mercredi 30 novembre 2011

Les hommes intelligents


(Note à moi-même : penser à moins penser !)

mardi 22 novembre 2011

Comme un mercredi

J'ai enfin cette enveloppe dans les mains. Les résultats d'une analyse que je n'ai que trop tardé à faire, après deux ans d'aventures. Oh, je n'ai pas pris de risque et je ne redoute pas particulièrement de l'ouvrir cette enveloppe. Evidemment, en l'ouvrant, je vais dissiper le doute ouatée dans lequel je baignais jusqu'ici, pour cristalliser l'une ou l'autre sensation. Le soulagement ou l'angoisse.

Souvent, la peur d'une mauvaise conclusion me pousse à l'inaction. Ne rien faire, c'est le seul moyen de ne jamais se tromper. Mais c'est aussi un choix, d'une certaine façon. Peut-être même le plus mauvais.

J'ouvre l'enveloppe. Lutte pour retrouver ce qui m'intéresse dans les pages qui s'en déversent.

Quand j'ai fait cette analyse, je pensais à Mlle Immortelle, à sa bouche gourmande. Elle était ma motivation. Maintenant que je tiens les résultats entre mes mains, c'est elle qui n'est plus entre mes bras.

Tiens, les feuilles sont imprimées recto-verso. Je lis, je relis. Je range les feuillets dans mon sac. Les ressors, re-relis.

Je repars avec le sourire.

jeudi 17 novembre 2011

Comme un mardi

Un coup de fil de Mlle Immortelle. Nous ne nous sommes pas vu depuis deux semaines à cause des vacances. J'étais une dernière fois à Orléans avec mes enfants, elle a emmené le sien plonger dans des mers tropicales. Je suis heureux de l'entendre, de prendre de ses nouvelles. J'ai hâte de la revoir et de profiter de son corps et de l'extraordinaire harmonie qui règne entre nous. J'ai déjà réfléchi aux jours où nous pourrions nous voir, mais je n'ai pas le temps de lui proposer...

... Elle veux mettre notre relation entre parenthèses pour les mois à venir. Elle a rencontré quelqu'un durant ses vacances. Au Club Med'. C'est d'un banal.

Elle insiste que c'est temporaire, et je l'assure que je comprends la situation. Elle me demande comment cela se passe, que contrairement à moi, elle n'a jamais vécu cette situation. Je ne sais que lui répondre, après tout, je n'ai pas vraiment connu cela exactement. L'important, c'est de rester naturel et léger, conclus-je.

Le téléphone raccroché, je suis désemparé. Nous n'étions pas amoureux, c'était clair. D'ailleurs, je suis triste, mais pas tant que ça. Jaloux aussi à l'idée qu'un autre homme la touche, mais pas tant que ça.

Deuxième signe d'un changement dans ma vie. Plus d'envie de libertinage. Plus de maitresse régulière ou même irrégulière. Le coeur dégagé, je me sens comme une feuille blanche, vierge de toute écriture, sur la table d'un écrivain qui entamerait un nouveau chapitre dans un long roman feuilletonnesque. Libre de partir dans n'importe quelle direction.

samedi 5 novembre 2011

Comme un lundi


J'ai toujours autant de mal à m'intégrer dans un groupe. A cause d'une timidité qui me rend presque asocial. Mais j'y arrive pourtant quand je suis motivé. Je sais me forcer, oublier mes peurs instinctives. Alors pourquoi n'y suis-je pas parvenu ce soir-là ?

Des amis m'ont donné des conseils sur la façon de se conduire lors que l'on est un homme seul en club libertin. Comment aller vers les gens. Ce sont des choses que je comprends, mais que j'ai du mal à mettre en pratique. Pas seulement par timidité, mais aussi par manque d'envie, de motivation.

J'aimerai que les choses se passent plus naturellement, que le désir soit partagé, que je me sente invité plutôt que simplement accepté. Pourtant, j'ai sciemment évité des invitations implicites, des groupes où j'aurai facilement pu m'insérer.

Cette belle black, je ne voulais pas me joindre à elle pour un trio, je voulais l'inviter à manger une pizza. Cette petite blonde, je ne voulais pas lui proposer de s'allonger à côté de nos amis, mais prendre un verre avec elle.

J'étais sorti du club en pensant que je n'avais rien à y faire et c'était vrai, mais pas de la façon dont je l'envisageai alors. Il m'a fallu une nuit de sommeil pour réaliser que je n'avais plus envie de sexe, mais d'autre chose.

Que j'essayais de manger la cerise sur la gâteau alors que je n'avais plus de gâteau.

Bien, bien, bien.

lundi 10 octobre 2011

[Filmo] Seeing Other People

Seeing Other People est un film sur le libertinage, au sens de la non-monogamie plutôt que de la sexualité de groupe. Fiancée à Ed, Alice regrette de ne pas avoir connu plus de partenaires avant de se caser et a peur d'avoir des regrets plus tard. Elle propose donc à son fiancé de "voir d'autres personnes" avant le mariage prévu dans quelques mois ...

Un bon point, le couple commence par discuter des modalités de leur ouverture avant de passer à la pratique. C'est ce qui semble le plus raisonnable, mais pourtant nombreux sont les films (notamment français) sur le sujet où l'acte a lieu d'abord et où la discussion après ... ou pas du tout ! C'est ce que je reproche à Les Textiles ou à Peindre ou faire l'amour par exemple.

Evidemment, ils ne posent pas assez les choses, et font tous les deux assez vite des erreurs plus ou moins graves, mais d'une façon tout à fait logique et réaliste.

Je me suis reconnu dans le personnage d'Alice, tellement contente de réaliser son fantasme qu'elle ne voit pas le mal qu'elle fait à Ed, par exemple en lui annonçant avec enthousiasme qu'elle s'est trouvé un amant le jour même de leur décision. Je partageais également ses motivations, ayant peur d'être passé à côté de quelque chose en n'ayant connu qu'une seule femme.

Le fait que la femme soit à l'origine de l'ouverture du couple est surprenant, à contre-courant des idées reçues. Beaucoup de témoignages exposent la situation inverse, qui va dans le sens des préjugés sur la nature féminine. D'expérience, tous les cas existent, mais je ne saurais pas dire dans quelle proportion. Notons toutefois que le film est écrit par un homme et une femme, on peut supposer que cette dernière a insufflée une voix réaliste à Alice.

Mauvais point, je n'ai trouvé qu'une version anglaise non sous-titrée du film. Je ne crois pas qu'il soit sorti en France.

Et contrairement à ce que promet l'affiche, il n'y a pas de plan à quatre.

Un film à montrer à son conjoint pour l'amener au libertinage ? Eventuellement, mais le film montre bien tous les problèmes que pose le fait de "voir d'autre gens" et la conclusion n'est pas forcément favorable vis-à-vis de cette expérimentation.

Un film à regarder entre libertins ? C'est surtout une histoire de couple, mais on peut s'y reconnaître tout de même.

Un film à voir tout court ? J'ai passé un bon moment. Alice est très mignonne, tout à fait mon genre de femme. :)

samedi 17 septembre 2011

Deux marques

Pendant les vacances, deux marques m'ont confirmé deux choses que je pensais savoir de moi.

L'une m'a été laissée sur le torse par un coup de fouet. Pendant plusieurs jours, je l'ai regardé dans le miroir, en souriant.
Je suis donc bien masochiste. (Mais j'en doutais fort peu.)

L'autre, c'est Mlle Immortelle qui me l'a montré sur son bras, relique d'une poutre où je l'avais attachée quelques jours auparavant. La première pensée qui m'a traversé l'esprit, avant d'être désolé de lui avoir fait mal sans le vouloir, a été ... de la fierté.
Je suis donc bien sadique. (Et cela, c'était beaucoup moins clair dans ma tête.)

mercredi 14 septembre 2011

Septembre 11 - Le Sauna Jaurès

Je me trouve par hasard à Orléans, ville où j'ai passé un an entre mon divorce et mon déménagement sur Versailles. A l'époque, j'étais sorti quelques fois au Sauna Jaures, l'un des seuls établissements libertin du Loiret et, à ma connaissance, le seul du centre ville. Je me demande si j'en avais parlé à l'époque. Ah oui, il y a deux ans exactement, amusante coïncidence.

Il est encore tôt, le sauna est en mode "gay/bi". Je suis donc certain de n'y trouver aucune femme, mais le tarif est pour le coup encore plus bas qu'à l'habitude. C'est-à-dire presque six fois moindre qu'au Moon City... Pour ce prix-là, j'entre sans pression.

Il y a une demi-douzaine d'hommes qui attendent au bar. Les installations sont presque vide, à part deux hommes dans le jacuzzi. Je me dirige vers le hammam pour me dégader les bronches. Aussitôt, un homme entre, s'assoit à deux sièges de moi, attends 30 secondes, puis ressort. Une minute après, un autre rejoue le même manège. Il est plus persévérant, restant dans le hammam une minute entière. Je reste seul une dizaine de minutes dans l'humidité chaude, à me demander si ces passages étaient intéressés ou un autre comportement que je ne comprendrais pas.

Une fois sorti et séché, je prends un magazine et m'installe dans un transat pour lire en attendant la suite. Le club a refait sa décoration pour l'été. Les colonnes grecques ont laissé la place à une peinture murale représentant une plage, à un bateau gonflable et un mannequin allongée sur du sable.

A la fin de ma lecture, cinq couples sont arrivés. Autour du bar, ils parlent fort et rient encore plus fort. Aucun n'est très attirant, mais ils ont tout de même pas mal de succès auprès de quelques hommes, souvent plus jeunes et plus beaux. L'une des femmes s'enfermera avec trois d'entre eux pendant une bonne partie de la soirée.

Pour ma part, je traîne de zone en zone, sans me presser. Je passe un bon moment dans le jacuzzi, presque seul. Je peux m'allonger de tout mon long, seul ma tête et mes orteils dépassent. Quand je me suis allongé, l'homme présent s'est retourné, s'allongeant sur le ventre ... Est-ce encore un code que j'ignore ? Peu importe.

Je finis par le sauna où je reste moins longtemps que lors de mes précédentes visites. J'ai trop chaud et je commence à fatiguer. Je décide de faire un dernier tour dans les salles vidéos avant de partir.

C'est là que je tombe sur l'un des rares hommes qui soient visiblement bi et à mon goût. Il y a au moins un code masculin que je comprends, mais il faut dire qu'il est particulièrement explicite : une main sur le sexe en passant. Difficile de le rater ...

Rassasié par ce magnifique homme à la douce peau d'ébène, je me rhabille et je sors du club. Il est temps de rentrer !

mercredi 7 septembre 2011

Joyeux non-anniversaire, blog !

Le deuxième anniversaire de ce blog est passé sans que je m'en rende compte, en juin dernier. C'est pourtant une date importante, puisque quelques jours plus tôt, celle qui partageait ma vie depuis dix-huit ans m'annonçait qu'elle ne m'aimait plus et que je devais quitter le domicile conjugal. J'ai lu que le deuil amoureux durait deux ans. C'est donc l'heure des bilans.

Mlle Fushia m'a dit que j'aurai vraiment fait mon deuil quand je ne regretterai plus ma vie d'avant. J'aime ma vie actuelle, mais je regrette encore celle que je n'ai plus, en famille et en ménage. Je pense que je la regretterai toujours, avec une douleur plus ou moins prononcée selon les jours. Comment pourrait-il en être autrement ?

Non, le vrai critère, c'est plus simplement que ces souvenirs ne me paralysent pas, qu'ils ne m'empêchent pas d'être heureux quand j'ai toutes les raisons de l'être et que je ne pense pas au passé.

J'ai parcouru mon blog à l'occasion de ce non-anniversaire. Que de tristesse, pendant si longtemps. C'est à se demander pourquoi j'ai tellement insisté à sortir en club libertin alors que j'en sortais aussi déprimé. Sans doute que l'attraction du fantasme, de l'Utopie pornographique dont je parlais hier, était trop forte.

Dans le billet Une question fondamentale, je disais : "J'ai peur de me lancer dans une relation de rebond qui finira mal pour moi comme pour elle." C'était peu avant de rencontrer Mlle Amaranthe et, hélas, prémonitoire, même si notre histoire a été plus qu'un simple rebond.

J'ai changé de recherche depuis, quoique pas tant que cela. Mes envies ont évolué à mesure que je faisais mes expériences. Mais j'en reparlerai sans doute bientôt, pour répondre à une question que l'on m'a posée récemment, "Qu'est ce que tu veux ?", et où j'ai bafouillé une réponse qui ne m'a pas satisfaite.

En tout cas, je profite de ce non-anniversaire pour changer la couleur du blog. Vert comme les tiges qui portent mes belles fleurs. Une image champêtre en bandeau. Du ménage de printemps avec six mois d'avance, en quelque sorte !

mardi 6 septembre 2011

L'Utopie pornographique

En dehors de la beauté des corps, de l'imagination des positions et de l'élégance ou, au contraire, de la crudité des images, la pornographie a, en soi, quelque chose de fascinant. Elle ouvre une fenêtre vers un monde merveilleux, une réalité parallèle où le sexe est roi, où la liberté est reine, où tout le monde a envie de tout et de tout le monde.

Notre monde est plein de contraintes, de difficultés, dans tous les domaines et notamment pour la sexualité. Dans l'univers dépeint par la pornographie, il n'est pas question de doutes, ni de maladie, ni de frustration. Quand deux personnages d'un film érotique se plaisent, ils bandent, elles mouillent, ils baisent et tout le monde jouit.

Evidemment, la fiction présentée par la pornographie n'est pas transposable dans la réalité. C'est une utopie.

Le lieu qui pourrait s'en approcher le plus est sans doute le club libertin. Et pourtant, on est loin d'une telle disponibilité, d'une telle facilité.

Même entre gens qui se plaisent, une foultitude de facteurs extérieurs font que la concrétisation n'est pas assurée. Dans le cas de couples, il faut que l'attraction soir réciproque pour les quatre. Il faut dépasser sa timidité, que les limites de chacun soient compatibles et que l'on tombe au bon moment l'un pour l'autre.

Et ensuite, il faut encore arriver à trouver son désir, à faire abstraction de son environnement, à prendre du plaisir. Et l'on n'est pas à l'abri d'une crise de jalousie qui frappe sans prévenir, d'une explosion de préservatif, ou simplement d'une déception.

Naïvement, avant d'aller en club, je n'avais pas pensé à tout cela. Je pensais, j'espérais, y trouver l'utopie pornographie. Je n'ai pris conscience de mon erreur qu'en me confrontant à la réalité, en prenant des bleus. L'apprentissage a été long, mais je sais maintenant que le libertinage a plus à voir avec le monde réel qu'avec un rêve.

lundi 5 septembre 2011

Agnès Giard assassine les clubs échangistes

Je ne lis plus le blog d'Agnes Giard depuis longtemps. Le lien suivi depuis Sexactu me rappelle pourquoi. Dans l'un de ses derniers billets, Mme Giard s'en prend violemment aux clubs échangistes.

Sachant d'expérience que Mme Giard censure (pardon, modère ...) ses commentaires, je n'ai pas vu l'intérêt de lui répondre sur place. Mais que son avis se propage sans contradiction m'embête tout de même. Je ne suis pas le premier à réagir, M. Noir l'ayant déjà fait brillamment.

J'en rajoute une couche. Mon problème avec ce billet n'est pas le fond, mais son parti-pris et son manque de nuance. Ce n'est pas une réflexion neutre sur le sujet, c'est une plaidoirie à charge.

"Les clubs sont des maisons de passe déguisées", (...) "des PMU du coït vite-fait où des légions d’hommes seuls et frustrés viennent décharger leurs doses d’insatisfactions". (...) "En résumé : tenue de pute pour les femmes, complet noir style mafioso pour les hommes."

Certes, il faudrait se voiler la face pour ne pas voir la part de vérité dans les propos de Mme Giard. Oui, les hommes seuls paient trop cher et cela fausse l'équilibre des sexes dans les soirées mixtes. Oui, on impose aux femmes un code vestimentaire plus strict qu'aux hommes. Oui, elles sont parfois là pour de mauvaises raisons.

Toutefois, il faudrait tout autant se voiler la face pour ne pas voir que cette vérité n'est qu'un aspect d'une réalité plus complexe, et heureusement parfois plus positive. Oui, il existe des endroits où les hommes seuls ne sont pas exploités (soit qu'ils paient un tarif plus raisonnable, soit qu'ils ne soient tout simplement pas acceptés). Oui, beaucoup de femmes aiment les clubs échangistes précisément parce qu'elles peuvent y mettre des tenues qui seraient indécentes ailleurs. Et d'ailleurs, l'absence totale de vêtement dans les saunas naturistes ne change pas fondamentalement la donne. Oui, et je me doute que c'est là le point que Mmes Giard et Mazaurette ont du mal à avaler, il y a des femmes qui aiment libertiner, et qui vont en club par choix, voire sans un homme pour les pousser de force à l'intérieur.

Les remarques sur la bisexualité sont tout simplement fausses à force d'exagération et de généralisation. Elle est très répandue chez les femmes, mais n'a rien d'obligatoire. Environ la moitié des libertines de mon entourage ne sont absolument pas bi, et les portes des clubs ne leur sont pas fermées. Inversement, si la bisexualité masculine se cache, elle n'est pas interdite, ni inconnue. Là encore, quasiment une moitié des libertins que je connais sont bisexuels à des degrés divers.

C'est donc bien un assassinat. Mais à qui profite le crime ? On dit qu'avant de tuer son chien, on l'accuse de la rage...

dimanche 4 septembre 2011

(I ♥ OkCupid) Celui qui fait des caresses dans le dos

L'une des fonctions les plus amusantes d'OkCupid est le test de personnalité amoureuse (Dating Persona). Un quizz détermine quatre valeurs binaires, qui sont autant de facettes : Deliberate/Random, Gentle/Brutal, Sex/Love, Master/Dreamer. Je vous laisse traduire. Prises séparément, elles ne donnent pas grand-chose, mais combinées, elles dessinent seize archétypes possibles.

Comme pour le pourcentage d'affinité, ce test fonctionne assez bien. En tout cas, je me suis reconnu dans le résultat. Bien sûr, il y a sans doute un effet semblable à l'astrologie, où tout le monde se reconnaït dans des descriptions faites pour être génériques.

Quand je me suis inscrit sur OkCupid, il y a deux ans et deux jours, j'étais un Backrubber, autrement dit : "Celui qui fait des caresses dans le dos". C'est un caractère que le rédacteur du test définit comme ayant une forte envie de sexe, mais des moyens d'approche indirects. Comme de proposer des massasses en espérant qu'ils dégénèrent. Mais aussi en étant plus simplement gentil, en attendant que l'objet de ses attentions fasse le premier pas.

Ce qui ressemble énormément à ma méthode de séduction depuis, oh, le collège. Le fait qu'elle n'ait jamais donné beaucoup de résultat n'a pas suffit à m'en faire changer. Après tout, c'est ainsi que j'ai rencontré celle qui allait devenir ma femme. Enfin, mon ex-femme.

C'est donc un portrait que je reconnaissais, mais qui me déplaisait. Car c'est une méthode que je suis venu à détester. Qui me renvoyait une image de moi-même manquant d'assurance et de prestance. Je rêvais d'être l'acteur de la séduction plutôt que le figurant.

Evidemment, un tel changement est plus simple à rêver qu'à réaliser. Mais cette prise de conscience fait que j'ai évité les situations où je me retrouvais être "Celui qui fait des caresses dans le dos", qui m'insupportent. Je reste serviable, bien entendu, mais sans motif ultérieur. Je fais encore des caresses dans le dos, mais je m'arrête rapidement si cela ne provoque pas de réaction.

Un an après, je n'étais plus Backrubber. Grâce sans doute aux multiples partenaires que j'ai eues entre-temps, mais aussi à une transformation plus profonde, j'étais devenu ... un Playboy !

Bon, le nom est un peu prétentieux, mais la description colle assez bien à un libertin : appréciant les relations physiques sans nécessairement de sentiments, se comportant avec respect, pas mort de faim.

C'est une chouette évolution. N'empêche que le Backrubber est toujours là, et que je guette pour ne pas le laisser ressortir.

samedi 3 septembre 2011

Les Chandelles de gauche

On parle clubs libertins chez Ruquier (à partir de 5 minutes 30). On y apprend que les policiers en civil de Paris bizutent leurs nouvelles recrues en les envoyant au Club 41. Réaction de Pierre Bénichou :

- Tu sais ce que c'est que le 41 ? C'est les Chandelles de gauche.
- C'est vrai?
- Oui, non, parce que les Chandelles, c'est très mondain et là c'est populaire.
- Ah ouais ?
- Ben oui. Tu dis "je suis venu avec la femme de mon frère", il dit "la femme à votre frère". Tu vois le genre.

N'empêche qu'en dehors d'une blague sur DSK, je trouve leur discours plutôt informé et surtout positif et décomplexé.

lundi 29 août 2011

(I ♥ OkCupid) Tour du monde

Je soupçonne OkCupid de faire des recherches partielles quand les critères entrés sont trop larges. Ainsi, une requête sans aucun filtre ne me retourne que 4 affinités à 99%. En rafraichissant la page, j'ai une autre liste, avec 5 autres affinités à 99%. Etrange.

Par contre, si je demande uniquement ceux qui sont connectés actuellement, il en trouve ... 65 !

Limitons aux femmes hétéros ou bi, reste ... 41.

Limitons à un écart de plus ou moins 10 ans, reste ... 21.

Limitons à celles qui cherchent une relation longue, courte ou d'un soir (plutôt que des amis ou des correspondants), reste ... 20.

Dont :

1 en France
1 au Canada
2 au Royaume-Uni
16 aux Etats-Unis d'Amérique (Washington (x3), Georgia (x2), Illinois (x2), Michigan (x2), Oregon (x2), California, Massachusetts, New York, Texas, Wisconsin)

Au final, un tour du monde bien réduit !

dimanche 14 août 2011

(I ♥ OkCupid) Tour d'Europe

Le site de rencontre OkCupid calcule un pourcentage d'affinité entre ses membres. Contrairement à d'autres sites fonctionnant sur le même principe, mais qui se contentent d'associer les gens ayant donné les mêmes réponses aux mêmes questions, ici ce sont les utilisateurs qui indiquent les réponses souhaitées et pondèrent leur importance à leur yeux.

Cela donne un résultat qui est au final assez fiable. Ainsi, j'ai envers toutes mes connaissances utilisant ce site une affinité supérieure à 80% et souvent assez élevée. Evidemment, les maths ne suffisent pas, et un pourcentage élevé ne s'accompagne pas toujours d'atomes crochus.

Bref, je me suis amusé à regarder mes meilleurs affinités dans toutes les capitales d'Europe, pour savoir où déménager le jour où je serai vraiment en manque d'amour.

Sans surprise, Londres arrive en premier, puisqu'OkCupid est un site anglophone. Sans plus de surprise, Paris est en second. La suite montre que j'ai visiblement plus d'affinité avec les femmes du nord que du sud...

CLASSEMENT (*)

LONDRES (Royaume-Uni) --- 2 or, 6 argent, 31 bronze
PARIS (France) --- 2 or, 4 bronze (**)
AMSTERDAM (Pays-Bas) --- 1 or, 2 argent, 3 bronze
STOCKHOLM (Suède) --- 3 argent, 4 bronze
BERLIN (Allemagne) --- 1 argent, 5 bronze
HELSINKI (Finlande) --- 1 argent, 3 bronze
DUBLIN (Irlande) --- 1 argent, 2 bronze
ATHENES (Grèce) --- 1 argent,
COPENHAGUE (Danemark) --- 3 bronze
LJUBLJANA (Slovénie) --- 2 bronze
MADRID (Espagne) --- 2 bronze
BRUXELLES (Belgique) --- 1 bronze
BUCAREST (Roumanie) --- 1 bronze
VARSOVIE (Pologne) --- 1 bronze
VIENNE (Autriche) --- 1 bronze
BRATISLAVA (Slovaquie) --- meilleure affinité : 89%
BUDAPEST (Hongrie) --- meilleure affinité : 89%
LISBONNE (Portugal) --- meilleure affinité : 83%
LUXEMBOURG (Luxembourg) --- meilleure affinité : 82%
PRAGUE (République Tchèque) --- meilleure affinité : 80%
RIGA (Lettonie) --- meilleure affinité : 78%
ROME (Italie) --- meilleure affinité : 77%
SOFIA (Bulgarie) --- meilleure affinité : 75%
TALLINN (Estonie) --- meilleure affinité : 72%
VILNIUS (Lituanie) --- meilleure affinité : 70%
CHYPRE --- aucune réponse
MALTE --- aucune réponse

* Or = 99% d'affinité, argent = entre 95 et 98%, bronze entre 90 et 94%

** Dont 4 contactées. Ah non, 5 maintenant ... :)

mardi 14 juin 2011

Premières fois

C'était la première fois qu'elle voyait un homme en string...

Et, moi, qu'une femme m'éjaculait dans la bouche !

vendredi 20 mai 2011

Indécence relative

Mlle Immortelle sur les genoux, j'étais entièrement consacré à la tâche de l'embrasser à pleine bouche quand le patron du café nous a interrompu pour nous demander, poliment, mais fermement, de nous séparer. Depuis quand les "french kiss" sont-ils devenus impudiques et les parisiens coincés ?

Pourtant, une fois Mlle Immortelle sagement assise en face de moi, je me suis aperçu que nous avions eu des spectatrices. Un groupe de femmes en terrasse qui nous regardaient à moitié hilares, à moitié envieuses. L'une d'elles m'a adressé un signe de félicitation. Je me suis modestement incliné. (Je n'ai pas pensé à faire circuler mon chapeau, peut-être aurais-je dû ?)

Par la suite, nous avons discuté entre nous de l'opportunité de nous rendre dans les toilettes pour y faire ce que nous avions tous les deux envie de faire ... mais j'avais dans l'idée que nous étions surveillés et que nous serions interceptés en route. Visiblement, nous n'étions pas dans le fameux BAR de Sam et melle a., hélas.

jeudi 19 mai 2011

Pas très raisonnable

J'étais sur le point de briser ma propre règle des trois jours en envoyant un message à Mlle Immortelle seulement deux jours après notre première (et explosive) rencontre quand mon téléphone a tinté. C'est d'elle qui m'envoyait un message ...

Parfois, il est bon de se laisser porter.

mercredi 18 mai 2011

Crux

J'ai vu un ange.

C'était une belle jeune femme, cheveux cuivrés, trop longiligne pour me plaire tout à fait, trop jeune pour que je lui plaise, sans doute. Très jolie, coquette, mais pas encore de quoi la qualifier d'angélique.

Quand nos regards se croisaient dans la foule, elle soutenait le mien, mais d'une façon à la fois neutre et intense que j'ai été incapable d'interpréter. Ce n'était pas la première fois que je m'interrogeais face à un regard de ce type. Signifiait-il "arrête de me regarder, tu ne m'intéresses pas" ou "fais donc le premier pas, tu m'intéresses" ? Pas clair du tout. Une combinaison de timidité et de prudence m'a fait opter pour l'inaction.

Plus tard, je l'ai revue attachée à un poteau, des cordes nouées autour de son corps, les bras relevés au-dessus de la tête et le visage tourné sur le côté. Et là, quelque chose dans la lumière sur le teint pâle de sa peau, dans ses yeux fermés et ses lèvres entrouvertes, dans sa position quasi-christique, a fait que j'ai eu l'impression d'être devant un ange. Etrangement vu le contexte, il émanait d'elle une grande pureté.

Ensuite, elle a tressailli alors que les lanières d'un martinet lui frappaient les cuisses. Cela aurait pu être de la douleur, ou de la surprise, mais c'était bien le plaisir qui la faisait trembler à chaque coup, et c'était juste magnifique à voir. Moi qui suis fondamentalement plutôt maso que sado, cette scène m'a fait comprendre le plaisir que l'on peut avoir à fouetter quelqu'un ... quand il prend son pied d'une façon aussi charmante et perceptible.

mercredi 11 mai 2011

A distance

Ah, qu'il est agréable de participer à la jouissance d'une femme, même à distance. "Plaisir de donner, joie de recevoir", comme promettaient les distributeurs de jouets de foire de mon enfance.

D'abord, par webcam. Je ne savais pas à quoi m'attendre en acceptant cette séance avec un couple mignon et se laissant tenter par la voie de l'exhibitionnisme. Après tout, au pire, je n'aurais qu'une vidéo porno de moins bonne qualité graphique que celles que l'on trouve si facilement sur Internet. Au mieux, la connivence qui nous unit allait transcender cette expérience de voyeurisme.

J'avais négligé une chose. C'est l'effet que peut faire une femme quand elle jette un regard dans votre direction alors qu'elle est en plein ébat, et que l'on sent son excitation de vous savoir là. C'était juste délicieux. Et je n'ai pas perdu une miette du reste du spectacle.

Plus indirect encore, je discutais par MSN avec une amie, un peu avant qu'elle ne rejoigne son amant. Nous avons parlé de sodomie et de salopitude, entre autre. Comme elle l'a dit ensuite : "Je n'avais pas prévu de me faire enculer, mais ....". C'est donc ce qui est arrivé, et elle a connu un orgasme mémorable. Auquel je suis heureux d'avoir participé, même à petite dose.

dimanche 24 avril 2011

A l'école des culs rougis

Je vous conseille un nouveau blog sur ma liste de lecture : Pro-fesseur, dont le nom explicite assez bien le contenu. Moi qui ne fesse qu'en amateur, je suis admiratif !

Avec ou sans ?

Suite à un commentaire qu'elle m'a demandé de développer, j'ai écrit un billet sur le blog de Gourmande : Orgasme masculin, avec ou sans éjaculation?

samedi 23 avril 2011

La règle des trois jours

La fameuse règle qui veut que l'on ne rappelle pas un amant ou une amante avant trois jours m'a longtemps paru n'être qu'un artefact culturel, une chose qui vient d'on ne sait où, que l'on répète parce que cela sonne bien et qui finit par s'installer dans l'inconscient collectif comme une vérité évidente. Autant dire : sans fondement.

Mais je ne pensais cela que parce que j'ai vécu presque toute ma vie adulte dans une monogamie absolue. J'ai découvert par l'expérience que cette règle a une fonction importante, au moins pour moi. Elle empêche de faire des bêtises.

Après une nuit de sexe particulièrement intense, il arrive que mon corps confonde ce qui lui est arrivé avec un coup de foudre. Une question d'hormones, je suppose. Oh, ce n'est pas systématique, loin de là. Mais les premières fois, je n'ai pas su réagir. J'ai rappelé trop tôt. Je me suis laissé emporter par la vague des hormones, l'entretenant plutôt que de la laisser s'éteindre. Il s'en est suivi quelques chagrins amoureux.

Depuis j'ai compris cette règle et je l'applique, non par conformisme ou par peur de passer pour collant, mais simplement pour me protéger, pour m'assurer que les sentiments que je crois ressentir ne sont pas qu'une illusion hormonale. Le plus souvent, c'est le cas. Trois jours plus tard, je n'ai plus une envie aussi impérieuse de faire de grandes déclarations à ma partenaire d'un soir, ni de la revoir incessamment.

Ce qui ne m'était pas encore arrivé, par contre, c'est de ressentir la même chose pour quelqu'un avec qui je n'ai pas couché, avec qui j'ai à peine échangé deux phrases et dont je ne connais même pas le prénom. Oh oui, si j'avais son mail, j'aurais du mal me retenir de lui écrire. Mais je ne l'ai pas, et tant mieux, sans doute.

dimanche 17 avril 2011

L'Atlantide

"Mieux vaut sortir seule que mal accompagnée..." dit-il à Mlle Violette en lui caressant frénétiquement le mollet.
Or, Mlle Violette est accompagnée. Par moi. Et je suis juste devant elle, à côté de lui.
Estomaqué, je ne sais que répondre. Après tout, peut-être ne s'est-il pas rendu compte du caractère insultant de ses propos à mon égard. Peut-être est-il simplement stupide plutôt que malveillant.

J'avais déjà constaté que certains hommes seuls ont pour tactique de dénigrer les hommes en couple auprès de leur compagne pour s'attirer leurs faveurs. Le plus souvent avec un manque frappant de subtilité et d'à-propos, comme cet homme qui expliquait à Mlle Amaranthe que je m'y prenais mal et que je ne savais pas y faire alors qu'elle était en train de gémir de plaisir sous mes doigts.
Etrange. Il me parait pourtant évident que l'on a rien à gagner à se mettre en concurrence. Que la drague libertine n'a rien à voir avec la verticale. Qu'il faut séduire les deux plutôt qu'uniquement sa proie. (Rien que ce terme fait frémir.) Le libertinage étant un jeu de couple, c'est avec le couple que l'on joue. En complicité.
Bref.

Un peu plus tard, commençant à avoir chaud dans la cabine où nous nous sommes réfugiés à quatre, nous décidons d'entrouvrir la porte pour nous rafraîchir.
Arrive alors le jeune loup du début, qui se glisse dans l'entrebâillement pourtant étroit. Il n'écoute pas nos "non", referme la porte derrière lui et la verrouille, tout en reprenant son baratin insistant.
C'était donc bien un malotru du genre bête et méchant. Nous essayons de lui faire comprendre incorrection de son comportement, sans succès. Il m'oblige à hausser le ton pour enfin le faire sortir.

Je ne m'attendais pas à grand-chose de ce sauna, et j'ai tout de même été déçu. Même en oubliant cet incident, il reste vraiment petit, plein d'hommes (au moins une trentaine pour quatre femmes), sans espace convivial où échapper à la pression, manquant d'un jacuzzi (et le hamman était en panne). Certes, c'est trois fois moins cher que le Moon (quatre fois pour les hommes !), mais mieux vaut sans doute sortir moins et mieux que de tomber dans cette antre de misère sexuelle.

Next.

lundi 21 mars 2011

Une semaine après

Peut-on mettre un terme à vingt-cinq ans de mélancolie en une seule journée, juste parce qu'on en a lu la définition sur Wikipedia, que l'on sait exactement de quoi on souffre et contre quoi lutter ?

Cela paraît optimiste.

Pour autant, j'ai passé une excellente semaine. J'ai bien dormi, sans rechigner à me coucher, ni être victime de rêves angoissants. Au contraire, une nuit, j'ai même été réveillé par une crise ... de fou rire ! C'est la première fois que ça m'arrive, c'est franchement étonnant. (Mon rêve n'était même pas particulièrement drôle, une histoire de salle de classe qui bascule...)

J'ai fait un peu de sport. (Pas beaucoup, et ça m'a fait mal aux fesses... A cause des courbatures, bien sûr ! A quoi pensiez-vous ?)

J'ai fait plus attention à ce que je mange. (Mais quels sont ses choses vertes ? Des légumes, vous dites ?)

J'ai recontacté mes fleurs, histoire de rompre l'isolement dans lequel je m'enfonçais depuis fin janvier. Ce qui a donné lieu à des retrouvailles aussi éreintantes que satisfaisantes. Vivement la suite !

Oh, et j'ai été dans un sauna gay... Une chouette aventure aussi. (On s'est retrouvé à trois dans une alcôve de un mètre sur deux. Visiblement, les gays baisent debout !)

Bon, au niveau du travail, les nouvelles ne sont pas aussi bonnes. Ce que je fais actuellement ne me suffit pas pour vivre, hélas. (Heureusement que j'ai des réserves.) Il va falloir que je prospecte, et peut-être que je fasse preuve d'un peu d'ambition (gasp). Ou, au pire, de réalisme (re-gasp). On verra bien.

Bref, j'ai déjà eu des périodes de pêche, qui se sont toujours avérées passagères et ont été entachées par des rechutes plus ou moins graves. Mais j'ai l'impression que cette fois, c'est différent. Que j'ai vraiment appris à hausser les épaules face aux difficultés de la vie, à relativiser mes peurs et à maîtriser ou accepter mes défauts. J'espère que je ne me trompe pas.

Et en plus, c'est le printemps. Que demander de plus ?

dimanche 13 mars 2011

Abouquoi ?

On apprend de ces choses en lisant Wikipedia... Par exemple, ce qui m'est arrivé hier a un nom rigolo. Aboulie. "Incapacité à exécuter les actes pourtant planifiés" ...

C'est un symptôme de la dépression.

Bon.

samedi 12 mars 2011

Le bonheur ne me rend pas heureux

Il y a vraiment des moments où je ne me comprends pas moi-même. Pourquoi saboter mes possibilités de bonheur ? Comme si j'estimais ne pas les mériter, ou que j'en avais peur.

Un psy de comptoir me disait récemment que je n'étais pas remis de ma première séparation. Ce qui m'a fait peur. Elle date quand même d'un an et demi, et j'ai vécu beaucoup de choses depuis.

Mais ce n'est pas le pire. Ce qui est vraiment terrifiant, c'est de réaliser que j'ai peut-être bien toujours été comme ça. Plus doué pour le malheur que pour le bonheur. Malheureux d'être seul, mais pétrifié à l'idée d'être en société.

vendredi 11 mars 2011

Érotolepsie

On tombe parfois sur des pépites en fouinant sur Wikipedia :

L'erotolepsy est un néologisme inventé par Thomas Hardy pour décrire un débordement transgressif de sensualité et de sexualité empêchant celui ou celle qui en souffre de respecter les codes moraux.


Dommage que cela sonne comme une maladie, sans quoi je me revendiquerais bien érotolepse !

mardi 8 mars 2011

Un mois après

Pendant quelques semaines, mon credo a été de "Faire les Choses". Ranger mes papiers, payer les factures, acheter les rideaux, finir mon contrat. C'était une façon de trouver des petites satisfactions dans le quotidien. Je ne sais plus quel sage a dit qu'il fallait s'accorder au moins un petit bonheur par jour. Mais c'était aussi un moyen de me forcer à regarder le présent plutôt qu'un passé disparu ou un futur incertain. De me mettre des œillères.

Je crois que cette phase est passée. Je regarde à nouveau pleinement vers le futur. Il est toujours aussi rempli d'incertitudes, mais aussi de promesses. Je me suis ainsi lancé dans un projet (professionnel) complétement idiot et qui va me demander beaucoup plus de temps que je n'en ai. Mais qui m'amuse follement. Et c'est déjà ça.

Sur le plan personnel, je ne sais pas ce qui me manque le plus : les sentiments, la tendresse ou le sexe. Le sevrage est difficile.

mardi 15 février 2011

La séparation J+16

Première saint Valentin que je passe seul depuis 20 ans. J'essaye bien de me plonger dans le travail pour ne pas y penser. Raté. Une demi-page plus loin, je compare ma vie à un, deux ou dix ans en arrière. Les pensées négatives s'accumulent et ne trouvent que les conduits lacrymaux pour sortir.

Le soir me trouve fatigué, mais calmé. Je lit un webcomic trouvé par hasard, les histoires d'amour de chats anthropomorphiques. Parcours à rebours un an d'archive en mangeant des restes. Un yaourt et au lit.

La nuit, j'ai une longue discussion onirique avec Mlle Coquelicot, qui m'explique à quel point elle est heureuse avec l'Homme en Noir. Le réveil sonne, je reste au lit. Quand je finis par me réveiller, j'ai tout le plan d'une série de SF originale en tête, titre compris ("Deneb") ...

Evidemment, après un chocolat chaud, plus rien ne tient debout dans cette histoire.

jeudi 10 février 2011

Lecture (?) : Sex@mour

Hugin & Munin: Sex@mour: "L'idée principale qui se dégage du livre est que le sexe n'est pas un loisir comme les autres. Même quand on le pense libéré du carcan archaïque de la sexualité à papa, c'est une activité trop ancrée dans un ensemble de vieilles valeurs plus ou moins conscientes. On a beau se prétendre "open", le cul pour le cul finit par tourner en rond et mettre en évidence un vide affectif (c'est un peu moins vrai chez l'homme qui sépare depuis des siècles le sexe et les sentiments). D'autant que les méthodes modernes de drague via internet sont aussi violentes que les rateaux d'antan. Voir une discussion enflammée s'arrêter d'un coup dès que la partenaire a envoyé une photo moins flatteuse que prévue ou se rendre compte qu'on est le 3e partenaire sexuel de la semaine, ça heurte encore. On se rencontre plus vite grâce au courriel ou Facebook, mais ça ne veut pas dire pour autant que la charge émotionnelle liée au rejet est amoindrie."


Je ne sais pas ce que vaut le livre, mais rien que la critique est déjà intéressante !

vendredi 4 février 2011

La séparation J+6

Après l'évidence est arrivé le doute. Puis après le doute, une nouvelle évidence. J'aimais Mlle Amaranthe, mais je ne me voyais plus vivre avec elle. Nous avions beau nous aimer, partager un univers et avoir des rêves en commun, nous nous faisions aussi du mal. Constamment sur la défensive à l'affut du malheur de l'autre. Un cercle vicieux.

L'amour ne suffit pas, comme le chante Suzanne Vega.



"It's not enough to be in love"

Nos projets, envolés. Ce que nous avions construit, effondré. Mes propres actes me laissent un sale goût dans la bouche et dans le coeur. Même si je suis convaincu que ma décision était la bonne, je regrette la façon trop brusque dont s'est déroulée la séparation.

Bizarrement, c'est Mlle Coquelicot, mon ex-femme, qui m'a réconforté aujourd'hui, quand je lui parlais de mes sentiments de culpabilité et de perte. Elle qui me connait si bien a su trouver les mots qui ont fait mouche.

Ce soir, je regarde à nouveau l'avenir droit dans les yeux.

Après tout, quitter quelqu'un est un acte d'espoir. L'espoir que l'on peut être heureux, et qu'on le mérite. Même si cela demande des efforts, des sacrifices. Sans cet espoir, on s'accroche même à une situation bancale.

Cet espoir, je ne veux pas le gâcher.

samedi 29 janvier 2011

Double dédicace



A Mlle Fushia, qui ne connaît pas Peter Gabriel (Shame ! Shame !)

A Mlle Iris, à cause des paroles qui me rappellent le sujet d'une de nos conversations (même si nous ne parlions pas vraiment de mains ...)

Wanting contact
I'm wanting contact
I'm wanting contact
With you

Shake those hands, shake those hands
Give me the thing I understand
Shake those hands, shake those hands

vendredi 28 janvier 2011

L'effet Coolidge

Calvin Coolidge était un président américain. Suite à une anecdote (probablement apocryphe) à son sujet, on a donné son nom à un phénomène biologique intéressant en premier lieu les libertins.

L'histoire raconte que le couple Coolidge était en visite, durant son mandat, dans une ferme modèle du gouvernement. Pendant que le président visitait une autre partie de la ferme, la première Dame visitait le poulailler. Le fermier lui expliquait que le coq copulait toute la journée, et des dizaines de fois par jour. Là-dessus, la First Lady lui aurait dit : "Racontez donc cela au Président".

Après avoir à son tour été informé sur les habitudes sexuelles du coq, le président aurait répliqué : "Toujours avec les mêmes poules ?". Bien entendu, l'agriculteur démentit puisque le coq s'occupe de tout le poulailler. Le président aurait alors répondu : "Racontez donc cela à mon épouse".

(source : Wikipédia)


Grâce à l'effet Coolidge, les animaux mâles peuvent copuler plusieurs fois de suite, sans période réfractaire. Mais à condition de changer de partenaire...

Et cet effet s'applique aussi aux humains. Je l'ai constaté en club libertin. Epuisé et comblé par une partenaire, mon désir peut renaître si une autre me sollicite.

Le même phénomène peut expliquer pourquoi on pense facilement à une autre personne que celle à qui l'on fait l'amour : pour activer l'effet Coolidge et rester plus longtemps en forme. Inutile donc de décomplexer à ce sujet, cela annulerait tous les avantages de cette technique !

vendredi 21 janvier 2011

Deux bougies

Je fête ce mois-ci mes deux ans de libertinage. Deux ans de rencontres et de découvertes. Deux ans, dix clubs, quelques soirées privées, une trentaine de partenaires. Deux ans où j'ai l'impression d'avoir énormément changé tout en restant, au fond, moi-même.

Je crois que le sujet sur lequel j'ai le plus appris grâce à ces expérience, c'est moi. Mes goûts, mes limites, mes défauts. Mes qualités aussi, ne soyons pas inutilement modeste. Surtout, je sais mieux faire le tri entre ce que je veux vraiment et ce que je ne fais que par sentiment d'obligation ou de manque.

J'ai vécu la plupart des fantasmes qui me pesaient il y a deux ans: échangisme, trio HHF, trio FFH, bisexualité masculine, pluralité. Au fil du chemin, j'en ai acquis d'autres, comme la domination/soumission ou le polyamour, mais ils ne me pèsent pas. Ils sont légers au contraire. Peut-être parce que je suis libre, enfin.

Légèreté, liberté, bonheur, voilà ce que je me souhaite pour 2011. Et à vous aussi, chers lecteurs.

jeudi 20 janvier 2011

Talons aiguilles

Quelqu'un sait d'où vient l'extrait au milieu du morceau ?



Un de mes grands fantasmes inaccomplis. Mais dans l'extrait, le côté humiliant de la voix me gène, je ne pense pas que ce soit ce que je recherche. Au premier abord, j'aurai tendance à dire que ce sont en premier lieu les sensations qui m'intéressent, mais à la réflexion, cela parait improbable. Il y a sûrement une envie d'humiliation là-dessous. Ou au moins de soumission. A creuser!

vendredi 14 janvier 2011

Respect et prise de tête

Je suis toujours choqué par la façon dont beaucoup de femmes associent plan Q et manque de respect sur les sites de rencontres. Les deux concepts sont souvent associés dans leurs fiches, ce que je ne comprends pas. En quoi une relation sexuelle, même ponctuelle, est-elle l'expression d'un manque de respect ? A partir du moment où il n'y a pas tromperie sur les intentions de part et d'autre, et où le sexe est satisfaisant pour tout le monde, où est le problème ?

Ce sont des profils que j'évite, même si je cherche plus une relation épisodique suivie que des coups d'un soir. Parce qu'à mon sens, ces femmes expriment en fait leur dégoût du sexe. Ou du moins, le fait que ce n'est pas ce qu'elles recherchent, alors que le sexe fait définitivement partie de ma recherche.

Mais, en y réfléchissant, on trouve un comportement similaire chez les hommes, quand ils souhaitent des relations sans prise de tête. Qu'appellent-il prise de tête exactement ? Pas une relation suivie, qui leur serait probablement agréable si elle était sexuée et non exclusive. Non, ce dont ils ne veulent pas, ce sont des sentiments. Juste du sexe et rien d'autre. Ce qui n'est pas plus glorieux que le dégoût du sexe.

J'ai l'impression que ces deux populations seraient bien plus heureuses en mettant de l'eau dans leur vin. En étant un peu plus réalistes. Le sexe est bien meilleur avec des sentiments (pas nécessairement de l'amour ... mais au moins un attachement envers son partenaire). Et les sentiments s'expriment merveilleusement à travers le sexe.