dimanche 24 avril 2011

A l'école des culs rougis

Je vous conseille un nouveau blog sur ma liste de lecture : Pro-fesseur, dont le nom explicite assez bien le contenu. Moi qui ne fesse qu'en amateur, je suis admiratif !

Avec ou sans ?

Suite à un commentaire qu'elle m'a demandé de développer, j'ai écrit un billet sur le blog de Gourmande : Orgasme masculin, avec ou sans éjaculation?

samedi 23 avril 2011

La règle des trois jours

La fameuse règle qui veut que l'on ne rappelle pas un amant ou une amante avant trois jours m'a longtemps paru n'être qu'un artefact culturel, une chose qui vient d'on ne sait où, que l'on répète parce que cela sonne bien et qui finit par s'installer dans l'inconscient collectif comme une vérité évidente. Autant dire : sans fondement.

Mais je ne pensais cela que parce que j'ai vécu presque toute ma vie adulte dans une monogamie absolue. J'ai découvert par l'expérience que cette règle a une fonction importante, au moins pour moi. Elle empêche de faire des bêtises.

Après une nuit de sexe particulièrement intense, il arrive que mon corps confonde ce qui lui est arrivé avec un coup de foudre. Une question d'hormones, je suppose. Oh, ce n'est pas systématique, loin de là. Mais les premières fois, je n'ai pas su réagir. J'ai rappelé trop tôt. Je me suis laissé emporter par la vague des hormones, l'entretenant plutôt que de la laisser s'éteindre. Il s'en est suivi quelques chagrins amoureux.

Depuis j'ai compris cette règle et je l'applique, non par conformisme ou par peur de passer pour collant, mais simplement pour me protéger, pour m'assurer que les sentiments que je crois ressentir ne sont pas qu'une illusion hormonale. Le plus souvent, c'est le cas. Trois jours plus tard, je n'ai plus une envie aussi impérieuse de faire de grandes déclarations à ma partenaire d'un soir, ni de la revoir incessamment.

Ce qui ne m'était pas encore arrivé, par contre, c'est de ressentir la même chose pour quelqu'un avec qui je n'ai pas couché, avec qui j'ai à peine échangé deux phrases et dont je ne connais même pas le prénom. Oh oui, si j'avais son mail, j'aurais du mal me retenir de lui écrire. Mais je ne l'ai pas, et tant mieux, sans doute.

dimanche 17 avril 2011

L'Atlantide

"Mieux vaut sortir seule que mal accompagnée..." dit-il à Mlle Violette en lui caressant frénétiquement le mollet.
Or, Mlle Violette est accompagnée. Par moi. Et je suis juste devant elle, à côté de lui.
Estomaqué, je ne sais que répondre. Après tout, peut-être ne s'est-il pas rendu compte du caractère insultant de ses propos à mon égard. Peut-être est-il simplement stupide plutôt que malveillant.

J'avais déjà constaté que certains hommes seuls ont pour tactique de dénigrer les hommes en couple auprès de leur compagne pour s'attirer leurs faveurs. Le plus souvent avec un manque frappant de subtilité et d'à-propos, comme cet homme qui expliquait à Mlle Amaranthe que je m'y prenais mal et que je ne savais pas y faire alors qu'elle était en train de gémir de plaisir sous mes doigts.
Etrange. Il me parait pourtant évident que l'on a rien à gagner à se mettre en concurrence. Que la drague libertine n'a rien à voir avec la verticale. Qu'il faut séduire les deux plutôt qu'uniquement sa proie. (Rien que ce terme fait frémir.) Le libertinage étant un jeu de couple, c'est avec le couple que l'on joue. En complicité.
Bref.

Un peu plus tard, commençant à avoir chaud dans la cabine où nous nous sommes réfugiés à quatre, nous décidons d'entrouvrir la porte pour nous rafraîchir.
Arrive alors le jeune loup du début, qui se glisse dans l'entrebâillement pourtant étroit. Il n'écoute pas nos "non", referme la porte derrière lui et la verrouille, tout en reprenant son baratin insistant.
C'était donc bien un malotru du genre bête et méchant. Nous essayons de lui faire comprendre incorrection de son comportement, sans succès. Il m'oblige à hausser le ton pour enfin le faire sortir.

Je ne m'attendais pas à grand-chose de ce sauna, et j'ai tout de même été déçu. Même en oubliant cet incident, il reste vraiment petit, plein d'hommes (au moins une trentaine pour quatre femmes), sans espace convivial où échapper à la pression, manquant d'un jacuzzi (et le hamman était en panne). Certes, c'est trois fois moins cher que le Moon (quatre fois pour les hommes !), mais mieux vaut sans doute sortir moins et mieux que de tomber dans cette antre de misère sexuelle.

Next.