lundi 16 avril 2012

Brève d'OkCupid

"6% of users prefer rough sex."

Argh, tu m'étonnes que j'ai du mal à trouver chaussure à mon pied sur ce site ...

"40% of users have played Dungeons & Dragons."

Par contre, je devrais pouvoir y trouver des joueurs !

jeudi 12 avril 2012

Être une femme ?

J'aimerais être une femme ...
... pour mettre des robes ;
... pour me faire draguer ;
... pour avoir des seins ;
... pour faire un trio entre femmes ;
... pour entrer gratuitement en club !

Mais en y pensant plus sérieusement, je n'aimerais pas être une femme ...
... parce que je n'aurais rien à me mettre ;
... parce que les hommes seraient lourds ;
... parce que j'aurais mes règles ;
... parce que, si ça se trouve, je serais hétéro ;
... et surtout, parce que je n'aurais plus le plaisir de bander !

mercredi 11 avril 2012

Vous met-on les mains aux fesses ?

M'étant récemment réinscrit sur le forum libertinage de doctissimo, j'y lis le témoignage d'une femme qui exprime son exaspération face aux agressions sexuelles dont est constamment victime son postérieur. D'après elle, la vaste majorité des hommes n'ont même pas conscience qu'une main aux fesses est une forme d'agression.

Il me semblait pourtant que cette relique d'un autre temps avait quasiment disparu, ne survivant que dans des films et des sketchs à l'humour daté.

Il ne me viendrait certainement pas à l'idée de toucher une inconnue, que ce soit sur les fesses ou ailleurs, en dehors des enceintes d'un club libertin. Et je n'ai pas le souvenir d'avoir vu des comportement de ce genre dans les lieux publics ou privés que je fréquente. Vivrais-je avec des œillères ?

La forumiste me conseille de poser la question autour de moi pour m'ouvrir les yeux. Alors, mesdames mes lectrices, quelle est votre expérience des mains aux fesses ? Puisque je ne doute pas de leur aspect agressif et insultant, mon interrogation porte plutôt sur leur fréquence. A vos commentaires...

mardi 10 avril 2012

Lettres gauloises

Après ma première sortie en club libertin depuis presque six mois, je me suis retrouvé un peu par hasard à l'inauguration du salon du livre. Il était tard, et les tables de petits fours étaient quasiment vides. Raison de plus pour ne pas se frayer un chemin dans la foule pour décrocher le droit de picorer, activité qui m'horripile.

Surtout qu'il y a mieux à faire : les allées sont pleines de femmes en tailleur. Ayant une faiblesse avérée pour le style secrétaire sévère, je suis aux anges. Partout, des chevilles gainées de noir, des fessiers bien galbés, des chemisiers plus ou moins généreusement décolletés. Et même des lunettes plantées dans des chignons ! Mes yeux et mon imagination ne savent plus où donner de la tête.

Profitant de ma présence inopinée pour visiter le stand de mon éditeur, je constate que chez lui règnent plutôt le jean et le haut lâche. Hélas, écrire pour des geek n'a pas que des avantages... Il faut décidément que je me recycle en littérature blanche.

dimanche 8 avril 2012

Pâques, trois ans après ...

D'humeur mélancolique en ce weekend de Pâques, je laisse mon esprit vagabonder quelques années en arrière, vers mon ancien blog. L'image -- pas très bien montée, je l'avoue --, outre d'être d'actualité, est toujours un fantasme. Aucune bunny-girl en vue pour cette année... La prochaine, peut-être ?

dimanche 1 avril 2012

Avril 2012 - Le club mystère

Donc, j'ai récemment visité un nouvel établissement libertin de la région parisienne, ouvert il y a peu dans le plus grand secret. L'entrée se fait uniquement sur invitation pendant les premières semaines, le temps qu'ils rôdent  leurs installations et trouvent leurs marques. Ils comptent étendre leur clientèle progressivement.

Situé dans un ancien hôtel particulier, le club propose plusieurs services que je n'avais encore jamais vu dans un club libertin, dont le plus étonnant est sans doute ... la garderie ! En effet, le gérant s'est dit que la raison pour laquelle on trouve si peu de femmes seules dans le milieu est qu'elles reste à la maison pour s'occuper de leurs enfants. En conséquence, il a fait aménager toute une aile de son club avec cantine, salle de jeu et chambres. Plusieurs baby-sitters prennent les bambins en charge, un clown ou un magicien sont prévus les vendredis et samedis.

Vu le nombre de femmes seules présentes, c'était visiblement l'idée du siècle ! Quand je suis arrivé, l'une d'elle venait de se faire refuser l'entrée. Le gérant lui expliquait, l'air navré, qu'il n'y avait pas assez d'hommes dans le club et qu'il ne pouvait décemment la faire payer pour rien. Quand elle m'a vu, elle m'a aussitôt abordé pour me demander si elle pouvait rentrer avec moi, en tant que couple de circonstance. Hélas pour elle, je devais rejoindre une amie à l'intérieur. Malgré son insistance, j'ai dû refuser.

Le rez-de-chaussée, outre la garderie et l'accueil, ne comprend rien de très étonnant pour un club libertin. Un bar, un fumoir et un vestiaire, où se trouve aussi les escaliers montant et descendant aux autres étages. C'est la décoration de l'endroit qui sort de l'ordinaire. On se croirait dans un relai de chasse africain, avec des meubles en rotin, de magnifiques plantes vertes, des têtes de fauves aux murs et, clou du spectacle, un éléphant empaillé enjambant le bar ! Intact dans toutes les parties de son anatomie, l'animal risque d'intimider les hommes qui ne manqueront pas de se comparer à lui. Est-ce vraiment une bonne idée de leur part ?

Au sous-sol se trouvent les installations humides, dont un jacuzzi étonnant inspiré des méthodes à la mode en matière d'esthétique : il est plein de guppy, ces petits poissons qui dévorent les peaux mortes. J'étais un peu réticent au premier abord, mais au final, l'expérience est très concluante. On oublie rapidement les poissons, mais la peau est vraiment nette et exfoliée en sortant. Autre avantage, ces guppys dévorent également les sécrétions diverses, lavant l'eau de façon biologique. Il est donc tout à fait possible de folâtrer à loisir dans l'eau. Plus qu'autorisé, c'est même recommandé !

C'est au premier étage que se trouve la piste de danse, entourée de fauteuils confortables. Toujours à la pointe de l'innovation, le club se passe de DJ. Par contre, des baladeurs sont à disposition, dans différents styles de musique. Le spectacle est très étrange, une salle pleine de danseurs mais sans musique. D'autant plus qu'en observant un peu mieux la scène, on se rend compte qu'aucun ne danse la même chose. Certains se déhanchent sur de la disco, d'autres valsent ou tangotent, d'autres encore sautillent en rythme ... Evidemment, cela ne va pas sans augmenter les risques de collision. Par contre, pour une fois, on est sûr d'avoir une musique qui nous plaise, et c'est le principal.

Les cinq étages supérieurs sont dédiés aux plaisirs du sexe. Toutefois, il est impossible de circuler librement de l'un à l'autre. Il faut pour cela montrer patte blanche ... Le premier étage d'alcôve est relativement sobre et assez peu intéressant, à vrai dire. Des lits en sky rouge, des portes qui ferment sur la moitié au moins des recoins, bref, du classique, mais qui conviendra à la plupart des clients préférant rester en couple. Mais si vous frayer à trois ou plus dans une alcôve ouverte, le maître des lieux vous apposera un premier tampon sur le poignet qui vous permettra d'accéder au deuxième étage.

Ici, les espaces sont plus grands et touts personnalisés. On y trouve un bureau de ministre, une chambre d'étudiante, une cellule de prison, un wagon reconstitué, etc. Je n'ai pas eu le temps de tout voir, et c'est bien dommage. Cette fois, c'est un magma de cinq personnes ou plus qui donne le sésame pour la suite.

Le troisième étage d'alcôve est entièrement plongé dans le noir. Labyrinthe sans murs, on devrait trouver facilement la sortie (et l'escalier menant aux derniers étages), si l'on ne trébuchait pas à chaque pas sur des corps allongés en pleine copulation, et si des bras avides et des lèvres humides ne vous retenaient pas au sol une fois à terre. C'est ce qui m'est arrivé, je dois bien l'avouer, et je ne me suis pas relevé, préférant finalement me vautrer dans la luxure plutôt que d'aller plus loin dans mon exploration. Une autre fois peut-être, d'autant plus qu'on m'a parlé d'un jardin à la Française pour l'étage suivant, ce qui pique ma curiosité.

Il ne fait aucun doute que je retournerai bientôt en ces lieux enchanteurs, vu la qualité des prestations. Peut-être nous y croiserons-nous ?

(PS : si vous voulez plus d'informations sur ce club, n'hésitez pas à m'écrire.)