'autorité dans sa famille, ce qui n'est plus le cas en France depuis une poignée de décennies. )

Ma lecture, d'autant plus rapide qu'elle est rapidement devenue parcellaire, a été une grosse déception. Malgré son titre, l'ouvrage n'explore pas la réalité d'une domination masculine supposée ou perçue. Au contraire, la réalité de cette domination est posée dès le départ. (Dès le quatrième de couverture, en fait, que j'aurais dû lire plus attentivement !)

Ceci n'est pas un livre sur la domination masculine

Le sujet des premiers chapitres n'est donc pas tant un examen objectif de notre société pour savoir si cette domination existe ou non, mais une thèse sur l'origine de cette domination, qui serait le résultat d'un processus évolutionnaire plutôt que sociétal.

L'introduction comporte bien quelques idées intéressantes, comme le fait que les femmes bénéficient d'un "plancher de verre" qui les prémunit contre une misère totale, celle-ci touchant essentiellement les hommes, ou encore un questionnement sur la validité du critère salarial dans l'évaluation de la réussite des femmes, puisqu'elles ont d'autres priorités.

Tout cela est très intéressant, c'est d'ailleurs ce qui m'avait plu dans la critique de Mazaurette. Mais hélas, rien n'est développé dans la suite. Et c'est là le gros problème, qui relève quasiment de la publicité mensongère.

Le thème du livre n'est PAS la domination masculine. Non, c'est un long plaidoyer pour l’évolutionnisme social. Des chapitres entiers n'ont rien à voir avec la domination masculine, comme celui sur la religion. Il y a bien un paragraphe pour tenter de faire le lien, mais on sent bien que ce n'est pas le sujet qui intéresse l'auteur.

La conclusion est édifiante. Elle ne parle QUE d’évolutionnisme social. La domination masculine ? Oubliée.

Qu'on ne s'y trompe pas : je suis absolument convaincu de la pertinence de cette science. Pas au point d'effacer tous les autres processus bâtissant notre société (la sociologie, l'histoire, la tradition, etc...), contrairement à l'auteur. Ce n'est qu'un élément parmi d'autres, dans un tout complexe.

Mais il a sa place. Je n'ai pas besoin de lire un livre entier pour m'en convaincre. Et je n'apprécie pas qu'on déguise son propos pour me le vendre en douce. C'est malhonnête. A l'image de l'argument final : l'auteur nous affirme que soit on croit à l’évolutionnisme social, soit on est un créationniste (social). C'est un argument atrocement fallacieux, consistant à réduire la position de ses adversaires à un extrême caricatural.

Tiens, cette incapacité à percevoir les nuances me rappelle mon précédent billet ...

mercredi 13 janvier 2016

Cologne et les morts de faim

J'imagine que vous avez suivi ce qui s'est passé à Cologne lors de la soirée du nouvel an. Un large groupe d'hommes (qui se trouvent être musulmans) s'en est pris aux femmes présentes, en allant des insultes aux agressions sexuelles. La police a été rapidement débordée, n'étant pas assez nombreuse, ni assez préparée pour un phénomène de cette ampleur.

(Apparemment, dans les pays musulmans, des groupes de ce genre sont dispersés à coup de bâtons ...)

Mais là n'est pas mon propos. J'ai réfléchi à comment expliquer ce comportement, et j'en ai tiré une conclusion sur le milieu libertin.

Je résume ce que j'ai entendu de la bouche d'un spécialiste. Tous ses hommes, émigrés récents ou non, viennent d'une société où la sexualité est très réglementée et difficile d'accès. Pas de sexe hors mariage, pas de mariage sans revenus ... et pas de revenus, puisque chômage massif. Cela crée une génération d'hommes qui n'ont pas connu de femme à trente ans.

Le spécialiste s'est arrêté là, mais poursuivons : ces hommes sont en plein dans la dichotomie mère/putain. Il y a les femmes que l'on épouse (et qui sont vierges elles-aussi) et celles qui couchent hors mariage (et qui sont des salopes, c'est-à-dire des putes gratuites).

C'est précisément cette absence de gradation qui est à l'origine de leur comportement aberrant, à mon avis. On leur a présenté les Européennes comme des femmes libérées, qui acceptent de coucher avant le mariage. Donc, ce sont des salopes (absolues). Donc, elles acceptent n'importe quoi de n'importe qui.

L'idée qu'une femme libérée ne couche qu'avec qui elle en a envie leur échappe totalement.

Et ... eh bien, c'est pareil pour les morts de faim. Certes, ils viennent souvent d'une société moins chaste, mais pas tant que ça en fait. Ils ont déjà connu des femmes. Ils peuvent même être mariés. Mais ils s'emmerdent au lit, parce que leur épouse est coincée ou parce qu'ils n'osent pas exprimer leurs désirs.

Ils arrivent dans le milieu libertin en pensant y trouver des femmes libérées ... qu'ils envisagent comme des salopes (absolues) ... qui acceptent tout de tout le monde. Ils sont exactement dans le même schéma et ont les mêmes difficultés à accepter les refus et à se conduire de façon civilisée.

Un mort de faim frappe aux portes fermées, les force si elles ne sont pas fermées à clé, touche des gens sans demander la permission, se branle à trois centimètres de quelqu'une qui n'a rien demandé ... Et se demande sincèrement pourquoi il se fait rembarrer.

C'est un imbécile qui voit le monde en noir et blanc. D'un côté, les saintes, de l'autre, les femmes publiques. Et rien entre deux.


( On retrouve ce type d'erreur de raisonnement binaire chez certains opposants aux mariage pour tous. Vu par des gens civilisés, l'argument "tant qu'on y est, pourquoi ne pas autoriser les mariages avec des enfants, des animaux ou des pierres" parait complètement absurde. L'erreur est la même.

Pour ces puritains, le mariage est le seul cadre de la sexualité, et la procréation est le seul but de la sexualité. Donc, mariage = procréation. Ils ne comprennent pas l'intérêt d'un mariage dont ne peut pas être issu un enfant. Et toutes les personnes qui pratiquent une sexualité hédoniste sont des pervers, sans distinction.

Autrement dit, puisqu'ils ne peuvent pas enfanter, les homosexuels baisent pour le plaisir ce qui les met au même niveau que les pédophiles, les zoophiles ou les pétrophiles (?). )



AJOUT DU 14/02/2016 : Un mois après, il semble que les agresseurs n'étaient pas des réfugiés et que le majorités des crimes soient des vols.

dimanche 10 janvier 2016

La nuit du petit chaperon

Avant moi, petit chaperon, tu n'avais croisé que des hommes domestiqués, des chats, des chiens, des coqs, des chevaux. Tendres, doux, protecteurs, bravaches. Mais tu avais su éviter les loups sauvages, en restant loin des bois où ils rôdent, peut-être en leur assénant un coup de bâton sur le nez dès qu'ils montraient les crocs.

Jusqu'à moi.

Pourquoi moi et pas un autre ? Parce que j'ai su franchir tes barrières, rapidement, mais sans violence ? Parce que tu as été prise de frissons dès que mes dents se sont pressées contre ta peau ? Parce que la façon même dont je t'embrassais, dont je te serrais contre moi, dont je m'imposais en douceur était inédite et fascinante ?

Quoi qu'il en soit, je t'ai senti fébrile, partagée entre le plaisir et la peur de ces nouvelles sensations. J'ai très bien senti l'ambiguïté de tes réactions, entre ton esprit qui te disait "Mais c'est un loup, que'est-ce que tu fais avec un loup ? Cours !" et ton corps frémissant, qui, lui, comprenait très bien ce que tu faisais ici et voulait que tu restes.

Pour mieux t'apprivoiser, il m'a fallu retenir mes instincts animaux, mordiller plutôt que mordre, érafler plutôt que griffer, guider plutôt que soumettre... Être à ton écoute, peut-être plus encore que tu ne l'étais toi-même. Attiser ta curiosité et calmer tes angoisses, pour mieux te dévorer tout crue.

Savoir que je corrompais un innocent petit chaperon, que j'étais le premier, est un puissant aphrodisiaque. As-tu aimé cela autant que moi ? Tes gémissements me font penser que oui. Ton envie que cette nuit ne soit que la première d'une exploration plus approfondie me conforte dans cette idée.

À bientôt, petit chaperon...

jeudi 7 janvier 2016

"Sapiosexuel", mon cul !

La variété du vocabulaire destiné à singulariser et humilier les femmes sexuellement actives est confondante. Certains agissent ouvertement. "Salope". "Pute". "Traînée". D'autres, comme "cougar" sont plus subtils.

Qu'est-ce qu'une cougar ? Une femme baisant avec un ou des hommes (nettement) plus jeunes. (*) Pourquoi leur donner un nom particulier ? Et pourquoi le nom d'un prédateur ? Et surtout, pourquoi n'y a-t-il pas d'équivalent pour les hommes baisant avec des femmes plus jeunes ? (**) On parle parfois de vieux beau, mais ce n'est pas tout à fait le même registre. Et personne n'organise de soirée "vieux beaux" !

(*) Je pensais que c'était l'unique définition, mais dans une discussion avec des collègues, je me suis rendu compte qu'ils utilisaient "cougar" comme synonyme de "MILF", c'est-à-dire "femme ayant des enfants et sexuellement attirante"... L'âge des amants ne semblait pas entrer en ligne de compte. Bizarre.

(**) J'ai vu passer le terme "rhino" sur UrbanDictionary, mais personne ne l'utilise en France... ou sur PornHub.

Comme "salope", "Cougar" est un terme revendiqué par certaines, mais qui reste péjoratif pour la plupart des gens. On s'interdit de se taper son petit voisin ou de s'afficher avec un jeune amant pour ne pas passer pour une "cougar". Pour éviter d'être montrée du doigt... Pour ne pas faire "salope".

Donc, ce mot pue.

"Sapiosexuel" est plus insidieux. À première vue, il est paré d'atours positifs. Après tout, qu'y a-t-il de mal à déclarer préférer les partenaires intelligents ?

Sauf que... ce n'est pas vraiment ça. Personne ne préfère les idiots. Même les imbéciles s'apparient avec des crétins qui leur paraissent tout à fait normaux. Non, être sapiosexuel, c'est être excité par l'intelligence, mais pas par le physique.

Dire "je suis sapiosexuel" revient à dire "non, moi, la chair ne m'excite pas". En fait, j'ai beaucoup de mal à entendre autre chose que : "j'ai honte de ma sexualité, alors je mets en avant son côté intellectuel, plus présentable".

C'est un terme anti-sexe, dans le sens "contraire de pro-sexe", qui suinte la haine de la sensualité et de l'animalité humaine. Quand les journaux nous vendent ce nouveau concept, ils promeuvent un monde désexualisé.

Bref, encore une façon d'humilier les hommes et les femmes sexuellement actifs.

"Sapiosexuel", moi ? C'est mignon, mais non merci. Je suis juste sexuel.



dimanche 3 janvier 2016

2016, année de la braise !

L'année qui vient de se terminer n'aura pas été des plus joyeuses au niveau national. Sur le plan personnel, malgré un début difficile avec la rupture entre Mlle Gueule-de-loup et moi, elle aura été l'une des plus importantes de ma vie. Fin d'un marasme professionnel et financier qui me pesait affreusement depuis le divorce, déménagement dans un appartement qui sera cette fois vraiment le mien, rapprochement géographique d'avec mes enfants ...

L'occasion de faire un peu de ménage dans mes affaires, de réfléchir à ce que je veux pour la suite.

2016, année de la Braise ?


Parce que la simple baise, c'est trop peu. Je veux du sexe, je veux profiter de la vie, et j'ai de moins en moins envie de m'en cacher. Face à la double barbarie qui nous menace, religieuse et réactionnaire, n'est-il pas temps de revendiquer haut et fort le droit à la liberté sexuelle ?

Dans deux ans, nous fêterons les 50 ans de mai 68, de la révolution sexuelle et de l'interdiction d'interdire. Ces slogans doivent revenir d'actualité, pour mieux étouffer les discours puritains qui voudraient la sexualité de l'espace public et privé.

Les ennemis d'une sexualité libre et épanouie sont nombreux et multiples. Peut-on se permettre de ne pas réagir ?

Revendiquons. Agissons. 2018 doit être un baisodrome géant et joyeux, résonnant de musique et de gémissements.

Vous aimez le sexe ? Dites-le. La honte devrait être du côté des pudibonds, pas du nôtre.

Liberté (sexuelle), Egalité (sexuelle), Fraternité (sexuelle)


Chacun est libre de mener sa sexualité comme il l'entend, entre adultes consentants.

Nous sommes tous humains avant d'être des hommes, des femmes ou autres.

Chacun personne, chaque pratique est digne de respect. L'humain est un être sexué. La sexualité n'est pas sale.

2016, année de la Braise... 
Et si on arrêtait de s'indigner pour un rien et qu'on s'embrasait à nouveau ?