lundi 30 août 2010

Les sept libertins

Tels des samouraïs modernes, les sept libertins chevauchaient leurs montures mécaniques. Bravant l'orage et les embouteillages, ils progressaient lentement vers leur destination, attendue depuis des mois.

Trois d'entre eux étaient à peine remis d'une bataille livrée la veille. Leur guide avait la voix brisée par les coups profonds que lui avaient infligés ses adversaires, supérieurs en nombre.

L'heure tournait. Ils savaient que les hostilités avaient déjà dû commencer sans eux. Quoique rongés par l'impatience et l'expectative, ils ne perdaient pas espoir. Bientôt, le Fun serait leur.

[A suivre]

samedi 28 août 2010

Août 2010 - Fun4Two ?

J'écris ce billet au Pays-Bas, avec un ordinateur dont le clavier n'a pas de touche "x", sur la table du salon d'une ami blogueuse. Dans un peu plus d'une heure, nous partirons pour le Fun4Two, qui a la réputation d'être l'un des plus grands et des plus chauds clubs d'Europe. Les photos du site officiel sont assurément dantesques. Les récits qu'en fait Mel'Ody sur son blog ne le sont pas moins.

Et pourtant, je ne suis pas rassuré.

Après notre lundi catastrophique au Chandelles, j'ai peur des clubs. J'ai peur de ne pas être à l'aise, d'être malheureux. Que les clients soient trop jeunes, trop beaux et que je ne me sente pas accepté. Qu'il y ait des tensions entre Mlle Amaranthe et moi.

Heureusement, nous avons appris de nos erreurs des Chandelles et nous avons pris des précautions. Nous allons tâcher de ne pas nous séparer, de ne rien faire l'un sans l'autre. Et nous laisserons les gens venir vers nous plutôt que de risquer un contact non sollicité. D'une certaine façon, nous devenons les débutants que nous n'avons pas été.

Mais cela sera-t-il suffisant ?

Et le fait que je ne parle que de problèmes potentiels plutôt que du plaisir que je pourrais trouver là-bas est-il mauvais signe ?

La réponse au prochain numéro !

mercredi 4 août 2010

Le lundi aux Chandelles

Une fois de plus, la soirée s'est terminée en crise d'angoisse. Le ventre serré, plein de noeuds, le moral dans les chaussettes, le sexe contracté comme s'il était plongé dans l'eau froide. Plus d'envie et même plus d'envie d'avoir envie.

Combien de fois cela m'est-il arrivé ? Ha. Il serait plus simple de compter le nombre de sorties où cela n'est pas arrivé. La toute première fois avec mon ex-femme, j'étais stressé en entrant et déçu en sortant, mais pas de crise. Le soir où j'ai rencontré Mlle Amaranthe, évidemment. Notre deuxième rendez-vous libertin, juste avant que nous ne nous déclarions notre amour. Une sortie au Moon où nous sommes restés tous les deux. Et enfin, l'Opéra que j'ai raconté récemment. Lors de toutes les autres sorties, j'ai connu des crises plus ou moins aiguës.

Et chacune de ces crises est un coup de marteau pour mon couple, pour mon moral, pour mon bonheur tout simplement. Surtout que je suis incapable de me focaliser sur les bons moments pour ne garder que les mauvais souvenirs. Au point de ne plus avoir envie de retourner dans les clubs où les choses se sont mal passées, ne serait-ce qu'une fois.

Au point de ne plus avoir envie de sortir en club du tout. Plus que cela même, au point d'avoir peur de sortir en club.

Donc, je n'y retournerai pas. Pas avant d'avoir compris ce qui bloque, et de l'avoir réglé. Si j'y arrive.