lundi 21 mars 2011

Une semaine après

Peut-on mettre un terme à vingt-cinq ans de mélancolie en une seule journée, juste parce qu'on en a lu la définition sur Wikipedia, que l'on sait exactement de quoi on souffre et contre quoi lutter ?

Cela paraît optimiste.

Pour autant, j'ai passé une excellente semaine. J'ai bien dormi, sans rechigner à me coucher, ni être victime de rêves angoissants. Au contraire, une nuit, j'ai même été réveillé par une crise ... de fou rire ! C'est la première fois que ça m'arrive, c'est franchement étonnant. (Mon rêve n'était même pas particulièrement drôle, une histoire de salle de classe qui bascule...)

J'ai fait un peu de sport. (Pas beaucoup, et ça m'a fait mal aux fesses... A cause des courbatures, bien sûr ! A quoi pensiez-vous ?)

J'ai fait plus attention à ce que je mange. (Mais quels sont ses choses vertes ? Des légumes, vous dites ?)

J'ai recontacté mes fleurs, histoire de rompre l'isolement dans lequel je m'enfonçais depuis fin janvier. Ce qui a donné lieu à des retrouvailles aussi éreintantes que satisfaisantes. Vivement la suite !

Oh, et j'ai été dans un sauna gay... Une chouette aventure aussi. (On s'est retrouvé à trois dans une alcôve de un mètre sur deux. Visiblement, les gays baisent debout !)

Bon, au niveau du travail, les nouvelles ne sont pas aussi bonnes. Ce que je fais actuellement ne me suffit pas pour vivre, hélas. (Heureusement que j'ai des réserves.) Il va falloir que je prospecte, et peut-être que je fasse preuve d'un peu d'ambition (gasp). Ou, au pire, de réalisme (re-gasp). On verra bien.

Bref, j'ai déjà eu des périodes de pêche, qui se sont toujours avérées passagères et ont été entachées par des rechutes plus ou moins graves. Mais j'ai l'impression que cette fois, c'est différent. Que j'ai vraiment appris à hausser les épaules face aux difficultés de la vie, à relativiser mes peurs et à maîtriser ou accepter mes défauts. J'espère que je ne me trompe pas.

Et en plus, c'est le printemps. Que demander de plus ?

dimanche 13 mars 2011

Abouquoi ?

On apprend de ces choses en lisant Wikipedia... Par exemple, ce qui m'est arrivé hier a un nom rigolo. Aboulie. "Incapacité à exécuter les actes pourtant planifiés" ...

C'est un symptôme de la dépression.

Bon.

samedi 12 mars 2011

Le bonheur ne me rend pas heureux

Il y a vraiment des moments où je ne me comprends pas moi-même. Pourquoi saboter mes possibilités de bonheur ? Comme si j'estimais ne pas les mériter, ou que j'en avais peur.

Un psy de comptoir me disait récemment que je n'étais pas remis de ma première séparation. Ce qui m'a fait peur. Elle date quand même d'un an et demi, et j'ai vécu beaucoup de choses depuis.

Mais ce n'est pas le pire. Ce qui est vraiment terrifiant, c'est de réaliser que j'ai peut-être bien toujours été comme ça. Plus doué pour le malheur que pour le bonheur. Malheureux d'être seul, mais pétrifié à l'idée d'être en société.

vendredi 11 mars 2011

Érotolepsie

On tombe parfois sur des pépites en fouinant sur Wikipedia :

L'erotolepsy est un néologisme inventé par Thomas Hardy pour décrire un débordement transgressif de sensualité et de sexualité empêchant celui ou celle qui en souffre de respecter les codes moraux.


Dommage que cela sonne comme une maladie, sans quoi je me revendiquerais bien érotolepse !

mardi 8 mars 2011

Un mois après

Pendant quelques semaines, mon credo a été de "Faire les Choses". Ranger mes papiers, payer les factures, acheter les rideaux, finir mon contrat. C'était une façon de trouver des petites satisfactions dans le quotidien. Je ne sais plus quel sage a dit qu'il fallait s'accorder au moins un petit bonheur par jour. Mais c'était aussi un moyen de me forcer à regarder le présent plutôt qu'un passé disparu ou un futur incertain. De me mettre des œillères.

Je crois que cette phase est passée. Je regarde à nouveau pleinement vers le futur. Il est toujours aussi rempli d'incertitudes, mais aussi de promesses. Je me suis ainsi lancé dans un projet (professionnel) complétement idiot et qui va me demander beaucoup plus de temps que je n'en ai. Mais qui m'amuse follement. Et c'est déjà ça.

Sur le plan personnel, je ne sais pas ce qui me manque le plus : les sentiments, la tendresse ou le sexe. Le sevrage est difficile.