lundi 10 décembre 2012

Apéro libertin n°7 - 21 décembre 2012



Et si c'était votre dernière orgie avant la fin du monde ? Que feriez-vous ? Tenteriez-vous de réaliser un ultime fantasme ou pencheriez-vous pour l'un de vos favoris ? Venez nous en parler lors de l'apéro du 21 décembre 2012 !

Un apéro libertin n'est pas une soirée libertine. C'est un moment convivial et chaleureux entre libertins, dans un bar classique, où libertins et débutants peuvent se rencontrer, discuter et échanger autour d'un verre.

Contactez-moi (jules.baldaquin@gmail.com) pour plus d'information.

A bientôt !

lundi 29 octobre 2012

Apéro libertin n°6 - Cravates et porte-jarretelles

La sixième édition de mon apéro libertin aura lieu le vendredi 23 novembre 2012. Mais qu'est-ce qu'un apéro libertin, te demandes-tu, ami lecteur ?

Eh bien, avant de te répondre, je vais d'abord t'expliquer pourquoi j'ai créé ces apéros. Pour une raison très simple : je suis totalement fauché. Et, vu les tarifs exorbitants demandés aux hommes seuls par les clubs, cela m'interdit quasiment toute sortie libertine. (Même en couple, c'est un loisir luxueux.) J'ai donc souhaité créer un événement dont les tarifs soient à la fois abordable et identiques pour tous les participants et participantes, et où les hommes seuls seraient les bienvenus.

D'autre part, j'ai un souvenir intense de ma première sortie en groupe, et du plaisir que j'ai eu à parler de libertinage autour d'un verre, plutôt que par écran interposé comme je le faisais depuis un an. D'où l'idée d'un rendez-vous libertin dont le but premier soit la rencontre et la discussion, plutôt que les plaisirs charnels.

Inspiré par ce qui existe dans les milieux BDSM ou polyamoureux, j'ai donc lancé en juin dernier le premier apéro libertin parisien. Nous n'étions que cinq à l'époque, mais notre nombre a rapidement grandit au fil des éditions. L'avant-dernier apéro, précédé d'une visite du Musée de l'Erotisme, a attiré plus d'une trentaine de personnes. Le prochain compte déjà plus d'une vingtaine d'inscrits.

Qu'est-ce qu'un apéro libertin, donc ? Eh bien, c'est tout d'abord un apéro entre libertins. La différence est subtile, mais importante. Comme nous nous réunissons dans un lieu public, nous parlons de libertinage, mais nous ne pratiquons pas sur place. C'est en fait un grand avantage pour accueillir sereinement les nouveaux et surtout les nouvelles, attirés par le libertinage, mais qui n'auraient pas le courage de franchir la porte d'un club. Ici, pas de pression.

Le prochain apéro aura lieu le vendredi 23 novembre. Il se dote de deux nouveautés : un thème et un dress-code : "cravates et portes-jarretelles" d'une part, et un after privé d'autre part, où poursuivre la fête à l'abri des regards.

Ami lecteur fidèle, si tu as envie de nous rejoindre, si tu veux prendre un verre avec nous et partager tes expériences, n'hésite pas à me contacter (jules.baldaquin@gmail.com). Attention, lecteur de passage, l'apéro se déroule uniquement sur invitation. Il faut montrer patte blanche et esprit libertin pour obtenir le sésame !

A bientôt, j'espère !

mercredi 24 octobre 2012

The Bloody Avengers

La scène la plus sexy de The Avengers ? Non, pour moi, ce n'est pas la Veuve Noire, même avec ses escarpins, mais la brune Maria Hill et son air déterminé alors que des gouttes de sang coulent sur son visage :


Marvel préparant une série sur le SHIELD, peut-être aurons-nous l'occasion de la revoir...

jeudi 18 octobre 2012

BDSM et libertinage : amis ou ennemis ?

Mercredi soir avait lieu le 64e dîner-débat du Munch, sur le thème : "BDSM et libertinage : amis ou ennemis ?" Je ne vais pas en faire un résumé ou un compte-rendu, et je souhaite bonne chance à la personne qui s'en chargera pour l'association PariS-M. Les interventions ont été trop nombreuses et trop variées pour cela. Mais le débat m'a inspiré quelques réflexions.

Parce qu'ils procèdent de la même mécanique, BDSM et libertinage engendrent des codes différents mais relevant de la même logique. Je m'explique. Si l'on considère le couple vanille et exclusif comme la norme, le BDSM et le libertinage sont des exceptions à la norme, des addendas au contrat.

D'un côté, on intègre les notions de domination, de souffrance, de contrainte comme une composante acceptable et même souhaitable d'une relation, alors qu'un couple "normal" est censé être tendre. De l'autre on autorise des tierces personnes à rejoindre le couple (ou plus généralement à pratiquer le sexe à plus de deux si l'on est célibataire), alors qu'un couple normal est censé être parfaitement monogame.

Je que j'ai senti lors du débat d'hier, c'est que ces écarts par rapport à la norme nécessitent des règles et des codes pour fonctionner. Sans cela, l'équilibre serait rompu et plus rien ne serait possible. Les questions du quand, comment, avec qui, et ainsi de suite doivent être réglées à l'avance. Et c'est vrai à la fois en interne et en externe : au sein du couple d'abord, mais aussi "en société", c'est-à-dire en club ou lors d'une fête.

Les codes généralement acceptés dans chaque milieu sont adaptés à l'exception correspondante. Dans le libertinage, un contact corporel (une main sur la cuisse par exemple) est une façon polie d'aborder quelqu'un. Dans le BDSM, non. C'est logique puisque le but du libertinage est d'intégrer des étrangers dans un rapport sensuel, alors que le BDSM se pratique principalement entre connaissances.

Inversement, une fois entrée dans un jeu BDSM, donner une claque sur les fesses n'est a priori pas un soucis, ou fait partie des négociations de base. Mais c'est mal vu dans le libertinage, du moins de la part de la "pièce rapportée" et, d'expérience, peut donner lieu à des engueulades. En effet, un couple libertin s'entoure de toutes sortes de limites comme autant de protections : "on n'embrasse pas", "on ne se revoit pas" ou encore "on ne fait rien avec quelqu'un d'autre qu'on ne fait pas entre nous". Donner une fessée sans prévenir revient à s'arroger un droit qui n'a rien d'automatique.

Combiner les deux codes n'est pas évident, puisqu'ils sont contradictoires sur certains points. Il n'est pas étonnant que les lieux de sortie se consacrent à l'un ou à l'autre milieu, même si la porosité de la frontière a apparemment augmenté ces dernières années.

Cette interpénétration des deux milieux était l'une des questions posées lors du débat, mais elle n'a pas reçu de réponse claire. Peut-être est-ce juste dû à une meilleure visibilité du BDSM comme du libertinage, à travers les événements, les médias et tout simplement la magie d'internet, là où tout était plus caché il y a dix ans. Peut-être aussi, plus prosaïquement, est-ce une tentative des clubs d'élargir leur clientèle face à des difficultés financières.

Pour ma part, j'ai découvert le SM et le libertinage à peu près parallèlement, que ce soit par Union ou Anais Nin d'abord, puis par alt.sex.stories à la fac. Si j'ai parlé lors du débat du plaisir que je pouvais avoir soit en tant que libertin, soit en tant que SMeur (Il n'y a pas de meilleur mot pour "pratiquant du BDSM" ?), ce ne sont pourtant que des façons similaires dont s'exprime mon goût global pour la sexualité.

mercredi 3 octobre 2012

Deux sourires


(Ce billet est une traduction de Two Smiles sur ErosBlog.)

Je voudrais vous parler de deux sourires :


Ce sont deux sourires de la charmante Sarah Blake, une modèle bondage pour hogtied.com.

Regardez-les bien, étudiez leurs différences. Que vous ayez des mœurs classiques ou spéciales, mais surtout dans le premier cas, souvenez-vous de ces sourires la prochaine fois que vous entendrez un sermon ou un discours sur les dangers du sadomasochisme, de la dépravation et des sévices sexuels. Repensez à Sarah et à son sourire plein de joie et de bonheur.

Toutes les images de ce billet viennent de cette galerie, que je vous invite à consulter par vous-même si vous avez envie de voir Sarah attachée et, euh, occupée, de singulière façon. Je ne vais pas reproduire ces photos ici, quoique je vais vous décrire ses occupations. La seule chose que je vais vous montrer sont ses sourires (et un gémissement de plaisir).

Commençons par le premier sourire :


C’est le sourire d’avant, pris au début de la séance photo. C’est un beau sourire. Sarah est une belle femme. Mais c’est le sourire d’un modèle professionnel. Un peu forcé, pas qu’un peu posé et aussi artificiel qu’une composition florale. Le genre de sourire que l’on pourrait retrouver sur l’album souvenir du lycée, sur un curriculum ou même sur un permis de conduire. C’est un sourire que Sarah perfectionne depuis des années, le sourire d’une enfant sage souhaitant satisfaire le monsieur qui prend la photo et qui lui demande de sourire.

Sarah parcourt un long chemin fétichiste entre ce sourire et le suivant.

Si vous êtes allé voir la galerie, vous savez qu’on lui croise les chevilles pour les attacher devant son menton. On a remonté sa mini-jupe sur ses hanches, mais sa culotte est restée en place. C’est encore une photo de bondage assez innocente. Le voyage de Sarah ne fait que commencer.

Un peu plus loin, nous la voyons dans la même pose, sans culotte, une ventouse en verre appliquée à partie la plus délicate de son intimité. La chevauchée s’accélère ; dans l’image suivante, elle est à genoux, un lourd pilori de bois autour du cou. Sa queue de cheval est attachée à un crochet anal (y a-t-il un mot plus élégant pour désigner cet objet ?), crochet solidement enfoncé entre ses fesses, comme vous l’aviez deviné. Une vue arrière de la même scène montre des zébrures dues à quelques coups de canne.

Continuons. Dans l’image suivante, elle est debout, sa situation étant compliquée par une boule fixée par un tube métallique au pilori qui s’enfonce dans sa bouche. On installe des poids en plomb aux pinces à seins serrées sur ses tétons. Le caméraman reculant, on s’aperçoit que Sarah se tient sur la pointe des pieds, un gode au bout d’une pique l’encourageant à garder cette position.

Les photos suivantes exposent une autre scène, où Sarah, allongée sur deux billots de boucher, est ligotée dans le dos. Ses mains et ses pieds sont attachés l’un à l’autre, et une corde de suspension maintient ses coudes en hauteur d’une façon qui parait fortement inconfortable. Le bâillon-boule rouge dans sa bouche la fait baver.

*Clic*. Elle est maintenant sur le côté, ligotée, des pinces à linges sur les tétons et un gros vibromasseur s’attaquant à son intimité.

*Clic*. Cette fois, elle est suspendue dans une position renversée ahurissante, évoquant une gymnaste en plus érotique. Les pinces à linge sont toujours en place.

Poursuivons. Le site internet explique ainsi la scène suivante :

« Sarah a un secret. Elle ne peut pas s’arrêter de jouir face à un vibromasseur. Vous êtes prévenus ! La dernière scène est un long et intense orgasme imposé durant laquelle Sarah jouit à en perdre la raison. »

On voit une modeste chaise en bois, sur laquelle un vibromasseur a été fixé à l’aide d’adhésif. Sarah est amarrée à la chaise et au vibro par d’impressionnantes ceintures de cuir. Elle prend visiblement du bon temps, loin de tout :



Quel est le but de cette description scabreuse ? J’y arrive. À moins que vous ne soyez un fanatique absolu du bondage, une personne jouant sans limite et investissant son temps et son argent dans l’équipement de son donjon, j’ai probablement décrit des choses sortant de votre zone de confort. Si vous ne vous intéressez pas au bondage, si vous n’avez jamais vu ne serait-ce qu’une paire de menotte en peluche, vous avez peut-être été horrifié par l’ensemble du texte. Si vous avez déjà joué à vous attacher sous la couette, si vous possédez une paire de menotte et une cravache, vous avez peut-être été fasciné par certaines photo, mais dégoûté ou effrayé par d’autres. Si vous êtes un fétichiste vétéran et que vous avez votre propre donjon, vous avez peut-être apprécié la plupart des photos, mais il y a une ou deux qui ne sont pas votre tasse de thé, ou qui vous paraissent trop risquées ou fastidieuses pour les essayer. Mais où que vous vous placiez sur cette palette, et quelle que soit votre conviction lorsque vous pensez qu’une activité décrite « n’est pas pour vous », examinez attentivement la dernière photo du lot. Vêtue uniquement d’empreintes de corde, Sarah affiche un sourire épuisé mais satisfait :
 

Ce n’est pas un demi-sourire. Il y a plus de joie, d’enthousiasme et de vie dans cette photo que dans une douzaine de sourires professionnels tels que celui que nous avons vu au début. Sarah, bien qu’elle ait subi des positions de bondage particulièrement inconfortables, a passé un bon moment.

Et c’est cette joie visible, mes amis, que les moralisateurs de notre monde veulent supprimer lorsqu’ils dénoncent « le sadisme, le masochisme et les sévices ». J’imagine qu’ils n’ont même pas conscience de l’existence de cette joie, qu’ils pensent honnêtement qu’il ne s’agit que d’objectivation, de dégradation, d’argent et de sales pervers. Mais, cher lecteur, vous n’avez plus cette excuse. Vous avez vu les deux sourires. Vous savez.

La prochaine fois que vous entendrez quelqu’un dénoncer les sales pervers, vous vous souviendrez des sourires. Même si l’activité en question vous dégoûte, qu’elle n’est pas votre truc et que vous ne comprenez pas comment on pourrait l’apprécier, souvenez-vous des sourires. Rappelez-vous la joie de Sarah. Il n’est pas nécessaire de comprendre ou de partager un vice pour comprendre ce sourire.

lundi 17 septembre 2012

... et de l'exceptionnel !

Mes deux enfants étant fans de manga, nous sommes allé au salon du-dit médium se tenant à la Porte de Versailles ce weekend. Fantastique bazar, on y trouve des mangas, quoique finalement assez peu, des dessinateurs en dédicaces, mais aucun que je ne connaisse, même de nom, quelques acteurs de séries télé perdus là, des vendeurs de vêtements gothic lolita, de perruques, de lentilles pour avoir les yeux rouges ou en amande, de katanas identiques à ceux de vos héros préférés, la qualité en moins, des marchandes de crêpes ou de glaces, des chanteurs de Kpop sponsorisés par Korean Airways, des stands de jeux vidéos plutôt bruyants, entre autres.

Mais le véritable spectacle se trouve dans les couloirs. Une bonne partie des visiteurs viennent déguisés. On croise donc des Mario, des Pikachu et des Luffy au milieu d'autres héros de manga ou de jeux vidéos moins mainstream. Et surtout, le salon est une ruche pleine de femmes et de jeunes filles plus sexy les unes que les autre : Naruto féminins, lolitas en dentelle, Lara Croft moins siliconée que la vraie, mais d'autant plus attirante, diverses princesses en jupes à cerceaux, héroïnes courtes vêtues. Un régal pour oeil.

Nouveauté par rapport à l'année dernière, la multiplication des panneaux free hugs! et autres câlins!, majoritairement tenus par de charmantes minettes. J'aime les câlins, mais j'ai trouvé difficile d'aller vers elles. Est-ce un geste trop intime ? Je n'étais pas le seul à le penser, le salon ne s'étant pas transformé en orgie de câlin malgré la vingtaine de câlineurs et de câlineuses qui le parcouraient...


De la routine ...

S'il y a une chose que j'ai appris en devenant un père divorcé, c'est la routine. Une routine très particulière. En fin de weekend, avant de ramener mes enfants chez leur mère, je m'applique à replier les canapés-lits, à ranger les peluches dans les coffres et à faire la vaisselle. En effet, rien de pire en revenant chez soi, après deux jours passés à trois, que d'arriver dans un appartement champ de bataille où tout me rappelle mes enfants absents. Mieux vaut s'en occuper quand ils sont encore là.

Bien sûr, j'ai toujours en évidence un cadeau, une photo ou quelques jouets, mais ce sont des éléments du décors. Ils n'évoquent pas un contexte de vie commune et sont donc plus inoffensifs qu'une bête pile de trois assiettes !

mercredi 18 juillet 2012

Une abeille immanquable

Une couverture parmi d'autres attire mon attention dans un kiosque à journaux. Une nouvelle revue de BD, qu'il me semble avoir déjà aperçue, l'Immanquable. Un numéro hors-série sur l'érotisme, dont l'illustration rappelle le dernier album de Michel Sardou. (Il parait qu'à l'ère du téléchargement, parler d'un "album" est un truc de vieux. Ca doit être doublement, ou quadruplement, plus vrai pour un album de Sardou !) Bref, c'est surtout une accroche qui m'étonne. La Reine des Abeilles ? Où ai-je déjà entendu cette expression ?

Ah, bien sûr, c'est le titre du livre à venir de Flo Castels. Un livre illustré, d'où le lien avec la BD. Je feuillette, je trouve l'extrait du livre. Ayant eu la chance de lire le texte en avant-première, je ne m'y attarde pas. Par contre, je n'avais pas encore vu les dessins. Des aplats d'aquarelle, dans tes tons doux et colorés. C'est tellement mignon qu'on a vite fait de ne voir que des portraits et de rater les sexes et les coquineries pourtant présentes.


lundi 2 juillet 2012

Juin 2012 - La Nuit démonia

La nuit Démonia est une soirée fétichiste annuelle, où se retrouvent l'on s'exhibe en costume rutilant, on pratique le SM, on s'attache et on mange des crêpes. J'étais allé avec beaucoup de plaisir à l'édition 2010, mais avait raté la suivante pour cause d'emploi du temps incompatible.

Cette année, j'avais décidé de faire les choses en grand. J'ai donc imaginé un costume que j'ai ensuite fabriqué à partir de l'un de ces draps en vinyl que l'on vend en sex-shop aux amateurs de jeux humides et salissants. Une paire de ciseaux dans une main, un tube de colle pour caoutchouc dans l'autre, je me suis taillé une jupe longe et une capeline. Quelques trous pour faire passer un laçage, une chaîne, et un masque peint à la main, et voilà le résultat :


Les soirées que j'ai passées à concevoir et réaliser mon costume ont clairement été le moment fort de cette nuit Démonia !

lundi 18 juin 2012

Une fleur pour l'Euro

Il paraît qu'une compétition sportive monopolise l'attention. N'étant pas intéressé par les jeux de ballon, sauf sur la plage avec mes enfants, la nouvelle m'était passé au dessus de la tête. Du coup, je m'y prends au dernier moment pour proposer une idée que j'avais eu lors de la dernière coupe du monde et que les travaux dans mon appart m'avaient empêché de réaliser.

Madame, votre mari est un fan de foot...

Madame, votre mari vous délaisse les soirs de match...

Madame, vous avez toujours rêvé de découvrir les clubs libertins...

Madame, ne désespérez plus, une solution existe...

Madame, Chapeau-Express est à votre service. Laissez donc votre mari avec sa télé, ses bières et ses amis. Et laissez-moi vous introduire dans le milieu du plaisir et du partage !

A bientôt.

vendredi 25 mai 2012

Speed-dating libertin à Paris

Je suis tombé hier sur un groupe facebook intitulé "Speed-dating libertin à Paris". Il n'a plus l'air entretenu et personne n'a pu me répondre sur son fonctionnement.

Du coup, j'en suis réduit à des suppositions et à ce que le nom m'évoque.

Peut-être que le concept de départ était d'organiser l'équivalent du speed-dating classique entre couples. Etant célibataire, une version pour solos m'intéresse plus... X hommes, X femmes, dans un lieu neutre, mais non plus d'un club libertin au cas où des affinités se créent. :)

Histoire de voir si le concept est viable, j'ai proposé un premier RdV pour la semaine prochaine.




N'hésitez pas à me contacter directement si vous êtes intéressé et que vous n'avez pas de compte Facebook.

vendredi 18 mai 2012

Lapsus cauchemardogène

(Je crois avoir déjà fait un billet sur le même sujet. Tant pis, je me répète.)

Ma fille :
- Ah oui, j'ai déjà fait ça, avec papa ... euh, l'Homme en Noir, et maman.

Bon, je savais que ça arriverait un jour ou l'autre. Elle est jeune, elle aura bientôt passé plus de temps avec lui qu'avec moi. Je ne suis pas irremplaçable, du moins dans les mots.

Je suis fier de moi : j'ai réussi à ne pas m'effondrer sur place et j'ai poursuivi ma journée comme si de rien n'était. Mais maintenant, je redoute d'aller me coucher et d'affronter les rêves de cette nuit...

lundi 14 mai 2012

Métaphore culinaire

Il y a dans Lilith, un film pornographique d'Ovidie, une scène formidable de sexe culinaire, à base de fruits frais, de crème et de jeux de cuisine. Une scène que j'aurais beaucoup de plaisir à rejouer... Cela a d'ailleurs failli se faire récemment. Mais ce n'est pas le thème de ce billet.

Déplaçons la chambre dans la cuisine, et comparons une relation sexuelle à un repas : les préliminaires sont l'entrée, la pénétration et l'orgasme sont le plat principal et les câlins post coitum sont le dessert.

(Note : je n'aime pas le mot "préliminaires". L'étimologie (incorrecte) "avant de limer" résume tout ce qui me gène dans cette dénomination, alors que j'adore l'acte qu'il désigne. Au point d'en être frustré quand ma partenaire y coupe court "pour passer aux choses sérieuses". Mais les caresses et les jeux oraux sont des choses sérieuses ! Pourtant, le terme est utile. Oublions le "pré" et plaçons sous ce terme tous les actes hors pénétration.)

Donc, mon rapport idéal ne suit pas ce format, il prend des détours et se répète. Il peut commencer par le plat, ou par le dessert. Revenir à l'entrée en cours de route, prendre un long dessert et repartir directement sur un nouveau plat... C'est donc un buffet !

Maintenant, filons la métaphore.

Le quickie, un rapport bref et impromtu, serait un casse-croute.

Un pelotage poussé, sensuel et romantique, un brunch.

Et un câlin sans sexe un quatre-heure !

mercredi 9 mai 2012

Mars 2012 - Les Chandelles

(Cet article est écrit à quatre mains : les deux miennes en gras et celle de Flo en italique. La mise en page est un peu pourrie, désolé.)

J'ai une relation tendue avec mon portable. Impossible de m'en passer malgré ses défauts, dont une batterie défaillante. Ce matin, je reçois un mail de Flo Castels qui me demande de confirmer par SMS notre rendez-vous de cet après-midi, prévu depuis quinze jours. Hélas, mon téléphone est mort de faim. Je le mets en charge et je passe à autre chose.

Dommage.

J'aurais bien voulu aller aux Chandelles.

Je ne viens pas si souvent à Paris.

Et puis nous avions prévu de tricoter un récit à partir de notre petite virée.

J'avais trouvé ça tellement incroyable, la dernière fois que nous avions fait une sortie ensemble, qu'il ait longuement raconté cette anecdote de notre aventure à laquelle je n'avais pas prêté attention sur le coup et dont je ne me souvenais même plus. Vraiment incroyable, ce délacage. Important pour lui, insignifiant pour moi... Précisément, c'est ce décalage que son récit avait mis en évidence, ce décalage qu'il y a si souvent entre les hommes et les femmes dans les explorations libertines à deux, simples amis ou couple fusionnel, qui vivent les choses sur des plans totalement séparés... C'est juste que ça ne m'avait jamais paru aussi flagrant que lorsque j'ai lu ce récit d'un fragment de notre sortie sur le blog de M.Chapeau.

Lorsque j'ai planifié de retourner à Paris, je lui ai proposé de raconter notre prochaine sortie en écrivant séparément et en confrontant ensuite nos récits. L'idée lui a plu.

J'étais donc doublement ravie, de découvrir les Chandelles et de jouer à ce jeu d'écritures contradictoires.

Mais voilà. Aucune nouvelle d'Olivier alias M.Chapeau. C'est très étonnant. L'heure de rendez-vous était fixée. Il devait me confirmer notre point de rencontre. Rien.

L'après-midi est déjà entamée quand je me souviens de mon téléphone. J'envoie le message et je vais dans la salle de bain pour me préparer.

Tout de même, il aurait pu essayer de me prévenir d'une façon ou d'une autre. Je ne peux m'empêcher d'avoir un réflexe de reine des abeilles, de me dire que les hommes avec lesquels j'aurais pu sortir ne manquent pas, et qu'il est vraiment regrettable que je n'aie pas prévu un plan B. Mais le projet de rédaction commune m'amuse autant que de sortir et dans ces conditions, Olivier Chapeau n'est pas interchangeable.

Si bien qu'en guise de plan B, me me voilà simplement dans le métro en direction de l'ouverture du Salon du livre à laquelle j'ai été invitée. Cela me plaît beaucoup également, de me replonger dans l'efferverscence de l'édition parisienne. Mais bon. J'avais prévu d'y aller un peu plus tard dans la soirée, après cette fameuse sortie en after work, pas d'y arriver si tôt.

Je pourrais très bien sortir seule mais je ne me sens pas suffisamment dans mon élément pour ça. En sauna, pourquoi pas? Mais en club, seule? A tourner, discuter au bar... Cela ne me dit rien. Je n'avais pas prévu de solution de repli en sauna. Je vais donc profiter plus tôt que prévu du Salon du livre, où je promènerai, sagement rangés dans mon sac, cette petite robe sexy et ces escarpins que j'avais prévus pour le club. Et les Chandelles, ça sera pour une autre fois.

Ongles coupés, barbe rasée, bain pris, habillé, chocolat chaud bu, je me dirige vers la gare. En route, je repense à ce que nous avons prévu. C'est la deuxième fois que je fais visiter un club parisien à cette habitante de terres plus ensoleillées. Elle viendra peut-être accompagnée d'un couple de circonstance. Je me demande à quoi la femme ressemblera, si elle me plaira, si je lui plairais.

Dreling!

Un texto. Et un autre. Il m'attend à la sortie du métro. Pyramides. Portable en charge. Rendez-vous à 19H. Je ne comprends pas bien mais il est 19h10 et je démèlerai plus tard les raisons de ces problèmes de transmission de textos. Un coup d'oeil sur le plan du métro. Je suis à 2 stations de Pyramides. Tout va donc à peu près bien. Il m'attendra un peu. Je lui confirme que j'arrive.

Sorti de la bouche de métro, je me pose à un coin de rue et j'attends. Le temps passe. Flo m'envoie un message me prévenant qu'elle arrive, mais qu'elle était sur le départ pour ailleurs. Mon SMS de début d'après-midi lui est arrivé tardivement.
L'after-work des Chandelles ferme ses portes à 21 heures. Il est 19 heures passées, ce qui ne va pas nous laisser beaucoup de temps sur place. Bah, peu importe. C'est juste une visite après tout.
 
Hop hop, et m'y voilà.

Flo sort du métro. Elle est seule.

Tiens, il ne porte pas de chapeau!

"Ah non, pour entrer aux Chandelles, le chapeau n'est pas terrible." Bon

Nous nous embrassons rapidement sur la joue, puis partons pour le club. L'absence des débutants va nous faire gagner du temps en discussion préalable. 

Nous devisons à propos de tout et de rien et des les problèmes de communication, sur le court chemin qui nous mène au club.
L'entrée est très discrète. Caméras. Nous en plaisantons.
On (Bernard) vient nous ouvrir et on nous prévient que l'espace club ferme bientôt - pour permettre le service du restaurant coquin - et qu'il n'y a plus que quelques couples et plusieurs hommes seuls. Peu importe. Nous entrons.
Dès le premier coup d'oeil, je suis séduite par la décoration, l'ambiance, l'accueil. Je le suis encore plus en constatant qu'une petite cabine est prévue pour que les femmes changent de tenue. C'est si rare. Le plus souvent, il faut se caler au comptoir ou sur une corbeille de linge au milieu des clients qui arrivent, en manquant de trébucher et en songeant que Wonder Woman a bien de la chance, parce que les éléments techniques de sa métamorphose échappent à ceux qu'elle doit impressionner - il est en effet toujours difficile de passer pour une déesse auprès d'un homme qui vous a vue 10 minutes avant en train de vous dépétrer avec grand mal de l'inévitable boudinage de votre robe ultra moulante ou de vous emmêler dans le laçage complexe de vos glamourissimes souliers. Cela manque cruellement de confort et de mise en scène.
 

Après avoir franchi le sas et l'épreuve du physionomiste, je pioche un bonbon à la menthe dans une coupe pendant que Flo se change. J'imagine que ces douceurs sont là pour effacer l'odeur du sexe de la bouche des adultères qui viennent s'encanailler en club libertin, afin de pouvoir embrasser innocemment femme et enfants une fois de retour à la maison. La douche a le même usage.
 

Je me prépare à mon aise, en savourant l'enfilage de ma petite robe et de mes escarpins et en me préparant pour l'effet de ma sortie.
 

Ma cavalière ressort de sa cabine en robe rouge, tout légère. Elle est pétillante.
 

Effet réussi. D'ailleurs, pour marquer son approbation sur mon allure, Bernard nous demande l'autorisation de me faire un bisou dans le cou.
Accordée bien sûr. 
Ces quelques minutes de l'entrée en matière m'ont ravie. Mais pour autant, l'heure avancée, le fait que je vienne là pour la première fois, et d'autres circonstances font que je suis convaincue que je ne profiterai pas des lieux dans leur aspect sexuel ce soir.
Nous descendons.
Olivier me fait découvrir la configuration des lieux.
 

Nous descendons les marches précautionneusement, puis je lui fais faire le tour du club, occupant une ancienne cave. La visite est vite terminée, l'endroit ne brillant pas par son volume. Un bar, un couloir, deux salles dotées de plusieurs lits, des sanitaires et voilà.
 

J'ai besoin de prendre un peu d'intimité aux toilettes. Je lui dis que je lui expliquerai pourquoi. C'est l'époque de mes règles et je dois gérer mes éponges végétales. Lorsque je ressors, plusieurs hommes sont dans le couloir, à l'affut. Il me le fait remarquer. Finalement, je ne lui explique pas mes affaires d'éponges et nous continuons notre parcours.


L'essentiel n'est pas là, mais dans le décor et la disposition. Des tentures bleues, des lumières douces, des verroteries. Des espaces ouverts partout. Une salle aux miroirs, des menottes aux murs.  

Ce club est magnifique, tout en tentures et raffinement, avec des proportions qui le rendent accueillant. Les photos que j'en avais vu m'avaient donné une certaine impression de grandiloquence. Mais cette impression n'est pas du tout confirmée par ma promenade dans les espaces de plaisir, qui me le rend tout de suite familier. Je suis surprise aussi qu'il y ait si peu d'alcôves. Mais leur proximité et leur configuration les rend propices à une ambiance torride. Un endroit à taille humaine, de toute beauté, qui donne envie, simplement.
 

Des emballages et des préservatifs par terre... Nous arrivons après la bataille !

Les combattants sont au fumoir ou au bar, riant de leurs exploits. Quelques couples, des hommes. Nous passons relativement inaperçus de ces gens repus, mais d'autres nous abordent, les yeux luisant d'envie.

Nous nous dirigeons vers le bar. Des yeux captent notre arrivée. Un seul couple et plusieurs hommes seuls. Nous commandons des consommations.
 

Nous décidons de prendre d'abord un verre, de prendre la température des lieux qu'elle découvre, de poursuivre de vive voix nos discussions épistolaires.
 

Nous parlons de nous, du libertinage, de nos expériences récentes, de nos relations sentimentales aussi.
Un homme s'approche. Il trouve une opportunité pour me parler. Non, vraiment, je n'ai pas envie de sexe, là, maintenant, ni avec lui, ni avec d'autres. Mais je fais remarquer à Olivier que vue la tournure que prennent les choses, notre récit à 4 mains risque de manquer de substance.


Lors de notre première rencontre, je ne connaissais pas le club choisi. Tout à la découverte, il ne s'était rien passé entre nous. Cette fois, je suis en terrain connu. Enfin, relativement connu, ce n'est que la troisième fois que je passe les portes des Chandelles. Bref, je suis plus à l'aise que je ne l'ai été à l'Atlantide, et me pose donc la question : et s'il se passait quelque chose ? Ma cavalière est jolie, je n'ai pas l'air de lui déplaire outre mesure ...
 

Nous continuons notre séjour au bar et notre conversation vagabonde.
Je sens sa main sur ma jambe, qui me caresse doucement. Tiens! Une envie comme ça ou une stratégie réfléchie? Dans tous les cas, je suis bien, sur mon tabouret de bar, à bavarder. Et le sexe n'est toujours pas dans mes perspectives. Non pas qu'Olivier ne me tente pas. Au contraire. Surtout sa voix. Je la trouve incroyablement sexy, grave avec des inflexions tout en rondeurs, qui me rendent curieuse d'entendre ses gémissements intimes. Mais non, pas là.
 

Je profite d'une pause dans la conversation pour lui poser délicatement la main sur sa cuisse.

Elle s'en étonne. Fait une remarque, pas du tout négative, mais pas franchement positive non plus. Neutre.  

"Pourquoi tu mets ta main sur ma jambe?"
Bien sûr, c'est idiot comme question. Et pas très diplomate. J'aurais pu être plus nuancée. Mais la complicité que nous avons m'a incitée à le formuler simplement, sans détours ni complexes. Il me semble que nous avons déjà eu suffisamment de joutes et de piques épistolaires pour pouvoir nous passer de certaines formes. 
 

Elle se laisse caresser, mais sans réciproque. Évitons le syndrome du backrubber. L'instant est passé, je retire ma main et lance un nouveau sujet.
 

Il ôte sa main et nous continuons ainsi.
L'heure de la fermeture approche. 20 minutes.


Nos verres terminés, nous constatons que nous sommes le dernier couple en piste et que la plupart des hommes seuls sont repartis vers leurs pénates. Il n'en reste que quatre ou cinq, qui tournent, attendant de voir si nous sommes des touristes ou des joueurs. L'un d'eux, plus téméraire, nous aborde et engage la conversation. 

Un des hommes qui nous observe depuis un bon moment s'enhardit : "Mon ami et moi avons fait un pari." Ils ont parié sur le fait que je porte une culotte. Mouais, bon.


Sans savoir comment, nous nous retrouvons à parler de culottes, ou plutôt de leur absence. L'homme est habille, il affirme avoir parié avec un ami que Flo n'en portait pas. Et tel saint Thomas, il ne croit que ce qu'il voit. Ou ce qu'il ne voit pas, le cas échéant. 

La stratégie manque peut-être un peu de finesse.
Mais il est tard et c'est dit sur un air tellement bon enfant que cela me fait sourire. C'est juste un petit jeu de plus pour eux, sans rien en attendre de toutes façons.
 

L'approche est sympathique, même si l'objectif du monsieur est transparent comme de l'eau de roche.
 

Après avoir essayé d'esquiver la question, je leur propose d'y répondre par des actes.
Je m'engage vers l'estrade et la barre, à peine éclairées.
 

Ma cavalière, particulièrement culottée, au figuré du moins, se prend au jeu et grimpe sur l'estrade.
 

D'autres hommes nous rejoignent.
Bon, maintenant que je suis là, il va bien falloir que je fasse quelque chose.
La musique est douce. J'ai envie de continuer à être en phase avec la délicieuse atmosphère feutrée de ce club.
Alors j'improvise un effeuillage à la Betty Page - avec des formes très différentes, bien entendu - en tous cas avec ce que j'aime des shows que j'ai vus d'elle. Ondulations de marionnette à fils, petits pas, humour, sourires... L'ambiance s'y prête.
 

Elle entame un striptease, sous les vivats et les encouragements des clients.
Elle progresse lentement, d'autant plus qu'elle ne porte pas grand-chose sur elle et que trop d'empressement couperait court à la fête.
 

Je fais durer les choses. Longuement. Je n'ai VRAIMENT que ma petite robe sur moi.
 

Assis sur le fauteuil le plus proche de la scène, j'admire ce corps qui se dévoile par à-coup. Pourtant, je ne suis pas un grand amateur d'effeuillage. La position de spectateur est trop passive à mon goût, elle me laisse un sentiment de frustration plutôt que d'excitation. De plus, j'ai facilement la crainte que la femme qui se déshabille ne le fasse que pour me faire plaisir, qu'elle se force.
Ce n'est pas le cas ce soir. Flo s'amuse visiblement. Elle joue des attentes des hommes dans un premier temps, puis s'exhibe une fois en tenue d’Ève, la feuille de vigne étant remplacée par un coussin.
 

Au moment d'enlever tout à fait ma robe, j'avise un coussin qui vient la remplacer à l'endroit de leur source de curiosité. Et je prolonge encore le jeu avec mon petit coussin.
 

Sa robe rouge a atterri sur mes genoux.
 

Et puis cela se termine.
 

Nue, elle descend de sa scène.
 

C'est drôle, ils m'applaudissent. Je me demande ce qu'il y a dans ces applaudissements-là. Libération d'une frustration ou vraie satisfaction?
 

Alors que je l'aide à se rhabiller, nous décidons de partir. La cloche sonne dans dix minutes, trop peu pour envisager autre chose.
Les hommes sont déçus, mais beaux joueurs. Pendant que Flo est occupée en coulisse à retrouver une tenue civile, ils défilent à la caisse, me félicitent et me remercient au passage. J'accepte, bien que n'ayant rien fait pour mériter ces amabilités, et les remercie en retour de leur courtoisie.
Une fois dehors, nous marchons un peu au hasard, le temps de nous rendre compte que nous suivons chacun l'autre comme s'il savait où il allait. Alors, nous fixons un cap. Ce n'est plus le sexe ou le libertinage qui nous accapare, mais un sujet plus trivial, et pourtant pas moins capital : le fromage de chèvre !

vendredi 4 mai 2012

Petite annonce

Ai-je une lectrice libre ce soir ?

lundi 16 avril 2012

Brève d'OkCupid

"6% of users prefer rough sex."

Argh, tu m'étonnes que j'ai du mal à trouver chaussure à mon pied sur ce site ...

"40% of users have played Dungeons & Dragons."

Par contre, je devrais pouvoir y trouver des joueurs !

jeudi 12 avril 2012

Être une femme ?

J'aimerais être une femme ...
... pour mettre des robes ;
... pour me faire draguer ;
... pour avoir des seins ;
... pour faire un trio entre femmes ;
... pour entrer gratuitement en club !

Mais en y pensant plus sérieusement, je n'aimerais pas être une femme ...
... parce que je n'aurais rien à me mettre ;
... parce que les hommes seraient lourds ;
... parce que j'aurais mes règles ;
... parce que, si ça se trouve, je serais hétéro ;
... et surtout, parce que je n'aurais plus le plaisir de bander !

mercredi 11 avril 2012

Vous met-on les mains aux fesses ?

M'étant récemment réinscrit sur le forum libertinage de doctissimo, j'y lis le témoignage d'une femme qui exprime son exaspération face aux agressions sexuelles dont est constamment victime son postérieur. D'après elle, la vaste majorité des hommes n'ont même pas conscience qu'une main aux fesses est une forme d'agression.

Il me semblait pourtant que cette relique d'un autre temps avait quasiment disparu, ne survivant que dans des films et des sketchs à l'humour daté.

Il ne me viendrait certainement pas à l'idée de toucher une inconnue, que ce soit sur les fesses ou ailleurs, en dehors des enceintes d'un club libertin. Et je n'ai pas le souvenir d'avoir vu des comportement de ce genre dans les lieux publics ou privés que je fréquente. Vivrais-je avec des œillères ?

La forumiste me conseille de poser la question autour de moi pour m'ouvrir les yeux. Alors, mesdames mes lectrices, quelle est votre expérience des mains aux fesses ? Puisque je ne doute pas de leur aspect agressif et insultant, mon interrogation porte plutôt sur leur fréquence. A vos commentaires...

mardi 10 avril 2012

Lettres gauloises

Après ma première sortie en club libertin depuis presque six mois, je me suis retrouvé un peu par hasard à l'inauguration du salon du livre. Il était tard, et les tables de petits fours étaient quasiment vides. Raison de plus pour ne pas se frayer un chemin dans la foule pour décrocher le droit de picorer, activité qui m'horripile.

Surtout qu'il y a mieux à faire : les allées sont pleines de femmes en tailleur. Ayant une faiblesse avérée pour le style secrétaire sévère, je suis aux anges. Partout, des chevilles gainées de noir, des fessiers bien galbés, des chemisiers plus ou moins généreusement décolletés. Et même des lunettes plantées dans des chignons ! Mes yeux et mon imagination ne savent plus où donner de la tête.

Profitant de ma présence inopinée pour visiter le stand de mon éditeur, je constate que chez lui règnent plutôt le jean et le haut lâche. Hélas, écrire pour des geek n'a pas que des avantages... Il faut décidément que je me recycle en littérature blanche.

dimanche 8 avril 2012

Pâques, trois ans après ...

D'humeur mélancolique en ce weekend de Pâques, je laisse mon esprit vagabonder quelques années en arrière, vers mon ancien blog. L'image -- pas très bien montée, je l'avoue --, outre d'être d'actualité, est toujours un fantasme. Aucune bunny-girl en vue pour cette année... La prochaine, peut-être ?

dimanche 1 avril 2012

Avril 2012 - Le club mystère

Donc, j'ai récemment visité un nouvel établissement libertin de la région parisienne, ouvert il y a peu dans le plus grand secret. L'entrée se fait uniquement sur invitation pendant les premières semaines, le temps qu'ils rôdent  leurs installations et trouvent leurs marques. Ils comptent étendre leur clientèle progressivement.

Situé dans un ancien hôtel particulier, le club propose plusieurs services que je n'avais encore jamais vu dans un club libertin, dont le plus étonnant est sans doute ... la garderie ! En effet, le gérant s'est dit que la raison pour laquelle on trouve si peu de femmes seules dans le milieu est qu'elles reste à la maison pour s'occuper de leurs enfants. En conséquence, il a fait aménager toute une aile de son club avec cantine, salle de jeu et chambres. Plusieurs baby-sitters prennent les bambins en charge, un clown ou un magicien sont prévus les vendredis et samedis.

Vu le nombre de femmes seules présentes, c'était visiblement l'idée du siècle ! Quand je suis arrivé, l'une d'elle venait de se faire refuser l'entrée. Le gérant lui expliquait, l'air navré, qu'il n'y avait pas assez d'hommes dans le club et qu'il ne pouvait décemment la faire payer pour rien. Quand elle m'a vu, elle m'a aussitôt abordé pour me demander si elle pouvait rentrer avec moi, en tant que couple de circonstance. Hélas pour elle, je devais rejoindre une amie à l'intérieur. Malgré son insistance, j'ai dû refuser.

Le rez-de-chaussée, outre la garderie et l'accueil, ne comprend rien de très étonnant pour un club libertin. Un bar, un fumoir et un vestiaire, où se trouve aussi les escaliers montant et descendant aux autres étages. C'est la décoration de l'endroit qui sort de l'ordinaire. On se croirait dans un relai de chasse africain, avec des meubles en rotin, de magnifiques plantes vertes, des têtes de fauves aux murs et, clou du spectacle, un éléphant empaillé enjambant le bar ! Intact dans toutes les parties de son anatomie, l'animal risque d'intimider les hommes qui ne manqueront pas de se comparer à lui. Est-ce vraiment une bonne idée de leur part ?

Au sous-sol se trouvent les installations humides, dont un jacuzzi étonnant inspiré des méthodes à la mode en matière d'esthétique : il est plein de guppy, ces petits poissons qui dévorent les peaux mortes. J'étais un peu réticent au premier abord, mais au final, l'expérience est très concluante. On oublie rapidement les poissons, mais la peau est vraiment nette et exfoliée en sortant. Autre avantage, ces guppys dévorent également les sécrétions diverses, lavant l'eau de façon biologique. Il est donc tout à fait possible de folâtrer à loisir dans l'eau. Plus qu'autorisé, c'est même recommandé !

C'est au premier étage que se trouve la piste de danse, entourée de fauteuils confortables. Toujours à la pointe de l'innovation, le club se passe de DJ. Par contre, des baladeurs sont à disposition, dans différents styles de musique. Le spectacle est très étrange, une salle pleine de danseurs mais sans musique. D'autant plus qu'en observant un peu mieux la scène, on se rend compte qu'aucun ne danse la même chose. Certains se déhanchent sur de la disco, d'autres valsent ou tangotent, d'autres encore sautillent en rythme ... Evidemment, cela ne va pas sans augmenter les risques de collision. Par contre, pour une fois, on est sûr d'avoir une musique qui nous plaise, et c'est le principal.

Les cinq étages supérieurs sont dédiés aux plaisirs du sexe. Toutefois, il est impossible de circuler librement de l'un à l'autre. Il faut pour cela montrer patte blanche ... Le premier étage d'alcôve est relativement sobre et assez peu intéressant, à vrai dire. Des lits en sky rouge, des portes qui ferment sur la moitié au moins des recoins, bref, du classique, mais qui conviendra à la plupart des clients préférant rester en couple. Mais si vous frayer à trois ou plus dans une alcôve ouverte, le maître des lieux vous apposera un premier tampon sur le poignet qui vous permettra d'accéder au deuxième étage.

Ici, les espaces sont plus grands et touts personnalisés. On y trouve un bureau de ministre, une chambre d'étudiante, une cellule de prison, un wagon reconstitué, etc. Je n'ai pas eu le temps de tout voir, et c'est bien dommage. Cette fois, c'est un magma de cinq personnes ou plus qui donne le sésame pour la suite.

Le troisième étage d'alcôve est entièrement plongé dans le noir. Labyrinthe sans murs, on devrait trouver facilement la sortie (et l'escalier menant aux derniers étages), si l'on ne trébuchait pas à chaque pas sur des corps allongés en pleine copulation, et si des bras avides et des lèvres humides ne vous retenaient pas au sol une fois à terre. C'est ce qui m'est arrivé, je dois bien l'avouer, et je ne me suis pas relevé, préférant finalement me vautrer dans la luxure plutôt que d'aller plus loin dans mon exploration. Une autre fois peut-être, d'autant plus qu'on m'a parlé d'un jardin à la Française pour l'étage suivant, ce qui pique ma curiosité.

Il ne fait aucun doute que je retournerai bientôt en ces lieux enchanteurs, vu la qualité des prestations. Peut-être nous y croiserons-nous ?

(PS : si vous voulez plus d'informations sur ce club, n'hésitez pas à m'écrire.)

mardi 27 mars 2012

Filmographie libertine

Si l'on a eu en 2010 un film parlant ouvertement d'échangisme (Happy Few), 2011 nous a apporté encore mieux : des films où le libertinage est présent, sans être le sujet et sans être mis en exergue.

Ainsi, le début de L'Exercice de l'État montre une esquisse de scène de partouze dans un ministère, une femme embrassant son voisin de gauche, puis celui de droite, avant qu'ils ne soient interrompus par un coup de fil. C'est tout ce que l'on voit, et il n'y est plus fait allusion dans le reste du film.

Dans L'amour dure trois ans, un couple d'amis du personnage principal est libertin. Mais on ne l'apprend qu'en cours de film, en passant, comme si c'était un détail. (Et ça l'est !) On en reparle un peu plus tard, au cours d'un mariage, mais uniquement parce que c'est utile dans l'histoire.

Que des films abordent le sujet du libertinage (et d'autres formes exotiques de sexualité), c'est très bien. Mais qu'ils se permettent de montrer le libertinage comme on montrerait n'importe quelle autre facette de la vie est, à mon sens, un grand pas en avant.

lundi 26 mars 2012

Approche ! Tu sens mon talon aiguille ?!

Ces quelques mots, outre leur valeur fantasmatique dont je reparlerais un jour prochain, sont aussi parmi ceux qui me valent le plus de visite depuis que j'ai parlé de la chanson de Sporto Kantes, Lee.

Or, cher public, il se trouve que j'ai eu la réponse par un ami d'amie qui connaissait un artiste ayant travaillé avec ce groupe et l'avait sur MSN en même temps que moi. Hasards du web !

Par contre, et c'est là que vous allez me haïr, je n'ai pas eu la permission de divulguer la source de ce sample, les auteurs restant assez prudents sur le sujet. En tout cas, il ne s'agit pas d'un film. Dommage, j'aurai bien aimé le voir, s'il avait existé.

jeudi 22 mars 2012

Et voilà !

D'un coup, tout à changé !

Si si.

dimanche 18 mars 2012

Bientôt ...

... un grand changement sur ce blog !

jeudi 15 mars 2012

En hommage à Cloclo ...

Si j'avais un préso
Je baiserais le jour
Je baiserais la nuit
J'y mettrais tout mon vit
Je triquerais ferme
Par devant et par derrière
Et je jouirais sur ton cul
Ta chatte, ta bouche et tes seins
Oh oh, ce serait le bonheur

Si c'était un porno
Je banderais le jour
Je banderais la nuit
J'y mettrais tout mon vit
Dès le matin à l'aube
Et le soir sur la route
Je rêverais à ton cul,
Ta chatte, ta bouche et tes seins
Oh oh, ce serait le bonheur

Si t'aimais la sodo
Je t'enculerais le jour
Je t'enculerais la nuit
J'y mettrais tout mon vit
En t'retournant par terre
Pour pénétrer tes reins
J'la mettrais dans ton cul,
Ta chatte, ta bouche et tes seins
Oh oh, ce serait le bonheur

Si j'avais un préso
Et si c'était un porno
Et puis si t'aimais la sodo
Je serais le plus heureux
Je ne voudrais rien d'autre
Qu'un préso, un porno et une sodo
Pour l'amour de ton cul,
Ta chatte, ta bouche et tes seins
Oh oh, ce serait le bonheur

C'est le préso de chez durex
C'est le porno du samedi soir
Mais la sodo c'est pour ton cul,
Ta chatte, ta bouche et tes seins
Oh oh, pour moi c'est le bonheur
C'est ça le vrai bonheur
Si j'avais un préso
Si j'avais un préso

dimanche 12 février 2012

Dévoration sacrificielle

Elle git à côté de l'ordinateur, toute tordue. Je sais que ce n'était pas raisonnable, et que je le paierai plus tard. Oui, mais j'en avais vraiment besoin. Tant pis pour moi, tant pis pour elle ... ma quatrième tablette de chocolat du weekend !

samedi 11 février 2012

Saint valentin moins 3 jours

Peut-on qualifier de déception amoureuse ce que l'on ressent lorsque l'on ne tombe pas amoureux de quelqu'un qui vous plait et à qui vous plaisez ?

Je ne crois pas, et pourtant, les symptômes sont assez similaires.

vendredi 13 janvier 2012

Comment reconnaître une jolie femme ...

... quand on est assis à son bureau, en train de travailler, rideaux fermés, et que la dite femme dehors, quatre étages plus bas et à l'autre bout de la rue ?

Vous ne voyez pas ?

Au bruit qu'elle fait en marchant, tout simplement. Le toc-toc caractéristique des talons sur les pavés du trottoir est le signe qu'en entrouvrant les rideaux, j'aurai la chance d'apercevoir une jolie paire de jambes, tendues entre une jupe et des talons hauts, courant vers la gare pour attraper son train.

Rien que pour cela, j'aime mon appartement.

samedi 7 janvier 2012

Dominer au masculin

Avez-vous remarqué comme le langage érotique est bien plus fleuri quand il désigne des femmes ? Quel est le masculin d'une salope, d'une cochonne, d'une pute ? La question m'a frappé en lisant un texte de Gourmande sur la domination féminine. Par manque de vocabulaire, les mots jetés aux soumis sont les mêmes que ceux lancés aux soumises.

Là où la salope est une "Femme de mauvaise vie, dévergondée, débauchée", le salopard est un "Salaud, homme abject, vil, sans scrupules", sans connotation sexuelle donc. Et ni le salaud, ni le salop ne nous avance.

De même, si la cochonne est une "Personne de sexe féminin particulièrement obscène", le cochon n'est, au mieux (selon nos critères), qu'une "Personne aux actes ou aux propos obscènes."

La pute, outre une prostituée, est également d'après mon dictionnaire une "Femme de mauvaise vie ou prête à tout pour réussir, avec une référence explicite à la sexualité." Il propose d'ailleurs salope comme synonyme de cette acceptation. L'équivalent masculin, le gigolo, ne présente pas cette extension de sens. Sans compter que le mot est un peu trop rigolo pour servir d'insulte.

Que dire alors ?

Pour salope, je propose queutard : "Homme porté sur le sexe, baiseur, coureur." Il a l'avantage d'être à la fois une insulte et une qualité dont on peut tirer fierté. Certaines se réclament salopes (voire salopes éthiques), d'autres réclament des queutards. Lisez-donc cette apologie du queutard en remplaçant "queutard" par "salope", il fonctionne encore parfaitement.

Pour cochonne, passons donc par le porc : "Personne malpropre ou obsédée."

Pute est plus compliqué. Par effet miroir, on pourrait penser à un mot désignant un client de prostituée, comme micheton ("Homme facile à duper, en particulier client d’une prostituée"), mais le terme est daté et risque de ne pas être compris. Autre inversion, le maquereau ("Proxénète") ne correspond pas parfaitement, mais reste efficace. Vicelard peut s'utiliser dans le même genre de contexte que pute, comme Au pied, petit vicelard ou Tu n'es qu'un gros vicelard. Quelqu'un aurait-il mieux ?

On notera pour finir l'existence d'un vocabulaire par nature propre aux hommes : impuissant, châtré, par exemple.

jeudi 5 janvier 2012

Janvier 2012 (?) - Le Club des Cinq

J'ai réalisé il y a quelques jours un fantasme qui me turlupine depuis des années, et que je dois à la lecture d'un livre de science-fiction, le cycle de Mars (de Kim Stanley Robinson). Je dirais dans le deuxième tome, Mars la Verte, mais sans certitude. L'un des personnages participe à une forme de partouze soft, proche du mélangisme sans en être vraiment. Une personne s'allonge, ferme les yeux, et tous les autres protagonistes le caressent, hommes ou femmes, sur tout le corps. Le bienheureux se perd ainsi dans un océan de volupté, les mains et les langues de ses amant(e)s devenant anonymes par la force du nombre.

Dans le roman, les rôles changent à tour de rôle et l'aspect sexuel est finalement assez mis en avant. Cela n'allait pas être le cas lors de notre réinterprétation de la scène.

J'avais rendez-vous avec les quatre autres membres du Club dans un bar non loin de l'appartement de la sixième. Une fois le dernier arrivé et les consommations payées, nous nous mettons en chemin, tout en devisant gaiement. Rien dans notre attitude ne laisse transparaître la lubricité de nos intentions. Ce n'est que devant l'interphone que nous devenons plus graves. Je sonne, pas de réponse mais la porte s'ouvre. Nous grimpons l'escalier à la queue leu-leu.

La porte de l'appartement est entrouverte. Je la pousse, puis pénètre dans l'entrée plongée dans la pénombre. De la musique classique émane du salon. A. est debout, dos à l'entrée. Comme convenu, elle ne porte que des escarpins, des bas et une nuisette transparente, symbole de son hospitalité. Le jeu lui interdit de nous voir pour l'instant, tout comme il nous défend de parler. Je m'approche d'elle et lui passe un bandeau sur les yeux, tandis que mes collègues se saisissent chacun d'un des verres disposé sur la table basse et s'éparpille sur les chaises et le divan.

A. étant momentanément aveugle, je la tiens par les épaules et l'invite à se retourner vers nous. Elle pousse un petit soupir, comme si elle avait été trop concentrée sur l'attente pour respirer ces dernières minutes. Tous les regards sont tournés vers elle, admiratifs et hésitants à la fois. X. est le premier à bouger ; il pose son verre, se lève et s'avance vers A. Il enserre son cou des deux mains et l'embrasse sur les lèvres, d'abord tendrement, puis sans retenue.

Nous sommes maintenant trois autour d'elle. Moi dans son dos, qui lui caresse les cheveux et les épaules, X. devant, une main sur son sein et la langue dans sa bouche, et Y., accroupi, qui lui flatte les hanches. Le ballet commence. Difficile d'être tous actifs en même temps, surtout sans pouvoir s'aider de la parole pour se coordonner. Naturellement, nous laissons l'initiative à l'un d'entre nous, jusqu'à ce qu'il se retire et laisse la place à un autre. Ainsi, par vague, nous éveillons sensuellement le moindre centimètre carré de la peau d'A.

Nos caresses se font de plus en plus osées, de plus en plus précises. Chacun agit en fonction de ses goûts et de ses envies. Qui mordille les tétons, qui mets deux doigts dans le sexe humide d'A, qui encore se fait prodiguer une fellation. Certains redoublent de passion et de technique dans leurs cunnis, comme si un concours était en jeu. Bien sûr, nous sommes toujours au moins deux, souvent plus, à nous affairer sur le corps brûlant de notre proie. L'idée est précisément qu'elle ne sache plus où donner de la tête, que les sensations dépassent toute mesure, qu'elles débordent.

Il est temps de passer à la suite, de changer de pièce. Les volets de la chambre sont fermés, laissant transpercer une lumière tamisée. Je retire le bandeau des yeux de A. Elle a gagné le droit de deviner nos silhouettes, à défaut de nous voir nettement. Z. habille déjà son sexe dressé d'un habit de latex. Il est le premier à prendre A., alternant vas-et-viens lents mais profonds et rapides mais plus superficiels. Nous nous disposons sur le lit de part de d'autre de notre proie, la caressant tout en étant caressés, du moins quand elle n'est pas trop distraite par la queue qui s'active entre ses cuisses.

Chacun notre tour, nous jouissons d'A. et elle de nous. Elle n'en peut plus, mais, comme enivrée, elle en veut toujours plus. Ses doigts agiles et ses yeux implorants sachant nous redonner des forces, le jeu se poursuit encore longtemps.

Puis finit par s'arrêter, faute de combattants.

Nous nous retrouvons dans le salon, nus comme des vers, luisant de sueur. Un dialogue s'installe, finalement. Débriefing des amants repus. Evocation d'instants datant d'il y a quelques heures à peine. Puis, à regret, le départ et la dispersion dans les rues de Paris.

mardi 3 janvier 2012

2012, année de la ...

... saucisse de Toulouse ?

En tout cas, quelle soit bonne pour tous mes lecteurs !