mardi 15 février 2011

La séparation J+16

Première saint Valentin que je passe seul depuis 20 ans. J'essaye bien de me plonger dans le travail pour ne pas y penser. Raté. Une demi-page plus loin, je compare ma vie à un, deux ou dix ans en arrière. Les pensées négatives s'accumulent et ne trouvent que les conduits lacrymaux pour sortir.

Le soir me trouve fatigué, mais calmé. Je lit un webcomic trouvé par hasard, les histoires d'amour de chats anthropomorphiques. Parcours à rebours un an d'archive en mangeant des restes. Un yaourt et au lit.

La nuit, j'ai une longue discussion onirique avec Mlle Coquelicot, qui m'explique à quel point elle est heureuse avec l'Homme en Noir. Le réveil sonne, je reste au lit. Quand je finis par me réveiller, j'ai tout le plan d'une série de SF originale en tête, titre compris ("Deneb") ...

Evidemment, après un chocolat chaud, plus rien ne tient debout dans cette histoire.

jeudi 10 février 2011

Lecture (?) : Sex@mour

Hugin & Munin: Sex@mour: "L'idée principale qui se dégage du livre est que le sexe n'est pas un loisir comme les autres. Même quand on le pense libéré du carcan archaïque de la sexualité à papa, c'est une activité trop ancrée dans un ensemble de vieilles valeurs plus ou moins conscientes. On a beau se prétendre "open", le cul pour le cul finit par tourner en rond et mettre en évidence un vide affectif (c'est un peu moins vrai chez l'homme qui sépare depuis des siècles le sexe et les sentiments). D'autant que les méthodes modernes de drague via internet sont aussi violentes que les rateaux d'antan. Voir une discussion enflammée s'arrêter d'un coup dès que la partenaire a envoyé une photo moins flatteuse que prévue ou se rendre compte qu'on est le 3e partenaire sexuel de la semaine, ça heurte encore. On se rencontre plus vite grâce au courriel ou Facebook, mais ça ne veut pas dire pour autant que la charge émotionnelle liée au rejet est amoindrie."


Je ne sais pas ce que vaut le livre, mais rien que la critique est déjà intéressante !

vendredi 4 février 2011

La séparation J+6

Après l'évidence est arrivé le doute. Puis après le doute, une nouvelle évidence. J'aimais Mlle Amaranthe, mais je ne me voyais plus vivre avec elle. Nous avions beau nous aimer, partager un univers et avoir des rêves en commun, nous nous faisions aussi du mal. Constamment sur la défensive à l'affut du malheur de l'autre. Un cercle vicieux.

L'amour ne suffit pas, comme le chante Suzanne Vega.



"It's not enough to be in love"

Nos projets, envolés. Ce que nous avions construit, effondré. Mes propres actes me laissent un sale goût dans la bouche et dans le coeur. Même si je suis convaincu que ma décision était la bonne, je regrette la façon trop brusque dont s'est déroulée la séparation.

Bizarrement, c'est Mlle Coquelicot, mon ex-femme, qui m'a réconforté aujourd'hui, quand je lui parlais de mes sentiments de culpabilité et de perte. Elle qui me connait si bien a su trouver les mots qui ont fait mouche.

Ce soir, je regarde à nouveau l'avenir droit dans les yeux.

Après tout, quitter quelqu'un est un acte d'espoir. L'espoir que l'on peut être heureux, et qu'on le mérite. Même si cela demande des efforts, des sacrifices. Sans cet espoir, on s'accroche même à une situation bancale.

Cet espoir, je ne veux pas le gâcher.