samedi 8 juin 2013

Apéro entre libertins parisiens


Depuis plus d'un an, j'organise chaque mois un apéro libertin. Comme son nom l'indique, il s'agit d'une réunion de libertins de la région parisienne. Fin juin aura lieu le treizième. Ce sera le dernier apéro de la saison, avant une pause pour les vacances en juillet et août.

Un apéro n'est pas une soirée libertine classique. Le but premier est d'abord de passer un bon moment, de faire des rencontres et de discuter. On reste sages et habillés, ou presque puisqu'il arrive d'apercevoir une jarretelle de temps à autre.

L'apéro est un évènement idéal pour que les vétérans se fassent de nouveaux amis et que les débutants  découvrent le milieu libertin tout en douceur, en trouvant des gens qui répondront à leurs questions sans les mordre.

Le prochain apéro se déroulera dans un club privatisé pour l'occasion, plutôt qu'un bar. Cela me permet de communiquer plus largement son adresse, puisqu'on ne rentrera que sur invitation de toute façon.

N'hésitez pas à en parler autour de vous, tout le monde est le bienvenu, hommes, femmes et couples. (Notez toutefois que je limite le nombre d'hommes selon le nombre de femmes et de couples présents. Il y a une liste d'attente...)

J'espère que tous mes fidèles lecteurs parisiens passeront faire un tour. Ne restez pas dans l'ombre !

samedi 1 juin 2013

La course aux lièvres

Un lapin, tout le monde connaît, c'est un rendez-vous où un seul des deux se déplace. Si j'ai heureusement pu éviter ce spécimen, j'ai croisé un nombre phénoménal de lièvre ces derniers temps. Cousin du lapin, le lièvre est un rendez-vous impossible à finaliser. Il n'a donc pas le temps de se transformer en lapin, m'évitant de me déplacer pour rien.

(Notez que j'ai vécu chacun des dialogues suivants plusieurs fois au cours du mois écoulé, à quelques paraphrases près. Ils ne visent donc pas une personne en particulier.)

La discussion avec un lièvre commence très bien, chaleureuse et pleine de promesses. Arrive le moment où l'on pose la question fatidique :

- Ca te dirait qu'on se voit ?
- Oui !
- Quand ? Mardi prochain, vers 20h, tu es libre ?

Et là, deux voies s'ouvrent à vous.


La première, la plus simple, est l'absence totale de réponse. Les jours passent, rien. On arrive au lundi, rien. Le mardi, rien. Le soir même, rien. Généralement, à 20h et une minute, on reçoit enfin un message :

- Désolé, cette semaine, c'est pas possible.
- D'accord, et la semaine prochaine, tu es libre quand ?

Ce qui sera le dernier message échangé. Le lièvre est parti dans sa garenne. (Oui, je sais, ce sont les lapins qui vivent dans des garennes. J'ai droit à un peu de licence poétique, non ?) Les plus prudents ferment carrément leur compte sur le site où nous discutions pour éviter d'être tenté de finir par répondre. (Ce qui m'est arrivé trois fois cette année...)


La deuxième voie fonctionne sur le principe inverse, avec des réponses claires et rapides...

- Quand ? Mardi prochain, vers 20h, tu es libre ?
- Ah non, j'ai piscine*.
- D'accord, le jeudi alors ? Le midi ou le soir, comme tu préfères.
- Ah non, j'ai piscine* toute la journée.
- Bon. Et la semaine prochaine ? Je suis libre tous les jours, sauf le vendredi.
- Ah non, j'ai piscine* toute la semaine.

Arrivé là, on commence à se douter qu'on a affaire à un lièvre qui ne veut pas dire son "non".


Il parait qu'il existe une troisième voie, où l'on finit par convenir d'une date et d'un lieu, mais elle est visiblement largement passée de mode en 2013. Et il est toujours possible de recevoir un message quelques heures avant le rendez-vous pour nous prévenir que Désolé, je suis restée trop longtemps à la piscine*, je ne vais pas pourvoir venir.


En conclusion, je voudrais dire à tous les lièvres et les hases qui me lisent que l'on gagnerait beaucoup de temps et on éviterait des déceptions, si, à la question Ca te dirait qu'on se voit ?, ils avaient le courage de répondre honnêtement Non. (Ou, le cas échéant, Oui, mais ça ne va pas être possible, j'ai piscine* tout le temps en ce moment.)




* La piscine est à remplacer par l'activité de votre choix. Il y a quelques années, des amis proches se sont excusés de ne pouvoir venir à mon anniversaire parce qu'ils devaient "aider des crapauds à traverser la route". Il parait que les pauvres bêtes se font écraser durant leur période de reproduction, qui tombe bêtement le jour de ma naissance. Vous allez dire que je suis susceptible, mais j'ai eu un peu de mal à ne pas entendre : "On serait bien venu, mais tu es moins important qu'un crapaud."