samedi 30 octobre 2010

L'art de dire non

Aborder n'est pas chose facile. On pourrait penser les libertins plus à l'aise dans ce domaine que les verticaux, mais ce n'est pas le cas. On en trouve des extravertis et des timides, comme partout ailleurs. Et si certaines soirées ne démarrent pas, ce n'est pas qu'une question de manque d'affinité, c'est aussi la conséquence d'une peur généralisée d'aborder autrui.

Cette peur, je l'avais en devenant libertin, mais mon envie était assez grande pour me pousser à la maîtriser. Aujourd'hui ... je l'ai toujours. En fait, elle a même augmenté avec l'expérience. Après une vingtaine de sorties variées, je suis plus prudent qu'auparavant dans mes approches.

Et ceci pour une raison très simple : les refus font mal. Toute approche est une prise de risque. Pas étonnant que beaucoup de libertins prennent la position passive du "je me pose et j'attends qu'on vienne vers moi". C'est mille fois plus confortable et plus sûr.

Cependant, les refus peuvent être plus ou moins douloureux. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point avant d'observer la chose de l'extérieur. C'était lors d'un salon tenu par et chez Mlle Fushia. Il y avait là une invitée, à la sexualité ouvertement libérée mais pas libertine pour autant, Miss D***.

J'ai vu M*** s'approcher d'elle, poser la main sur son épaule, entamer quelques caresses sur la bras, puis le dos. Rien de très choquant. C'était même une approche très soft étant donné que des duos, des trios et plus forniquaient déjà dans tous les coins de l'appartement.

C'est la réaction de Miss D*** qui m'a choqué. D'abord, elle s'est raidie. Elle a évité le regard de M*** avant de détourner la tête ostensiblement. Enfin, elle a eu un soubresaut du bras. Puis, voyant que cela ne suffisait pas à se faire comprendre, elle a fini par parler à M***. Je n'ai pas entendu ses paroles, mais il s'est éloigné. Par contre, j'ai vu l'expression de Miss D***, pas franchement amicale.

Que signifie un tel comportement ? Que non seulement elle n'a pas envie de donner suite à l'abordage, mais aussi qu'elle le considère comme totalement déplacé, inconvenant. C'est une réaction qui respirait le dégoût.

Il n'est jamais facile de comprendre qu'on inspire du dégoût. Cette scène m'en a rappelé d'autres que j'ai vécues en club. Des gens qui répondaient à mes avances en me donnant l'impression que j'avais commis un acte d'une rare impolitesse en leur adressant la parole. Ou que j'étais trop laid pour qu'ils puissent même envisager quoi que ce soit avec moi.

Et en voyant cette scène de l'extérieur, j'ai compris que ce n'était pas M*** (ou moi) qui était impoli, mais Miss D*** (ou mes interlocuteurs d'antan) qui manquait d'éducation libertine. Et cela m'a soulagé d'un certain poids.

On répète souvent que dans le libertinage "Tout est possible, rien n'est obligatoire". Evidemment que l'on a pas à dire oui à tout le monde. Mais cela ne veut pas dire que l'on peut dire non n'importe comment. Un simple signe de tête, accompagné d'un sourire, permet de faire comprendre que l'on ne souhaite pas aller plus loin, sans en faire un drame, sans humilier personne. On peut s'offusquer d'un coup de bite donné sans prévenir, pas d'une caresse sur l'épaule. Après tout, nous sommes dans une partouze, pas au bal de l'ambassadeur.

Mais pour cela, encore faut-il avoir véritablement l'esprit libertin. Et pas, comme Mlle D*** ou ces gens qui s'effraient au moindre contact, être un simple touriste venu voir les pervers comme des singes au zoo.

vendredi 22 octobre 2010

Bonne journée

Hier, j'ai fini de monter mes meubles. J'en aurai d'autres à acheter, mais l'essentiel est là.
Ce matin, j'ai rangé quelques affaires dans des meubles trop grands ; des jeux vidéos, des livres d'enfants, une collection complète de DVD des Winx. Et Pluto (pas le chien, le manga).
Ce midi, j'ai préparé un couscous, initialement prévu pour deux. Je l'ai dégusté en deux fois, mais seul !
Ensuite, je suis sorti acheté une table à repasser. Et j'ai passé l'après-midi à repasser mes chemises à peine sorties de leurs cartons. Vu le temps que j'y ai passé, j'en ai trop !
Enfin, j'ai pu remplir la penderie. Ca tient, tout juste.

Au programme de demain, ranger les outils qui traînent, installer la télé dans le meuble dédié et sortir la console de sa boîte en prévision de l'arrivée de ma douce pour un weekend de repos.

Je suis délicieusement bien.

dimanche 17 octobre 2010

Allumer une bougie

Quelle soirée !

J'attendais ma cavalière sur le trottoir devant le club. Une légère appréhension me serrait le ventre. Allions-nous nous plaire ? Comment allait se dérouler la soirée ? Ressemblerait-elle aux photos que j'avais vu d'elle ? L'alchimie qui se dégageait de nos échanges électroniques se retrouverait-elle de visu ?

Et puis, je l'ai vue. Elégante, fragile, sexy.

Nous ne nous sommes pas quittés de la soirée. Nous étions si bien tous les deux que nous avons eu du mal à nous quitter. Nous sommes partis ensemble, pas main dans la main, mais presque. Avec un drôle de sentiment dans le coeur.

C'était il y a un an, jour pour jour. C'était Mlle Amaranthe.

Bon anniversaire mon amour !

samedi 9 octobre 2010

Critères de SR-DLM

Le SR-DLM étant (bien sûr) le Suivage du Regard Dans Le Métro. Autrement dit, le fait de suivre des yeux une paire de jambes entre la sortie de la rame et l'arrivée à l'air libre.

Voici les cinq critères principaux dont la présence ou l'absence donne une note de A à E :
  • Chaussures à talons
  • Jupe ou robe
  • Molet galbé
  • Genou fin
  • Hanches voluptueuses

En cas d'égalité, on pourra faire jouer des critères plus fins, ajoutant un + à la note, comme la présence de bas ou collant à motifs, celle d'au moins un vêtement rouge ou une longue chevelure.

Armé de ces critères, il devient aisé de déterminer derrière qui accorder ses pas. Des jambes A ou B+ peuvent même inciter à changer légèrement l'itinéraire prévu pour les admirer un peu plus longtemps...

dimanche 3 octobre 2010

Repères

Dernier coup de truelle donné (ou presque). Demain, achat d'un lit et d'une armoire ; ensuite, déménagement de mes affaires de l'abri de jardin où elles sont exilés vers leur nouveau foyer. (Mon nouveau foyer!) Premiers arrivés, en avance, quelques objets repères. Des oreillers et leurs taies, rouges. (Achetés quelques semaines avant la séparation.) Une chaise où s'assoyait le maître du jeu lors de nos parties de jeu de rôle. (Où je m'assoirais quand j'aurai retrouvé un groupe de joueurs!) Et le masque que nous avions ramené de Venise lors de notre voyage de fiançailles. (L'un des rares objets un peu précieux que nous avons dû nous partager. Elle a gardé le tableau lyonnais.) C'est un masque solaire, chaleureux. A l'image de ce nouveau départ, de cette vie qui reprend forme devant moi et me remplit d'énergie. (Et de bonheur!)