lundi 26 décembre 2016

Apéro libertin de M. Chapeau - Samedi 21 janvier 2017

Mes apéros sont l'occasion de se réunir et de discuter entre libertins, tout en buvant un verre et en mangeant un morceau dans une ambiance chaleureuse, bon enfant et légèrement délurée. Ils ne se déroulent pas dans un club échangiste, mais dans un bar «normal». On y vient pour parler, pas pour sexer.

La soirée est ouverte aux hommes et aux femmes, aux célibataires et aux couples, et aux libertins accomplis comme aux débutants. Voici le formulaire d'inscription.

Je reçois beaucoup de demandes, mais je n'accepte pas tout le monde. D'une part, pour garder un certain esprit, et d'autre part pour viser la parité. Si nous ne connaissons pas, je demande donc une (courte) présentation de votre personne et de votre parcours libertin.

L'entrée est gratuite. Bien sûr, chacun paye ses consommations.


Il y aura également un apéro à Rouen en janvier, mais je ne sais pas encore quand exactement. Si vous êtes intéressés, contactez-moi par courrier.

À bientôt !

jeudi 17 novembre 2016

Apéro libertin de M. Chapeau - Vendredi 16 décembre 2016

Mes apéros sont l'occasion de se réunir et de discuter entre libertins, tout en buvant un verre et en mangeant un morceau dans une ambiance chaleureuse, bon enfant et légèrement délurée. Ils ne se déroulent pas dans un club échangiste, mais dans un bar «normal». On y vient pour parler, pas pour sexer.

La soirée est ouverte aux hommes et aux femmes, aux célibataires et aux couples, et aux libertins accomplis comme aux débutants. Voici le formulaire d'inscription.

Je reçois beaucoup de demandes, mais je n'accepte pas tout le monde. D'une part, pour garder un certain esprit, et d'autre part pour viser la parité. Si nous ne connaissons pas, je demande donc une (courte) présentation de votre personne et de votre parcours libertin.

L'entrée est gratuite. Bien sûr, chacun paye ses consommations.


D'autre part, j'organise un autre apéro la semaine prochaine, le mercredi 23 novembre, cette fois en Normandie. Il fonctionne exactement sur le même principe. Nous sommes moins nombreux, mais tout aussi chaleureux et délurés !



Si vous êtes intéressés, contactez-moi par courrier.

À bientôt !

jeudi 20 octobre 2016

Apéro libertin de M. Chapeau - Jeudi 10 novembre 2016

Mes apéros sont l'occasion de se réunir et de discuter entre libertins, tout en buvant un verre et en mangeant un morceau dans une ambiance chaleureuse, bon enfant et légèrement délurée. Ils ne se déroulent pas dans un club échangiste, mais dans un bar «normal». On y vient pour parler, pas pour sexer.

La soirée est ouverte aux hommes et aux femmes, aux célibataires et aux couples, et aux libertins accomplis comme aux débutants. Voici le formulaire d'inscription.

Je reçois beaucoup de demandes, mais je n'accepte pas tout le monde. D'une part, pour garder un certain esprit, et d'autre part pour viser la parité. Si nous ne connaissons pas, je demande donc une (courte) présentation de votre personne et de votre parcours libertin.

L'entrée est gratuite. Bien sûr, chacun paye ses consommations.



À bientôt !

mercredi 21 septembre 2016

Apéro libertin de M. Chapeau - 15 octobre 2016

Mes apéros sont l'occasion de se réunir et de discuter entre libertins, tout en buvant un verre et en mangeant un morceau dans une ambiance chaleureuse, bon enfant et légèrement délurée. Ils ne se déroulent pas dans un club échangiste, mais dans un bar «normal». On y vient pour parler, pas pour sexer.

Attention, contrairement aux traditions, l'édition d'octobre a lieu un SAMEDI, et dans un lieu différent.

La soirée est ouverte aux hommes et aux femmes, aux célibataires et aux couples, et aux libertins accomplis comme aux débutants.

Je reçois beaucoup de demandes, mais je n'accepte pas tout le monde. D'une part, pour garder un certain esprit, et d'autre part pour viser la parité. Si nous ne connaissons pas, je demande donc une (courte) présentation de votre personne et de votre parcours libertin.

L'entrée est gratuite. Bien sûr, chacun paye ses consommations.



À bientôt !

samedi 27 août 2016

Apéro libertin de M. Chapeau - 16 septembre 2016

Bonjour, et bonne rentrée !

Il parait qu'on a parlé de mes apéros sur France Inter. Si vous savez dans quelle émission, et à quelle date, ça m'intéresse.

Mes apéros reprennent avec la rentrée. Ces soirées sont l'occasion de se réunir et de discuter entre libertins, tout en buvant un verre et en mangeant un morceau dans une ambiance chaleureuse, bon enfant et légèrement délurée. Ils ne se déroulent pas dans un club échangiste, mais dans un bar «normal». On y vient pour parler, pas pour sexer.

La soirée est ouverte aux hommes et aux femmes, aux célibataires et aux couples, et aux libertins accomplis comme aux débutants.

Je reçois beaucoup de demandes, mais je n'accepte pas tout le monde. D'une part, pour garder un certain esprit, et d'autre part pour viser la parité. Si nous ne connaissons pas, je demande donc une (courte) présentation de votre personne et de votre parcours libertin.

L'entrée est gratuite. Bien sûr, chacun paye ses consommations.



À bientôt !

samedi 4 juin 2016

Apéro libertin n°44 - Vendredi 10 Juin

Mes apéros sont l'occasion de se réunir et de discuter entre libertins, tout en buvant un verre et en mangeant un morceau dans une ambiance chaleureuse, bon enfant et légèrement délurée. Ils ne se déroulent pas dans un club échangiste, mais dans un bar «normal». On y vient pour parler, par pour sexer.

La soirée est ouverte aux hommes et aux femmes, aux célibataires et aux couples, et aux libertins accomplis comme aux débutants. Contactez-moi pour vous inscrire, avec une courte présentation si nous ne nous connaissons pas encore.

Je reçois beaucoup de demandes, mais je n'accepte pas tout le monde. D'une part, pour garder un certain esprit, et d'autre part pour viser la parité.

L'entrée est gratuite. Bien sûr, chacun paye ses consommations.



À bientôt !

lundi 2 mai 2016

Apéro libertin n°43 - Vendredi 13 Mai

Mes apéros sont l'occasion de se réunir et de discuter entre libertins, tout en buvant un verre et en mangeant un morceau dans une ambiance chaleureuse, bon enfant et légèrement délurée. Ils ne se déroulent pas dans un club échangiste, mais dans un bar «normal». On y vient pour parler, par pour sexer.

La soirée est ouverte aux hommes et aux femmes, aux célibataires et aux couples, et aux libertins accomplis comme aux débutants. Contactez-moi pour vous inscrire, avec une courte présentation si nous ne nous connaissons pas encore.

Je reçois beaucoup de demandes, mais je n'accepte pas tout le monde. D'une part, pour garder un certain esprit, et d'autre part pour viser la parité.

Nous célébrerons dignement le 4e anniversaire de mes apéros.

L'entrée est gratuite. Bien sûr, chacun paye ses consommations.



À bientôt !

samedi 19 mars 2016

Apéro libertin n°42 - Vendredi 15 Avril

Mes apéros sont l'occasion de se réunir et de discuter entre libertins, tout en buvant un verre et en mangeant un morceau dans une ambiance chaleureuse, bon enfant et légèrement délurée. Ils ne se déroulent pas dans un club échangiste, mais dans un bar «normal». On y vient pour parler, par pour sexer.

La soirée est ouverte aux hommes et aux femmes, aux célibataires et aux couples, et aux libertins accomplis comme aux débutants. Contactez-moi pour vous inscrire, avec une courte présentation si nous ne nous connaissons pas encore.

Je reçois beaucoup de demandes, mais je n'accepte pas tout le monde. D'une part, pour garder un certain esprit, et d'autre part pour viser la parité.

Pour cette édition très particulière, n'oubliez pas d'amener une serviette.

L'entrée est gratuite. Bien sûr, chacun paye ses consommations.



À bientôt !

jeudi 10 mars 2016

Libertinophobie externalisée

Suite du billet d'hier. Une autre femme sur le même site, à qui je dis que je suis libertin et dominant.

ELLE: ton photo est originale, mais le libertinage et le SM, c'est tout ce que je déteste.

La conversation s'est arrêtée là. Comme quasiment à chaque fois que je parle de libertinage sur un site non-dédié à cet univers. Mes amis libertins vivent la même chose.

Et là, je repense à la réaction d'hier : "quand une femme se comporte comme un homme, on la traite de salope". Eh bien, quand un homme se "conduit comme un homme", on le traite de libertin et on lui claque la porte au nez.

Est-ce vraiment mieux ?

Comment peut-on prétendre que les hommes bénéficient d'un traitement de faveur et d'une liberté sexuelle plus grande que les femmes, quand ils sont stigmatisés et ostracisés à ce point ?

mercredi 9 mars 2016

Salopophobie internalisée

Je parlais récemment de la sexualité des femmes avec une amie, qui s'est étonnée quand j'ai évoqué la crainte des femmes d'être considérées comme des salopes. D'après elle, cette crainte est totalement absente chez les étudiantes qu'elle fréquente, qui pratiquent les plans Q et la sodomie sans se poser de questions.

Je ne sais pas si c'est une question de génération, de géographie ou autre, mais j'ai eu une réaction très différente cet après-midi sur un site de rencontre. Je demande à une femme de 45 ans si elle a des amants. Voilà sa réponse.

ELLE: pourquoi faire je ne cherche pas d amant je ne suis pas un homme et au cas ou .......! il y à un temps pour tout c la difference entre un homme et une femme lol
MOI: Si tu le dis. Je trouve ça triste comme vision de la sexualité.
ELLE: ah bon ........tu crois ?si je fait ce que tu dit je suis considerer comme une salope car si aujourd hui on dit la journée de la femme et tout le tra lala des qu une femme ce comporte comme un homme nous sommes insulter de mots d oiseau ce n est pas moi c la réalité elle la c ce que je subit tout les jour on te voit un verre à la main tu es alcolique tu parle à un homme tu couche vec tu va danser en discothaque tu es une salope alors je ne sors plus elle la ma rélati qua tu as repondre à cela


J'ai tenté de lui expliquer mon point de vue libertin sur la sexualité, mais elle s'est déconnectée avant.

samedi 5 mars 2016

Comment organiser une orgie chez soi

Après Comment organiser un apéro libertin, ce nouveau tutoriel présente ma vision de ce que peut être, de ce que devrait être une orgie moderne. C'est une vision très orientée, portée par mes réflexions sur la liberté sexuelle et l'épanouissement qu'elle peut apporter. D'une certaine façon, je décris dans ces orgies une utopie, un modèle de société apaisée sur ces questions.

Une orgie est une fête où l'on s'enivre de tous les plaisirs, qu'ils soient amicaux, gustatifs ou charnels, une soirée qui peut glisser doucement vers des délices sensuelles. (Oui, délices est féminin au pluriel. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien. C'est une jolie coquetterie de notre langue.)

Qu'est-ce qu'une orgie ?


La question est en fait : en quoi une orgie est différente d'une partouze ? (J'aime le mot partouze, même s'il est souvent considéré comme ringard. Vous pouvez le remplacer mentalement par soirée libertine si vous le souhaitez.)  À mon sens, on vient dans une partouze pour baiser, si possible avec d'autres personnes que son partenaire habituel, bref pour « faire l'amour avec un grand tas » comme dit la blague. Au contraire, dans une orgie, le sexe n'est qu'une composante parmi d'autres, nullement obligatoire, et les ébats ne concernent souvent que des couples déjà formés.

Les attentes des invités sont donc différentes. Si le sexe est possible, il n'est pas le principal intérêt contrairement à la liberté d'être soi-même, et de faire des rencontres intéressantes.

Les principes


Aucun contact, aucun acte sexuel n'est autorisé sans le consentement enthousiaste de toutes les personnes concernées.

C'est la règle d'or sur laquelle repose tout le reste. Une orgie accueille des personnes libérées sexuellement sans être nécessairement libertines, qui n'ont pas nécessairement envie de former des trios ou des groupes. Dans une partouze ou un club libertin, il n'est pas déplacé de toucher une épaule ou une jambe pour signaler son intérêt. Dans une orgie, ce serait incorrect, un manque de respect envers les limites des autres. Et quel est l'intérêt de toucher quelqu'un qui n'a pas envie de vous ?

On note que les autres invités présents dans la salle sont aussi concernés, dans une moindre mesure. C'est pour cette raison que l'organisateur fixe l'étendu des actes possibles (cf. les codes ci-dessous).

Toutes les sexualités sont les bienvenues.

La bienveillance est de mise envers tous ce que l'on peut voir, tout ce que l'on peut vous proposer. Un climat de confiance est nécessaire pour s'exprimer librement. 

La liberté sexuelle, c'est aussi la liberté de ne pas sexuer.

On n'est jamais obligé à rien. Inversement, on ne s'offusque pas d'un refus, on n'insiste jamais face à un non. L'insistance est une agression, qui nie à l'autre son droit de refuser ses avances. Et encore une fois, si vous devez convaincre quelqu'un d'avoir un rapport avec vous, comment peut-on imaginer qu'il sera agréable pour vous ou pour lui ? Ni les morts de faims, ni les étoiles de mer ne sont des partenaires très intéressants.

Les codes


Voici donc une série de codes que j'ai inventée pour savoir ce qu'on peut faire ou pas, et sur la procédure à suivre avant de toucher quelqu'un.

Actes autorisés et interdits


Le sexe est une composante universelle des orgies, mais jusqu'à quel point ? Outre un texte explicite dans son invitation, je propose que l'hôte rappelle les limites souhaitées par des objets laissés en évidence sur une table basse :

  • Des préservatifs : le coït est autorisé.
  • Du gel : la sodomie est autorisée.
  • Des cordes : le ligotage (alias bondage ou shibari/kinbaku) est autorisé.
  • Un martinet : le sadomasochiste est autorisé.
  • Vous pouvez facilement inventer d'autres codes, comme des gants en latex pour l'empoignage (ou fisting).

S'il n'y a rien sur la table, ne sont autorisées que les caresses (y compris orales). En poussant le concept un peu plus loin, j'ai déjà organisé des orgies "textiles", où les caresses étaient autorisées, mais sans retirer ses vêtements.

Codes du consentement


Une orgie moderne met l'accent sur le consentement. Le plus simple est de poser la question explicitement, mais on peut aussi passer par d'autres moyens. On évitera toutefois les sous-entendus, puisqu'ils peuvent être mal interprétés et mener à des actes non-souhaités. Parler à quelqu'un, lui sourire et le regarder dans les yeux n'implique pas qu'on accepte des contacts sexuels de sa part. Juste qu'on le trouve sympathique.

La question des codes revient souvent chez les débutants. Hélas, elle n'avait pas de réponse jusqu'ici. Alors, inventons-la. Je compte sur mes lecteurs pour en répandre l'usage, y compris en dehors des orgies.

  • Un clin d'œil signifie : tu me plais, viens me voir qu'on fasse connaissance.
  • Tirer la langue signifie : tu peux m'embrasser si tu veux.
  • Toucher son oreille en regardant quelqu'un signifie : j'ai envie de toi, tu peux me toucher. (Autrement dit : j'ai la puce à l'oreille dans son sens ancien.)
Ces gestes permettent d'exprimer explicitement ce qui n'est qu'implicite habituellement. Mais l'intention passe aussi par le regard et le langage corporel qui les accompagnent. Inversement, un geste fait sans intention, sans enthousiasme, perd sa valeur. (Toutefois, ii vous avez envie de vous gratter l'oreille pendant une orgie, mieux vaut regarder par terre ou fermer les yeux !)


Tout cela concerne des personnes encore habillées. Comment rejoindre un couple ou un groupe en plein ébat ?

Il vous faut vous assurer que vous avez l'accord des deux. Cherchez le regard de l'un d'eux. S'il croise votre regard et le soutien plus de cinq secondes, il a compris votre demande. Laissez-le interroger son partenaire (ou ses partenaires). S'ils sont tous d'accord, ils vous feront signe de les rejoindre.

Sans accord de la part d'un couple ou d'un groupe en train de sexer, non seulement on ne les rejoint pas, mais on évitera également de les approcher pour ne pas les gêner. En règle générale, si vous êtes assez près pour les toucher en tendant le bras, vous êtes trop près. Évidemment, s'ils commencent leurs galipettes à côté de vous, vous n'avez pas à vous déplacer (à moins que vous ne soyez gêné). Mais ce n'est pas non plus un signe implicite que vous avez le droit de les toucher.

Et du point de vue pratique ?


Annoncer la soirée. Les mêmes conseils que ceux déjà donnés pour les apéros libertins s'appliquent. Vous pouvez me contacter pour annoncer vos soirées sur mon blog. Les sites libertins sont aussi un moyen particulièrement adapté de communiquer sur vos soirées privées.

Filtrer les invités. La question de la parité se pose encore plus que pour un apéro.

Prévoir un buffet. S'asseoir à table rend les discussions moins fluides et gène les prises de contacts. On préférera donc rester debout, ou  manger assis sur un divan ou un fauteuil.

Prévoir le matériel. Si vous ouvrez la possibilité de sexer dans votre soirée, pensez que certains invités souhaiteront se doucher avant ou après leurs ébats. De même, il faut une corbeille, une poubelle et des mouchoirs à côté des lits.

Participation aux frais : oui, bénéfices : non. Vous invitez des amis, pas des clients. Même si vous ne les connaissez pas encore !

Une invitation


J'organise une soirée privée le jeudi 17 mars,dans l'esprit décrit au long de ce billet. J'ai choisi cette date en hommage aux antiques bacchanales, pendant lesquelles on fêtait Liber, dieu de la liberté et des excès.

Elle a lieu chez moi, en Normandie, au sud de Rouen. Sexe,sensualité et SM seront autorisés. Hommes, femmes et couples sont acceptés.

Vous êtes les bienvenus !



lundi 29 février 2016

La revue de presse de l'apéro-lib

D'abord, une piqûre de rappel pour les petits nouveaux :
J'organise chaque mois une rencontre entre libertins parisiens dans un bar du neuvième arrondissement. Cet apéro n'est pas une soirée libertine classique, mais un moment de détente, de rencontre et de discussion, sans sexe. On reste sages et habillés, ou presque puisqu'il arrive d'apercevoir une jarretelle de temps à autre. C'est l'occasion parfaite pour que des débutants découvrent le milieu libertin tout en douceur et reçoivent des réponses à leurs questions.

Parmi les quelques centaines de personnes qui sont passés à mon apéro au cours de ces quatre années, certains sont blogueurs et ont ont décrit leur soirée dans un billet. Voici ceux dont je suis j'ai connaissance. Si j'en ai raté, signalez-moi dans les commentaires !

Le forum doctissimo (10 décembre 2012) - Si vous avez le courage de fouiller dans ce sujet, vous trouvez des avis sur les tout premiers apéros de 2012, jusqu'à début 2015 environ, quand j'ai arrêté de communiquer sur ce forum.

Nouveaux Plaisirs (17 juin 2013)

Palaume (26 mars 2015)

Libertinement Flo (23 décembre 2015)

Paris Derrière (28 janvier 2016)

Sandra, l'autre femme (25 février 2016)

Ève de Candaulie (10 avril 2016)

Hana having fun (17 avril 2016)

Goormand (23 avril 2016), deuxième partie (28 juin 2016)

Comme une image (21 juin 2016)


Vous pouvez aussi consulter mes propres billets sur le sujet :

Apéro libertin n°6 - Cravates et porte-jarretelles (29 octobre 2012) - L'un des rares apéros-lib à dress code.

Apéro entre libertins parisiens (8 juin 2013) - L'époque "en club" ... qui n'a pas duré !

Apéro Libertin - Livre d'or (22 septembre 2013) - Quelques commentaires à propos d'un apéro.

Comment organiser des apéros libertins (14 février 2016) - Pour faire les vôtres, et comprendre les principes de l'apéro-lib !

mardi 16 février 2016

Apéro libertin n°41 - Vendredi 11 Mars

Mes apéros sont l'occasion de se réunir et de discuter entre libertins, tout en buvant un verre et en mangeant un morceau dans une ambiance chaleureuse, bon enfant et légèrement délurée. Ils ne se déroulent pas dans un club échangiste, mais dans un bar «normal». On y vient pour parler, par pour sexer.

La soirée est ouverte aux hommes et aux femmes, aux célibataires et aux couples, et aux libertins accomplis comme aux débutants. Contactez-moi pour vous inscrire, avec une courte présentation si nous ne nous connaissons pas encore.

Je reçois beaucoup de demandes, mais l'espace disponible est limité. Je ne peux donc pas accepter tout le monde. Croyez bien que j'en suis le premier désolé.

L'entrée est gratuite. Bien sûr, chacun paye ses consommations.



À bientôt !

dimanche 14 février 2016

Comment organiser des apéros libertins

On me demande fréquemment s'il existe des apéros libertins dans d'autres villes que Paris. Après de longues hésitations, j'en ai fait un à Rouen, ville où j'habite désormais.


Vu son succès, par la qualité des discussions à défaut du nombre des participants, il y en aura sans doute d'autres.

Cependant, je ne peux pas faire le tour de toutes les grandes villes de France. J'ai un métier et des enfants... Heureusement, organiser un apéro libertin n'est pas compliqué. Il suffit d'un peu de temps pour en monter un dans votre région.

Tout d'abord, rappelons les grands principes de l'apéro-lib :
  • Un apéro-lib est un moment de discussion autour du libertinage. On y vient pour faire connaissance, chercher des conseils, échanger des avis et parler de tout et de rien.
  • Il n'y a aucune pratique sur place. Pas de sexe, pas de branlette dans un coin, rien de rien. Du coup, pas besoin de dress code. On peut venir en sortant du bureau. On peut s'habiller sexy si on le souhaite, mais il faut rester décent. Un enfant (ou un inspecteur de la brigade des mœurs) doit pouvoir passer à côté du groupe sans être choqué.
  • Il se déroule dans un endroit neutre, jamais dans un club libertin. On s'assure ainsi du respect du principe précédent. C'est important pour libérer la parole des libertins, notamment débutants, qui sont souvent timides. Ainsi, ils peuvent engager une conversation sans craindre de « passer à la casserole ».
  • Il est ouvert à tous, quel que soit son statut marital. L'un de ses objectifs premier est d'être un lieu d'accueil pour les personnes qui ne peuvent facilement fréquenter les clubs libertins, dont les hommes seuls. (Cela n'empêche pas de filtrer les candidats pour éviter les lourds et viser la parité.)
  • Il est ouvert à toutes les sexualités. Rien n'est obligatoire, si ce n'est l'ouverture d'esprit et la bienveillance envers des pratiques différentes des siennes.
  • Ce n'est pas une soirée de speed-dating. On n'y vient pas uniquement pour draguer et trouver des partenaires. Les comportements de séduction lourdingues d'un autre âge sont déplacés.
  • Il est gratuit. L'apéro n'a pas de vocation commerciale. Chacun paye ses consommations, mais l'entrée est libre. (Raison de plus pour ne pas le faire dans un club libertin.)
Ceci étant posé, voyant comment mettre en place un apéro-lib.

Trouvez un lieu

Choisissez un bar qui vous plait, pas trop bruyant et où l'on peut manger, puisque l'apéro va probablement se prolonger dans la soirée.

Idéalement, si vous avez assez d'invités, demandez à ce que l'on vous réserve une partie de l'établissement.

Évitez les restaurants, à moins que vous ne soyez qu'une poignée. À partir d'une dizaine de personnes, les conversations seront plus fluides et naturelles si vous êtes debout. Il est par contre possible de s'asseoir plus tard, une fois les affinités décelées.

Choisir une date

Je fais sciemment mes apéros le vendredi. La semaine, beaucoup de gens ne sont pas disponibles, et le samedi, les libertins préfèrent une « vraie » sortie. À vous de voir pour les vôtres...

(Optionnel) Créez un prospectus.

J'utilise Paint Shop Pro ; vous pouvez prendre n'importe quel logiciel tant que vous le maîtrisez. N'hésitez pas à vous faire aidez si vous n'y connaissez rien.

Pensez à indiquer la date de l'apéro, la ville où il a lieu, et le moyen de vous joindre. Mais ne donnez pas l'établissement exact, ce qui vous permettra de filtrer les candidats par la suite.

Attention, l'image doit être neutre. Vous invitez à un apéro-lib, pas à une soirée échangiste. Soyez suggestifs plutôt que sexy ou vulgaire. Pensez aussi que vous visez un public des deux sexes. Si vous illustrer votre prospectus d'une jolie fille lascive, ne vous étonnez pas de n'avoir que des hommes et pas de femmes parmi les demandes d'inscription !

Annoncez l'apéro.

Si vous avez un blog, publiez-y votre annonce. Je peux aussi le faire sur le mien, bien sûr.

Ensuite, les principaux vecteurs sont les réseaux sociaux, comme FaceBook et Tweeter, à condition d'y avoir un compte alternatif et des contacts de votre région. Cherchez des groupes locaux pour toucher plus de monde.

Vous pouvez aussi annoncer votre soirée sur certains sites de rencontres libertines. Je l'ai fait sur NousLibertins, avec des résultats peu concluants.

Actuellement, c'est le blog ParisDerrière qui m'amène le plus de nouveaux inscrits. Il existe peut-être des sites ou des blogs populaires dans votre région ? Ne vous limitez pas aux sites libertins, tous ceux parlant de sexualité en général peuvent être intéressés.

J'ai longtemps annoncé sur le forum «Libertinage» de doctissimo. Je ne le fais plus, mais pour un premier apéro, cela peut-être une bonne idée.

N'allez surtout pas sur OVS. :)

Filtrez les candidatures

Vous allez recevoir des messages de la part des personnes intéressées. C'est là que commence votre travail d'animateur. Vous allez devoir choisir qui accepter et qui refuser.

Je demande une brève présentation du parcours libertin, ce qui suffit à décourager la plupart des morts de faim. Ils se rendent compte que la soirée n'est pas open bar et ne répondent même pas. Les plus tenaces sont faciles à identifier. Cela faut aussi bien pour les hommes que pour les couples, ou les faux profils de femmes.

Ensuite, vous devrez jongler avec le nombre de couples, de femmes et d'hommes. Pendant longtemps, je visais un maximum de 60% d'hommes pour 40% de femmes, soit trois hommes pour deux femmes. Depuis quelques temps, j'ai suffisamment de demandes de femmes pour arriver à un pourcentage nettement plus proche de la parité.

Accueillir les invités

Prévoyez un signe de ralliement pour vous retrouver. C'est vital si vous n'occuper qu'une partie du lieu de rendez-vous, mais aussi si vous êtes très nombreux et qu'il faut vous identifier comme organisateur pour montrer patte blanche. En guise de panache, j'ai mon célèbre chapeau. Pour vous, cela peut-être n'importe quoi.

Vous pouvez aussi donner votre numéro de téléphone pour gérer les anxieux du dernier moment et recevoir les annulations.

Outre un simple bonsoir, votre rôle consiste également à mettre les nouveaux arrivant à l'aise, à leur expliquer les principes de l'apéro et à s'assurer que les timides ne restent pas dans leur coin. Si vous avez le temps, parlez-leur (de leurs expériences, de leurs projets) et sinon, introduisez-les dans un groupe de gens sympathiques.

Assurer la fermeture

En fait, il n'y a qu'une chose à faire : lorsque vous dites au revoir à chacun, rappelez-leur de payer leurs verres ou leurs plats, afin que le patron ne vous demande pas de les régler à votre place !

Si vous connaissez déjà la date du prochain apéro-lib, annoncez-la.

Voilà. À vous de jouer !

Plaidoyer pour l'altersexualité

Les mots véhiculent des idées. Le vocabulaire est un champ de bataille. Il faut parfois le créer soi-même pour ne pas laisser ses adversaires imposer leurs vues.

Dans ma recherche d'un mot neutre pour désigner les personnes à la sexualité libérée, je suis tombé sur l'orthosexualité, qui désigne le contraire, et son opposé, l'altersexualité.

Voici une belle citation du site altersexualité.com :
Est altersexuelle toute personne considérant que la monogamie à finalité reproductrice n’est pas la seule possibilité d’épanouissement de l’individu. (Ce qui ne veut pas dire que tel ne soit jamais le cas !) L’altersexualité, c’est la sexualité sans mariage, la pluralité de partenaires (polyamour, ménage à trois, échangisme et tout ce que vous voulez), la sexualité entre personnes de tous sexes, la transgression ou mieux, le brouillage des genres, la sexualité au troisième âge, la sexualité des personnes handicapées, le droit des détenus à la sexualité, la réhabilitation de la prostitution comme le plus vénérable métier du monde, le mouvement des non-parents ou « Childfree », etc. C’est aussi le droit pour les adolescents à une éducation laïque en matière de sexualité, et à une vie intime sans contrôle social. L’altersexualité, cela peut être aussi le renoncement à la sexualité, du moment qu’il est librement consenti. L’altersexualité, c’est le droit, pas le devoir !

mercredi 20 janvier 2016

Apéro libertin n°40 - Vendredi 5 Février

Mes apéros sont l'occasion de se réunir et de discuter entre libertins, tout en buvant un verre et en mangeant un morceau dans une ambiance chaleureuse, bon enfant et légèrement délurée. Ils ne se déroulent pas dans un club échangiste, mais dans un bar "normal". On y est donc libertin en paroles, plutôt qu'en actes.

La soirée est ouverte aux hommes et aux femmes, aux célibataires et aux couples, et aux libertins accomplis comme aux débutants. Contactez-moi pour vous inscrire, avec une courte présentation si nous ne nous connaissons pas encore.

Je reçois beaucoup de demandes, mais l'espace disponible est limité. Je ne peux donc pas accepter tout le monde. Croyez bien que j'en suis le premier désolé.

L'entrée est gratuite. Bien sûr, chacun paye ses consommations.



Quelques réponses aux questions que l'on me pose fréquemment :

  • Il y a entre 50 et 70 personnes à chaque apéro. Surtout des trentenaires et des quarantenaires, mais aussi des gens plus jeunes ou plus âgés.
  • Le lieu est privatisé à notre intention,  nous sommes donc uniquement entre libertins.
  • Ce n'est pas une soirée libertine. Il ne se passe rien sur place, en dehors de discussions. Ce n'est pas non plus un espace de drague ou de rencontre. Si vous venez pour cela, vous serez déçus.
  • Comment se passe la soirée ? Elle commence par l'apéro proprement-dit. C'est le moment idéal pour faire connaissance avec les habitués ou d'autres nouveaux, puisqu'il est facile de circuler. Plus tard, nous passons à table. (Le bar fait également restaurant.) On se disperse vers minuit, parfois plus tard. Certains poursuivent la nuit en club, mais il n'y a pas de sortie officielle.
Pour rappel, voici les prochaines dates :
- 11 mars
- 15 avril
- 13 mai
- 10 juin

À bientôt !

dimanche 17 janvier 2016

La Domination masculine n'existe pas ... mais en fait si ?

Alléché par la critique de ce livre sur Sexactu, le blog de Maïa Mazaurette, je me le suis fait offrir pour Noel. Oui, j'ai des cadeaux sérieux...

Le sujet m'intéresse, ce qui n'étonnera pas mes lecteurs de longue date. Le mot "patriarcat" est mon point Godwin personnel, un indicateur que mon interlocuteur et moi vivons dans des mondes différents. Ou du moins que nous le regardons d'une façon complètement différente.

( Je rappelle que "patriarcat" n'est pas un synonyme de "domination masculine". Il désigne spécifiquement le fait que l'homme a l'autorité dans sa famille, ce qui n'est plus le cas en France depuis une poignée de décennies. )

Ma lecture, d'autant plus rapide qu'elle est rapidement devenue parcellaire, a été une grosse déception. Malgré son titre, l'ouvrage n'explore pas la réalité d'une domination masculine supposée ou perçue. Au contraire, la réalité de cette domination est posée dès le départ. (Dès le quatrième de couverture, en fait, que j'aurais dû lire plus attentivement !)

Ceci n'est pas un livre sur la domination masculine

Le sujet des premiers chapitres n'est donc pas tant un examen objectif de notre société pour savoir si cette domination existe ou non, mais une thèse sur l'origine de cette domination, qui serait le résultat d'un processus évolutionnaire plutôt que sociétal.

L'introduction comporte bien quelques idées intéressantes, comme le fait que les femmes bénéficient d'un "plancher de verre" qui les prémunit contre une misère totale, celle-ci touchant essentiellement les hommes, ou encore un questionnement sur la validité du critère salarial dans l'évaluation de la réussite des femmes, puisqu'elles ont d'autres priorités.

Tout cela est très intéressant, c'est d'ailleurs ce qui m'avait plu dans la critique de Mazaurette. Mais hélas, rien n'est développé dans la suite. Et c'est là le gros problème, qui relève quasiment de la publicité mensongère.

Le thème du livre n'est PAS la domination masculine. Non, c'est un long plaidoyer pour l’évolutionnisme social. Des chapitres entiers n'ont rien à voir avec la domination masculine, comme celui sur la religion. Il y a bien un paragraphe pour tenter de faire le lien, mais on sent bien que ce n'est pas le sujet qui intéresse l'auteur.

La conclusion est édifiante. Elle ne parle QUE d’évolutionnisme social. La domination masculine ? Oubliée.

Qu'on ne s'y trompe pas : je suis absolument convaincu de la pertinence de cette science. Pas au point d'effacer tous les autres processus bâtissant notre société (la sociologie, l'histoire, la tradition, etc...), contrairement à l'auteur. Ce n'est qu'un élément parmi d'autres, dans un tout complexe.

Mais il a sa place. Je n'ai pas besoin de lire un livre entier pour m'en convaincre. Et je n'apprécie pas qu'on déguise son propos pour me le vendre en douce. C'est malhonnête. A l'image de l'argument final : l'auteur nous affirme que soit on croit à l’évolutionnisme social, soit on est un créationniste (social). C'est un argument atrocement fallacieux, consistant à réduire la position de ses adversaires à un extrême caricatural.

Tiens, cette incapacité à percevoir les nuances me rappelle mon précédent billet ...

mercredi 13 janvier 2016

Cologne et les morts de faim

J'imagine que vous avez suivi ce qui s'est passé à Cologne lors de la soirée du nouvel an. Un large groupe d'hommes (qui se trouvent être musulmans) s'en est pris aux femmes présentes, en allant des insultes aux agressions sexuelles. La police a été rapidement débordée, n'étant pas assez nombreuse, ni assez préparée pour un phénomène de cette ampleur.

(Apparemment, dans les pays musulmans, des groupes de ce genre sont dispersés à coup de bâtons ...)

Mais là n'est pas mon propos. J'ai réfléchi à comment expliquer ce comportement, et j'en ai tiré une conclusion sur le milieu libertin.

Je résume ce que j'ai entendu de la bouche d'un spécialiste. Tous ses hommes, émigrés récents ou non, viennent d'une société où la sexualité est très réglementée et difficile d'accès. Pas de sexe hors mariage, pas de mariage sans revenus ... et pas de revenus, puisque chômage massif. Cela crée une génération d'hommes qui n'ont pas connu de femme à trente ans.

Le spécialiste s'est arrêté là, mais poursuivons : ces hommes sont en plein dans la dichotomie mère/putain. Il y a les femmes que l'on épouse (et qui sont vierges elles-aussi) et celles qui couchent hors mariage (et qui sont des salopes, c'est-à-dire des putes gratuites).

C'est précisément cette absence de gradation qui est à l'origine de leur comportement aberrant, à mon avis. On leur a présenté les Européennes comme des femmes libérées, qui acceptent de coucher avant le mariage. Donc, ce sont des salopes (absolues). Donc, elles acceptent n'importe quoi de n'importe qui.

L'idée qu'une femme libérée ne couche qu'avec qui elle en a envie leur échappe totalement.

Et ... eh bien, c'est pareil pour les morts de faim. Certes, ils viennent souvent d'une société moins chaste, mais pas tant que ça en fait. Ils ont déjà connu des femmes. Ils peuvent même être mariés. Mais ils s'emmerdent au lit, parce que leur épouse est coincée ou parce qu'ils n'osent pas exprimer leurs désirs.

Ils arrivent dans le milieu libertin en pensant y trouver des femmes libérées ... qu'ils envisagent comme des salopes (absolues) ... qui acceptent tout de tout le monde. Ils sont exactement dans le même schéma et ont les mêmes difficultés à accepter les refus et à se conduire de façon civilisée.

Un mort de faim frappe aux portes fermées, les force si elles ne sont pas fermées à clé, touche des gens sans demander la permission, se branle à trois centimètres de quelqu'une qui n'a rien demandé ... Et se demande sincèrement pourquoi il se fait rembarrer.

C'est un imbécile qui voit le monde en noir et blanc. D'un côté, les saintes, de l'autre, les femmes publiques. Et rien entre deux.


( On retrouve ce type d'erreur de raisonnement binaire chez certains opposants aux mariage pour tous. Vu par des gens civilisés, l'argument "tant qu'on y est, pourquoi ne pas autoriser les mariages avec des enfants, des animaux ou des pierres" parait complètement absurde. L'erreur est la même.

Pour ces puritains, le mariage est le seul cadre de la sexualité, et la procréation est le seul but de la sexualité. Donc, mariage = procréation. Ils ne comprennent pas l'intérêt d'un mariage dont ne peut pas être issu un enfant. Et toutes les personnes qui pratiquent une sexualité hédoniste sont des pervers, sans distinction.

Autrement dit, puisqu'ils ne peuvent pas enfanter, les homosexuels baisent pour le plaisir ce qui les met au même niveau que les pédophiles, les zoophiles ou les pétrophiles (?). )



AJOUT DU 14/02/2016 : Un mois après, il semble que les agresseurs n'étaient pas des réfugiés et que le majorités des crimes soient des vols.

dimanche 10 janvier 2016

La nuit du petit chaperon

Avant moi, petit chaperon, tu n'avais croisé que des hommes domestiqués, des chats, des chiens, des coqs, des chevaux. Tendres, doux, protecteurs, bravaches. Mais tu avais su éviter les loups sauvages, en restant loin des bois où ils rôdent, peut-être en leur assénant un coup de bâton sur le nez dès qu'ils montraient les crocs.

Jusqu'à moi.

Pourquoi moi et pas un autre ? Parce que j'ai su franchir tes barrières, rapidement, mais sans violence ? Parce que tu as été prise de frissons dès que mes dents se sont pressées contre ta peau ? Parce que la façon même dont je t'embrassais, dont je te serrais contre moi, dont je m'imposais en douceur était inédite et fascinante ?

Quoi qu'il en soit, je t'ai senti fébrile, partagée entre le plaisir et la peur de ces nouvelles sensations. J'ai très bien senti l'ambiguïté de tes réactions, entre ton esprit qui te disait "Mais c'est un loup, que'est-ce que tu fais avec un loup ? Cours !" et ton corps frémissant, qui, lui, comprenait très bien ce que tu faisais ici et voulait que tu restes.

Pour mieux t'apprivoiser, il m'a fallu retenir mes instincts animaux, mordiller plutôt que mordre, érafler plutôt que griffer, guider plutôt que soumettre... Être à ton écoute, peut-être plus encore que tu ne l'étais toi-même. Attiser ta curiosité et calmer tes angoisses, pour mieux te dévorer tout crue.

Savoir que je corrompais un innocent petit chaperon, que j'étais le premier, est un puissant aphrodisiaque. As-tu aimé cela autant que moi ? Tes gémissements me font penser que oui. Ton envie que cette nuit ne soit que la première d'une exploration plus approfondie me conforte dans cette idée.

À bientôt, petit chaperon...

jeudi 7 janvier 2016

"Sapiosexuel", mon cul !

La variété du vocabulaire destiné à singulariser et humilier les femmes sexuellement actives est confondante. Certains agissent ouvertement. "Salope". "Pute". "Traînée". D'autres, comme "cougar" sont plus subtils.

Qu'est-ce qu'une cougar ? Une femme baisant avec un ou des hommes (nettement) plus jeunes. (*) Pourquoi leur donner un nom particulier ? Et pourquoi le nom d'un prédateur ? Et surtout, pourquoi n'y a-t-il pas d'équivalent pour les hommes baisant avec des femmes plus jeunes ? (**) On parle parfois de vieux beau, mais ce n'est pas tout à fait le même registre. Et personne n'organise de soirée "vieux beaux" !

(*) Je pensais que c'était l'unique définition, mais dans une discussion avec des collègues, je me suis rendu compte qu'ils utilisaient "cougar" comme synonyme de "MILF", c'est-à-dire "femme ayant des enfants et sexuellement attirante"... L'âge des amants ne semblait pas entrer en ligne de compte. Bizarre.

(**) J'ai vu passer le terme "rhino" sur UrbanDictionary, mais personne ne l'utilise en France... ou sur PornHub.

Comme "salope", "Cougar" est un terme revendiqué par certaines, mais qui reste péjoratif pour la plupart des gens. On s'interdit de se taper son petit voisin ou de s'afficher avec un jeune amant pour ne pas passer pour une "cougar". Pour éviter d'être montrée du doigt... Pour ne pas faire "salope".

Donc, ce mot pue.

"Sapiosexuel" est plus insidieux. À première vue, il est paré d'atours positifs. Après tout, qu'y a-t-il de mal à déclarer préférer les partenaires intelligents ?

Sauf que... ce n'est pas vraiment ça. Personne ne préfère les idiots. Même les imbéciles s'apparient avec des crétins qui leur paraissent tout à fait normaux. Non, être sapiosexuel, c'est être excité par l'intelligence, mais pas par le physique.

Dire "je suis sapiosexuel" revient à dire "non, moi, la chair ne m'excite pas". En fait, j'ai beaucoup de mal à entendre autre chose que : "j'ai honte de ma sexualité, alors je mets en avant son côté intellectuel, plus présentable".

C'est un terme anti-sexe, dans le sens "contraire de pro-sexe", qui suinte la haine de la sensualité et de l'animalité humaine. Quand les journaux nous vendent ce nouveau concept, ils promeuvent un monde désexualisé.

Bref, encore une façon d'humilier les hommes et les femmes sexuellement actifs.

"Sapiosexuel", moi ? C'est mignon, mais non merci. Je suis juste sexuel.



dimanche 3 janvier 2016

2016, année de la braise !

L'année qui vient de se terminer n'aura pas été des plus joyeuses au niveau national. Sur le plan personnel, malgré un début difficile avec la rupture entre Mlle Gueule-de-loup et moi, elle aura été l'une des plus importantes de ma vie. Fin d'un marasme professionnel et financier qui me pesait affreusement depuis le divorce, déménagement dans un appartement qui sera cette fois vraiment le mien, rapprochement géographique d'avec mes enfants ...

L'occasion de faire un peu de ménage dans mes affaires, de réfléchir à ce que je veux pour la suite.

2016, année de la Braise ?


Parce que la simple baise, c'est trop peu. Je veux du sexe, je veux profiter de la vie, et j'ai de moins en moins envie de m'en cacher. Face à la double barbarie qui nous menace, religieuse et réactionnaire, n'est-il pas temps de revendiquer haut et fort le droit à la liberté sexuelle ?

Dans deux ans, nous fêterons les 50 ans de mai 68, de la révolution sexuelle et de l'interdiction d'interdire. Ces slogans doivent revenir d'actualité, pour mieux étouffer les discours puritains qui voudraient la sexualité de l'espace public et privé.

Les ennemis d'une sexualité libre et épanouie sont nombreux et multiples. Peut-on se permettre de ne pas réagir ?

Revendiquons. Agissons. 2018 doit être un baisodrome géant et joyeux, résonnant de musique et de gémissements.

Vous aimez le sexe ? Dites-le. La honte devrait être du côté des pudibonds, pas du nôtre.

Liberté (sexuelle), Egalité (sexuelle), Fraternité (sexuelle)


Chacun est libre de mener sa sexualité comme il l'entend, entre adultes consentants.

Nous sommes tous humains avant d'être des hommes, des femmes ou autres.

Chacun personne, chaque pratique est digne de respect. L'humain est un être sexué. La sexualité n'est pas sale.

2016, année de la Braise... 
Et si on arrêtait de s'indigner pour un rien et qu'on s'embrasait à nouveau ?