mercredi 30 novembre 2011

Les hommes intelligents


(Note à moi-même : penser à moins penser !)

mardi 22 novembre 2011

Comme un mercredi

J'ai enfin cette enveloppe dans les mains. Les résultats d'une analyse que je n'ai que trop tardé à faire, après deux ans d'aventures. Oh, je n'ai pas pris de risque et je ne redoute pas particulièrement de l'ouvrir cette enveloppe. Evidemment, en l'ouvrant, je vais dissiper le doute ouatée dans lequel je baignais jusqu'ici, pour cristalliser l'une ou l'autre sensation. Le soulagement ou l'angoisse.

Souvent, la peur d'une mauvaise conclusion me pousse à l'inaction. Ne rien faire, c'est le seul moyen de ne jamais se tromper. Mais c'est aussi un choix, d'une certaine façon. Peut-être même le plus mauvais.

J'ouvre l'enveloppe. Lutte pour retrouver ce qui m'intéresse dans les pages qui s'en déversent.

Quand j'ai fait cette analyse, je pensais à Mlle Immortelle, à sa bouche gourmande. Elle était ma motivation. Maintenant que je tiens les résultats entre mes mains, c'est elle qui n'est plus entre mes bras.

Tiens, les feuilles sont imprimées recto-verso. Je lis, je relis. Je range les feuillets dans mon sac. Les ressors, re-relis.

Je repars avec le sourire.

jeudi 17 novembre 2011

Comme un mardi

Un coup de fil de Mlle Immortelle. Nous ne nous sommes pas vu depuis deux semaines à cause des vacances. J'étais une dernière fois à Orléans avec mes enfants, elle a emmené le sien plonger dans des mers tropicales. Je suis heureux de l'entendre, de prendre de ses nouvelles. J'ai hâte de la revoir et de profiter de son corps et de l'extraordinaire harmonie qui règne entre nous. J'ai déjà réfléchi aux jours où nous pourrions nous voir, mais je n'ai pas le temps de lui proposer...

... Elle veux mettre notre relation entre parenthèses pour les mois à venir. Elle a rencontré quelqu'un durant ses vacances. Au Club Med'. C'est d'un banal.

Elle insiste que c'est temporaire, et je l'assure que je comprends la situation. Elle me demande comment cela se passe, que contrairement à moi, elle n'a jamais vécu cette situation. Je ne sais que lui répondre, après tout, je n'ai pas vraiment connu cela exactement. L'important, c'est de rester naturel et léger, conclus-je.

Le téléphone raccroché, je suis désemparé. Nous n'étions pas amoureux, c'était clair. D'ailleurs, je suis triste, mais pas tant que ça. Jaloux aussi à l'idée qu'un autre homme la touche, mais pas tant que ça.

Deuxième signe d'un changement dans ma vie. Plus d'envie de libertinage. Plus de maitresse régulière ou même irrégulière. Le coeur dégagé, je me sens comme une feuille blanche, vierge de toute écriture, sur la table d'un écrivain qui entamerait un nouveau chapitre dans un long roman feuilletonnesque. Libre de partir dans n'importe quelle direction.

samedi 5 novembre 2011

Comme un lundi


J'ai toujours autant de mal à m'intégrer dans un groupe. A cause d'une timidité qui me rend presque asocial. Mais j'y arrive pourtant quand je suis motivé. Je sais me forcer, oublier mes peurs instinctives. Alors pourquoi n'y suis-je pas parvenu ce soir-là ?

Des amis m'ont donné des conseils sur la façon de se conduire lors que l'on est un homme seul en club libertin. Comment aller vers les gens. Ce sont des choses que je comprends, mais que j'ai du mal à mettre en pratique. Pas seulement par timidité, mais aussi par manque d'envie, de motivation.

J'aimerai que les choses se passent plus naturellement, que le désir soit partagé, que je me sente invité plutôt que simplement accepté. Pourtant, j'ai sciemment évité des invitations implicites, des groupes où j'aurai facilement pu m'insérer.

Cette belle black, je ne voulais pas me joindre à elle pour un trio, je voulais l'inviter à manger une pizza. Cette petite blonde, je ne voulais pas lui proposer de s'allonger à côté de nos amis, mais prendre un verre avec elle.

J'étais sorti du club en pensant que je n'avais rien à y faire et c'était vrai, mais pas de la façon dont je l'envisageai alors. Il m'a fallu une nuit de sommeil pour réaliser que je n'avais plus envie de sexe, mais d'autre chose.

Que j'essayais de manger la cerise sur la gâteau alors que je n'avais plus de gâteau.

Bien, bien, bien.