mardi 28 décembre 2010

Lyrisme tchèque

Pour ma première soirée à l'Opéra, j'avais reçu l'invitation le matin même. Cette fois, elle est arrivée la veille, par l'intermédiaire de Mlle Fushia. Un coup de fil à Mlle Amaranthe confirme ce que je craignais : elle n'est pas disponible, trop prise par son travail pour l'être par de vigoureux étalons. Qu'à cela ne tienne, je propose d'inviter la Jeune fille au lion à nous rejoindre. Dérogeant à sa règle première de ne jamais annuler une activité verticale au profit d'une horizontale, elle accepte.

Rendez-vous est pris à deux pas de là. Un inspecteur des impôts m'ayant offert un café à l'autre bout de Paris, je suis en retard. Quand j'arrive, mes acolytes sont déjà là, y compris la Jeune fille au lion, qui a su reconnaître des libertins au milieu de la faune d'un bar ordinaire. A croire, décidément, que nos intentions libidineuses sont visibles à nos tenues ou nos regards.

Le temps de picorer une frite dans une assiette abandonnée et nous partons vers notre destination, pas bras-dessus bras-dessous, mais presque. On m'informe du scénario de la soirée, similaire au précédent. L'invitée de C*** est une ingénue que nous avons la tâche d'initier au libertinage. Nous nous divisons en couples pour parfaire l'illusion d'un dérapage...

... Mais une fois en haut, je m'aperçois rapidement que le jeu est éventé. Les convives évoquent déjà la suite de la soirée devant F*** qui semble savoir parfaitement où elle met les pieds. Et le reste.

Les lumières s'éteignent, l'orchestre se lance dans le prélude, nous dans les préliminaires. Les combinaisons exactes échappent déjà à mon souvenir, d'autant plus qu'elles ont peu d'importance au final. Des bouches se cherchent, des mains se perdent. Des corps trouvent d'autres corps, s'arque-boutent et quelques gémissement doivent être étouffés.

Je suis seul assis sur la banquette, les trois femmes penchées vers moi, chacune prises en levrette. Je baguenaude de l'une à l'autre, exultant de les toucher si intimement toute les trois à la fois, dans un magma magnifique.

Nous nous arrêtons naturellement un peu avant l'entracte, signal de l'ouverture des bouteilles de champagne et occasion de découvrir nos partenaires de façon plus conviviale que charnelle. F*** provoque la jalousie de ses consoeurs en disant, avec son délicieux accent que je n'ai pas réussi à identifier, qu'elle possède des Louboutins, ce qui seraient des espèces de chaussures magiques modernes, digne des bottes de Sept Lieues ou des chaussons de vair.

La lumière s'éclipsant à nouveau, nous reprenons de plus belle nos appareillages libidineux. Au jeu qui consiste à former le plus grand nombre d'assortiments possibles, alors cette soirée a assurément fixé un nouveau record.

Alors que j'enfonce tendrement mes doigts dans les chairs serrées de F***, les applaudissements marquant la fin du spectacle sonnent comme un coup de tonnerre. Nous nous séparons tous pour nous refroquer avant le retour des lumières ou, pire, l'arrivée précoce d'un ouvreur. Une fois présentable, ce sont les reliquats de nos agapes qui doivent disparaître : verres, bouteilles et préservatifs.

Dans l'agitation, je n'ai pas pris le temps d'enfiler mes sous-vêtements, qui atterrissent dans ma poche. C'est donc nu sous mon pantalon que je sors du bâtiment au bras de la Jeune fille au lion dont les talons descendent lentement les marches monumentales.

Il n'est pas tard, autre avantage des soirées de ce type, mais le bar où nous nous dirigeons en grappe nous ferme ses portes sous le nez. Dépités, nous nous résignons à nous séparer après un dernier baiser, qui vers sa voiture, qui vers son métro ou son bus.

mardi 14 décembre 2010

Démoniaque et élastique

Devant l'entrée de la soirée démoniaque, une longue file d'attente. Au vu de leur look très vanille, je comprend vite qu'ils sont là pour le Moulin rouge voisin et pas pour la soirée fétichiste de l'année. Je profite de ce qu'un couple de travestis traverse la foule pour m'engouffrer à leur suite. L'un d'eux cultive une beauté androgyne troublante et plutôt à mon goût. Plus tard, il jouera avec mon chapeau, mais rien d'autre... Dommage !

Après une entrée très pro, c'est dans le prétendu vestiaire que l'on retrouve le joyeux bordel que j'ai déjà connu dans une nuit élastique. Les gens se changent dans les couloirs, sur les marches de l'escalier et jusque devant le comptoir. C'est en fait le meilleur moment pour admirer les tenues, la lumière étant bien plus vive que dans la discothèque elle-même. Sans compter que l'on peut aussi apercevoir des corps dénudés qui seront habillés plus tard.

( S'il y a une différence entre le libertinage et le fétichisme, en dehors de la finalité de la chose bien sûr, c'est la variété des gens et des âges. Les clubs libertins sont une fabrique d'uniformité. Jupe pour madame, chemise pour monsieur, trente-quarante ans largement majoritaires, une idée du sexy très conforme. A l'inverse, dans les soirées fétichistes, on voit de tout. Des vraiment jeunes, des vraiment vieux, des femmes en pantalon, des hommes en jupe, des beaux et des laids. Le cuir et les chaînes ne sont qu'une différence superficielle à côté de celle-là. )

Bref, la piste de danse est déjà pleine du public des spectacles et des défilés. Au point que je ne vois que des dos et des têtes. Je fais rapidement demi-tour pour descendre au donjon, pas par pure dépravation, mais parce que j'espère y retrouver quelques amis. Et effectivement, ils gardent la porte du donjon, tels de fidèles cerbères. Seuls les couples sont invités à entrer, pas les solos. Etant venu seul, je ne verrai pas ce qui se passe derrière ces tentures noires.

Je reste donc sur la rambarde du donjon, à discuter avec les gentils cerbères, tout en admirant les tenues des gens de passage et des belles filles qui se font photographier dans le studio juste en face. Alors que la nuit s'avance, les pratiques débordent du donjon trop étroit. On voit des hommes lécher des pieds avec un air extatique, d'autres se faire fesser violemment ou servir de poufs. Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu des soumises en action, peut-être sont-elles plus timides.

Des spectacles, je n'aurai vu qu'un bout de burlesque lesbien, le bouquet final et surtout une démonstration de bondage par des japonaises magnifiques. Après avoir accompagné Miss Fushia chez un docteur es massage de pieds (avec blouse blanche, preuve de son sérieux !), je retourne au vestiaire, lieu toujours aussi agréable pour les voyeurs.

Deux jours plus tard, j'étais avec Miss Amaranthe et les mêmes amis à la Croisière élastique. Où l'on a vécu à peu près la même chose, spectacles en moins et bateau en plus. Moins de gens, mais toujours aussi variés et extravagants. J'avais un peu honte face à ces nonnes de latex et des hommes-juments. Avec mon bête pantalon de cuir, je me faisais l'impression d'être un touriste.

C'est le lendemain matin, à deux, que nous avons enfin pu libérer toute la libido accumulée. Des instants mémorables, mais pas vraiment racontables !

mercredi 8 décembre 2010

Mort au sexe

Je ne sais pas s'il existe l'équivalent des Darwin Awards au niveau des groupes, mais j'ai trouvé des candidats au hasard de mes pérégrinations sur la toile.

Les Shakers sont une secte protestante refusant toute forme de sexualité. Pas simplement la masturbation, la sodomie ou l'homosexualité, non plus. Ni juste le sexe hors mariage. Pas plus d'exception pour la sexualité à but reproductif. Non, ils s'abstiennent de toute forme de sexualité.

Ils n'ont jamais été très nombreux, une dizaine de milliers au mieux, mais ils arrivaient à renouveler leurs rangs grâce à l'adoption. Jusqu'au jour où l'état a fermé leurs orphelinats et a resserré les critères d'adoption.

Un siècle plus tard, savez-vous combien d'idiots compte encore cette religion ?

Trois.

C'est, à ma connaissance, la seule religion dont on trouve la liste complète et nominative des croyants sur Wikipedia.

mardi 7 décembre 2010

Brève

C'est la première fois depuis plusieurs jours que je peux avaler sans avoir mal à la gorge. Quel bonheur !




Euh ...

lundi 6 décembre 2010

Rêves fiévreux

L'avantage de la fièvre, et c'est bien le seul, est qu'elle donne une qualité toute particulière à nos rêves. Ainsi, si je ne suis pas sorti de chez moi pendant ce weekend de convalescence solitaire, j'aurai tout de même bien voyagé dans les bras de Morphée. Ainsi, j'ai :
- participé à une partouze ... dans une agence bancaire. Eh bien, ce n'est pas un endroit très adapté ! J'aurais bien pris le numéro d'une jolie et fort câline maghrébine à petits seins, mais elle n'était hélas qu'une construction de mon imagination...
- accueilli *** dans ma chambre. Allongée sur le ventre, nue et souriante, elle mangeait du raisin. Un peut comme une orgie romaine, mais à deux. Je garde l'idée sous le coude. (D'ailleurs, je pourrais l'appeler Mlle Raisin...)
- donné une fessée déculottée à une femme appuyée sur le parapet d'un pont de Paris, avec vue sur la tour Eiffel illuminée. Même de nuit, ça me semble difficilement réalisable.

Bizarrement, j'ai échappé aux cauchemars qui m'assaillent habituellement lorsque je suis malade. Pas de dents qui tombent, pas de retour au lycée. Mais tout de même, j'ai été viré de mon poste d'enseignant (à la fac) au motif que j'avais oublié de donner cours depuis le début de l'année. Ce qui est malheureusement vrai...

Ce n'est qu'en me réveillant que je me suis souvenu que je n'étais plus prof depuis bientôt dix ans.

jeudi 2 décembre 2010

Ils sont partout

C'est une honte.

Oui, une véritable honte.

Scott Pilgrim n'est diffusé que dans quatre salles à Paris.

(Certes, c'est toujours mieux qu'un autre film que j'ai voulu voir, mais qui ne passait que dans 4 salles ... en France.)

Bref, j'ai été voir Scott Pilgrim ce soir. Je suis prêt à y retourner demain. (Miss Amaranthe ?) Je n'avais pas autant ri au cinéma depuis longtemps. Je ne comprends pas que ce film soit aussi mal distribué. Dommage !

Tout cela pour dire qu'en me promenant après la séance, j'ai été abordé par un homme qui me propose de but en blanc : vous voulez aller dans un club libertin ?

Soit mes moeurs sont visibles d'une façon ou une autre à ma démarche ou à mon regard, soit cet homme était en fait un rabatteur pour un bar à hôtesses, aussi appelés bars à arnaques.

Renseignements pris, il représentait le Monocle, ancien club lesbien apparemment reconverti. Mais avec des méthodes publicitaires louches. Le doute persiste.

mardi 9 novembre 2010

Les dangers du libertinage

On parle souvent des dangers que présente le libertinage pour la stabilité du couple ou pour la santé. Mais on évoque moins souvent les risques d'accident. Ainsi, dernièrement, sur un matelât trop exigu, j'ai failli éborgner un ami d'un coup de talon un peu brusque !

Evidemment, ce n'était pas mon talon.

vendredi 5 novembre 2010

Schrödinger

Schrödinger est surtout connu à travers son chat. Cette expérience (purement théorique) est depuis entrée dans la pop-culture geek. En résumant, disons qu'elle concerne un chat dans une boîte, qui est à la fois mort et vivant, et la physique quantique.

Mais là n'est pas le sujet.



Et c'est vrai. Plus exactement, il vivait en ménage à trois, ce qui explique mieux l'hésitation des universités qu'une simple maîtresse.

Ce qui fait de Schrödinger le physicien le plus cool du monde.

mardi 2 novembre 2010

Quelques premières

Ces derniers jours ont été riches en découvertes, une vraie bénédiction pour moi qui adore cocher les lignes de ma liste de fantasmes.

J'ai donc :
- Etrenné un gode-ceinture qui dormait dans mon placard depuis des années. Le résultat a été a la hauteur de l'attente, même s'il me faut définitivement un modèle plus petit. Celui-ci rentre, mais ne permet pas de mouvements ; dommage!
- Fait l'amour sous un porche. Etrange mélange d'excitation et de peur ; au final pas si plaisant que ça, même si le plaisir a été au rendez-vous.
- Participé à une double pénétration. Brièvement pour cause d'érection défaillante. Pas si acrobatique que je ne l'aurais cru. J'espère qu'elle en appellera d'autres!
- Dormi à trois dans le même lit. La nuit a été courte, et heureusement vu qu'après avoir dormi sur le côté, j'ai eu mal aux épaules pendant deux jours... J'attends de le refaire avec deux femmes. Parce qu'elles prennent moins de place, bien sûr! :-P

Sinon, j'ai aussi accueilli mes enfants dans mon appartement enfin habitable pour quelques jours de vacances. Et c'est sûrement ce qui me rend le plus heureux.

samedi 30 octobre 2010

L'art de dire non

Aborder n'est pas chose facile. On pourrait penser les libertins plus à l'aise dans ce domaine que les verticaux, mais ce n'est pas le cas. On en trouve des extravertis et des timides, comme partout ailleurs. Et si certaines soirées ne démarrent pas, ce n'est pas qu'une question de manque d'affinité, c'est aussi la conséquence d'une peur généralisée d'aborder autrui.

Cette peur, je l'avais en devenant libertin, mais mon envie était assez grande pour me pousser à la maîtriser. Aujourd'hui ... je l'ai toujours. En fait, elle a même augmenté avec l'expérience. Après une vingtaine de sorties variées, je suis plus prudent qu'auparavant dans mes approches.

Et ceci pour une raison très simple : les refus font mal. Toute approche est une prise de risque. Pas étonnant que beaucoup de libertins prennent la position passive du "je me pose et j'attends qu'on vienne vers moi". C'est mille fois plus confortable et plus sûr.

Cependant, les refus peuvent être plus ou moins douloureux. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point avant d'observer la chose de l'extérieur. C'était lors d'un salon tenu par et chez Mlle Fushia. Il y avait là une invitée, à la sexualité ouvertement libérée mais pas libertine pour autant, Miss D***.

J'ai vu M*** s'approcher d'elle, poser la main sur son épaule, entamer quelques caresses sur la bras, puis le dos. Rien de très choquant. C'était même une approche très soft étant donné que des duos, des trios et plus forniquaient déjà dans tous les coins de l'appartement.

C'est la réaction de Miss D*** qui m'a choqué. D'abord, elle s'est raidie. Elle a évité le regard de M*** avant de détourner la tête ostensiblement. Enfin, elle a eu un soubresaut du bras. Puis, voyant que cela ne suffisait pas à se faire comprendre, elle a fini par parler à M***. Je n'ai pas entendu ses paroles, mais il s'est éloigné. Par contre, j'ai vu l'expression de Miss D***, pas franchement amicale.

Que signifie un tel comportement ? Que non seulement elle n'a pas envie de donner suite à l'abordage, mais aussi qu'elle le considère comme totalement déplacé, inconvenant. C'est une réaction qui respirait le dégoût.

Il n'est jamais facile de comprendre qu'on inspire du dégoût. Cette scène m'en a rappelé d'autres que j'ai vécues en club. Des gens qui répondaient à mes avances en me donnant l'impression que j'avais commis un acte d'une rare impolitesse en leur adressant la parole. Ou que j'étais trop laid pour qu'ils puissent même envisager quoi que ce soit avec moi.

Et en voyant cette scène de l'extérieur, j'ai compris que ce n'était pas M*** (ou moi) qui était impoli, mais Miss D*** (ou mes interlocuteurs d'antan) qui manquait d'éducation libertine. Et cela m'a soulagé d'un certain poids.

On répète souvent que dans le libertinage "Tout est possible, rien n'est obligatoire". Evidemment que l'on a pas à dire oui à tout le monde. Mais cela ne veut pas dire que l'on peut dire non n'importe comment. Un simple signe de tête, accompagné d'un sourire, permet de faire comprendre que l'on ne souhaite pas aller plus loin, sans en faire un drame, sans humilier personne. On peut s'offusquer d'un coup de bite donné sans prévenir, pas d'une caresse sur l'épaule. Après tout, nous sommes dans une partouze, pas au bal de l'ambassadeur.

Mais pour cela, encore faut-il avoir véritablement l'esprit libertin. Et pas, comme Mlle D*** ou ces gens qui s'effraient au moindre contact, être un simple touriste venu voir les pervers comme des singes au zoo.

vendredi 22 octobre 2010

Bonne journée

Hier, j'ai fini de monter mes meubles. J'en aurai d'autres à acheter, mais l'essentiel est là.
Ce matin, j'ai rangé quelques affaires dans des meubles trop grands ; des jeux vidéos, des livres d'enfants, une collection complète de DVD des Winx. Et Pluto (pas le chien, le manga).
Ce midi, j'ai préparé un couscous, initialement prévu pour deux. Je l'ai dégusté en deux fois, mais seul !
Ensuite, je suis sorti acheté une table à repasser. Et j'ai passé l'après-midi à repasser mes chemises à peine sorties de leurs cartons. Vu le temps que j'y ai passé, j'en ai trop !
Enfin, j'ai pu remplir la penderie. Ca tient, tout juste.

Au programme de demain, ranger les outils qui traînent, installer la télé dans le meuble dédié et sortir la console de sa boîte en prévision de l'arrivée de ma douce pour un weekend de repos.

Je suis délicieusement bien.

dimanche 17 octobre 2010

Allumer une bougie

Quelle soirée !

J'attendais ma cavalière sur le trottoir devant le club. Une légère appréhension me serrait le ventre. Allions-nous nous plaire ? Comment allait se dérouler la soirée ? Ressemblerait-elle aux photos que j'avais vu d'elle ? L'alchimie qui se dégageait de nos échanges électroniques se retrouverait-elle de visu ?

Et puis, je l'ai vue. Elégante, fragile, sexy.

Nous ne nous sommes pas quittés de la soirée. Nous étions si bien tous les deux que nous avons eu du mal à nous quitter. Nous sommes partis ensemble, pas main dans la main, mais presque. Avec un drôle de sentiment dans le coeur.

C'était il y a un an, jour pour jour. C'était Mlle Amaranthe.

Bon anniversaire mon amour !

samedi 9 octobre 2010

Critères de SR-DLM

Le SR-DLM étant (bien sûr) le Suivage du Regard Dans Le Métro. Autrement dit, le fait de suivre des yeux une paire de jambes entre la sortie de la rame et l'arrivée à l'air libre.

Voici les cinq critères principaux dont la présence ou l'absence donne une note de A à E :
  • Chaussures à talons
  • Jupe ou robe
  • Molet galbé
  • Genou fin
  • Hanches voluptueuses

En cas d'égalité, on pourra faire jouer des critères plus fins, ajoutant un + à la note, comme la présence de bas ou collant à motifs, celle d'au moins un vêtement rouge ou une longue chevelure.

Armé de ces critères, il devient aisé de déterminer derrière qui accorder ses pas. Des jambes A ou B+ peuvent même inciter à changer légèrement l'itinéraire prévu pour les admirer un peu plus longtemps...

dimanche 3 octobre 2010

Repères

Dernier coup de truelle donné (ou presque). Demain, achat d'un lit et d'une armoire ; ensuite, déménagement de mes affaires de l'abri de jardin où elles sont exilés vers leur nouveau foyer. (Mon nouveau foyer!) Premiers arrivés, en avance, quelques objets repères. Des oreillers et leurs taies, rouges. (Achetés quelques semaines avant la séparation.) Une chaise où s'assoyait le maître du jeu lors de nos parties de jeu de rôle. (Où je m'assoirais quand j'aurai retrouvé un groupe de joueurs!) Et le masque que nous avions ramené de Venise lors de notre voyage de fiançailles. (L'un des rares objets un peu précieux que nous avons dû nous partager. Elle a gardé le tableau lyonnais.) C'est un masque solaire, chaleureux. A l'image de ce nouveau départ, de cette vie qui reprend forme devant moi et me remplit d'énergie. (Et de bonheur!)

mercredi 15 septembre 2010

Ça latte...

Oui, je pose des lattes de parquet dans ma (future) chambre. C'est aussi épuisant qu'exaltant. Dire que l'étape suivante est de meubler... Joie.

Sinon, je rassure mais fidèles lecteurs (et les autres). La crise de ce week-end a été fertile de choses positives. Nous avons dénoué un quiproquo à l'origine d'une bonne part de la tension sans notre couple. Nous repartons donc plein d'espoir et d'amour.

Par contre, la pause dans le libertinage se confirme. Pas forcément très longue, mais au moins le temps de finir mon appart et d'avoir un lieu de vie qui soit le mien. De pouvoir avoir des loisirs en dehors du libertinage. Qu'il perde l'importance qu'il a pris de facto vu la pauvreté de ma vie depuis ma séparation.

Bref, je repenserai au libertinage quand je n'en aurai plus besoin.

Raison de plus pour retourner latter...

mercredi 8 septembre 2010

Entendu aujourd'hui

"Je ne voudrais pas être vulgaire, mais est-ce que tu pourrais me mettre un doigt, s'il te plait ?"

Je n'ai pas trouvé ça vulgaire.

lundi 6 septembre 2010

Bubbling

Un nouveau jeu, découvert via Comme une image.

Voici ma contribution, vite fait avant d'aller sous la couette :


lundi 30 août 2010

Les sept libertins

Tels des samouraïs modernes, les sept libertins chevauchaient leurs montures mécaniques. Bravant l'orage et les embouteillages, ils progressaient lentement vers leur destination, attendue depuis des mois.

Trois d'entre eux étaient à peine remis d'une bataille livrée la veille. Leur guide avait la voix brisée par les coups profonds que lui avaient infligés ses adversaires, supérieurs en nombre.

L'heure tournait. Ils savaient que les hostilités avaient déjà dû commencer sans eux. Quoique rongés par l'impatience et l'expectative, ils ne perdaient pas espoir. Bientôt, le Fun serait leur.

[A suivre]

samedi 28 août 2010

Août 2010 - Fun4Two ?

J'écris ce billet au Pays-Bas, avec un ordinateur dont le clavier n'a pas de touche "x", sur la table du salon d'une ami blogueuse. Dans un peu plus d'une heure, nous partirons pour le Fun4Two, qui a la réputation d'être l'un des plus grands et des plus chauds clubs d'Europe. Les photos du site officiel sont assurément dantesques. Les récits qu'en fait Mel'Ody sur son blog ne le sont pas moins.

Et pourtant, je ne suis pas rassuré.

Après notre lundi catastrophique au Chandelles, j'ai peur des clubs. J'ai peur de ne pas être à l'aise, d'être malheureux. Que les clients soient trop jeunes, trop beaux et que je ne me sente pas accepté. Qu'il y ait des tensions entre Mlle Amaranthe et moi.

Heureusement, nous avons appris de nos erreurs des Chandelles et nous avons pris des précautions. Nous allons tâcher de ne pas nous séparer, de ne rien faire l'un sans l'autre. Et nous laisserons les gens venir vers nous plutôt que de risquer un contact non sollicité. D'une certaine façon, nous devenons les débutants que nous n'avons pas été.

Mais cela sera-t-il suffisant ?

Et le fait que je ne parle que de problèmes potentiels plutôt que du plaisir que je pourrais trouver là-bas est-il mauvais signe ?

La réponse au prochain numéro !

mercredi 4 août 2010

Le lundi aux Chandelles

Une fois de plus, la soirée s'est terminée en crise d'angoisse. Le ventre serré, plein de noeuds, le moral dans les chaussettes, le sexe contracté comme s'il était plongé dans l'eau froide. Plus d'envie et même plus d'envie d'avoir envie.

Combien de fois cela m'est-il arrivé ? Ha. Il serait plus simple de compter le nombre de sorties où cela n'est pas arrivé. La toute première fois avec mon ex-femme, j'étais stressé en entrant et déçu en sortant, mais pas de crise. Le soir où j'ai rencontré Mlle Amaranthe, évidemment. Notre deuxième rendez-vous libertin, juste avant que nous ne nous déclarions notre amour. Une sortie au Moon où nous sommes restés tous les deux. Et enfin, l'Opéra que j'ai raconté récemment. Lors de toutes les autres sorties, j'ai connu des crises plus ou moins aiguës.

Et chacune de ces crises est un coup de marteau pour mon couple, pour mon moral, pour mon bonheur tout simplement. Surtout que je suis incapable de me focaliser sur les bons moments pour ne garder que les mauvais souvenirs. Au point de ne plus avoir envie de retourner dans les clubs où les choses se sont mal passées, ne serait-ce qu'une fois.

Au point de ne plus avoir envie de sortir en club du tout. Plus que cela même, au point d'avoir peur de sortir en club.

Donc, je n'y retournerai pas. Pas avant d'avoir compris ce qui bloque, et de l'avoir réglé. Si j'y arrive.

vendredi 30 juillet 2010

La cuillère à pot

Aujourd'hui, à court de zoo, nous avons visité un fort maritime. Devant un sabre d'abordage, la guide nous a expliqués que leur garde large et arrondie caractéristique servait parfois aux corsaires pour se servir leur ration directement dans la marmite. D'où leur surnom de "cuillère à pot". Et les corsaires étant d'un tempérament bagarreur, il n'était pas rare qu'ils terminent leurs querelles l'arme à la main. D'où l'expression : "régler un problème en deux coups de cuillère à pot", qui n'est pas aussi pacifique qu'on pourrait le croire à première vue !

Par ailleurs, ma fille est rentrée à la maison avec une épée en bois. Mais, heureusement, elle a plutôt servi à débusquer les crabes sous les rochers qu'à amocher son frère !

mardi 27 juillet 2010

Juillet 2010 - Club vertical

Bizarrement, je connais bien mieux les clubs libertins que les discothèques et autres boîtes. J'ai eu une adolescence et une vie étudiante très sage, étant un geek isolé à la campagne avant le bac et m'étant casé très vite ensuite. En un an et demi de libertinage, je suis sorti bien plus que pendant les trente ans précédents.

Pour tout dire, je ne sais même pas entrer en club. Il m'a arrivé de croiser des files d'attente devant des portails parisiens cerbérisés, qui m'ont toujours laissé interdit. Est-on vraiment sensé faire la queue comme dans une quelconque attraction de Disney Land ?

Donc, j'ai profité de mes vacances bretonnes pour me faire les dents sur un club plus modeste et moins fermé. J'y suis allé seul, Mlle Amaranthe ayant préféré rester à Paris pour bronzer sur son lieu de travail.

J'y ai passé presque une heure, à siroter lentement un verre de coca et à observer les quelques clients autour de moi.

Eh bien, j'y ai trouvé beaucoup d'avantages par rapport à un club libertin. Déjà, l'entrée est gratuite (contre une centaine d'euros pour un homme seul dans un club libertin parisien, je le rappelle aux femmes et aux couples qui me lisent). Ensuite, le videur m'a laissé rentrer sans problème (alors que les hommes seuls sont admis à des horaires précis et triés sur le volet dans la plupart des clubs libertins). Enfin, mon coca m'a coûté quatre fois moins cher que d'habitude.

L'intérieur est décoré dans un style moderne. Cela devait même rendre pas mal l'année dernière quand la peinture était fraiche. C'est aussi mieux éclairé que dans un club libertin ; on peut reconnaître les gens ...

Point négatif, la programmation musicale était d'une nullité atterrante. Il m'aurait été impossible de danser là-dessus, entre sonnerie de portable, Piaf et télé-crochet. Les rares personnes qui s'y sont essayé ont abandonné dès leur chanson fétiche terminée.

Autre point négatif, la clientèle, comme dans un club libertin, est essentiellement composée de groupes et de couples. Pas facile de s'intégrer pour un solo. Il y a avait bien plusieurs femmes seules (plus que d'hommes à vrai dire), mais elles étaient trop jeunes pour moi (pour certaines, suffisamment pour craindre le détournement).

Au final, l'expérience est positive. Elle m'a conforté dans mon envie de sortir "en vertical". Heureusement, Mlle Amaranthe est beaucoup plus dégourdie que moi, et elle saura me guider dans la jungle parisienne...

dimanche 25 juillet 2010

... et des promesses.

Je t'aime. Ta bouche, tes seins et ta chatte me manquent, mais moins que toi, tout simplement toi. Je te veux toute à moi, je te veux tout contre moi. Sois mienne et je serai tien.

samedi 24 juillet 2010

Des promesses ...

Elle me dit : "Je veux que tu m'encules. Que tu me sodomises. J'ai envie de te sentir en moi jusqu'à en jouir.". Voilà ce qu'elle me dit, mais ... à trois cent kilomètres de distance.

A dans dix jours, mon amour. Je n'aurai pas oublié.

dimanche 18 juillet 2010

Brève de vie

Vivre de sa plume rend attentif aux fautes, surtout à celles que l'on a soi-même fait longtemps avant de saisir son erreur. Et on prend le réflexe de les corriger lorsqu'on les entend autour de soi, parfois au risque de vexer. (J'ai même énervé Mlle Amaranthe par ce biais.) Ainsi, en prenant ma fille, en pleurs, dans mes bras :

"- Je suis tombée dans les escaliers !...
- Non. Tu es tombée dans l'escalier, il n'y en a qu'un."

vendredi 16 juillet 2010

Brève de vie

"- Au revoir, maman ; je t'aime fort fort fort ! Au revoir, Homme en Noir, je t'aime fort fort fort !" dit ma fille alors que je l'emmène en vacances. Petit pincement au coeur.

Mais bizarrement, pas plus. J'ai reconnu une source de grande douleur potentielle, mais elle n'est pas venue. Etais-je insensibilisé par la fatigue, exalté par la joie de revoir mes enfants, ou tout simplement en train de guérir de cette blessure ?

Un homme divorcé me disait plus tôt dans la journée que l'on finit par s'habituer à ne plus vivre avec ses enfants. Que l'on trouve un autre rôle, sans être présent au quotidien. Que les souvenirs, autrefois joyeux et maintenant teintés d'amertume, s'effacent.

Deux semaines de plage, de zoo et d'aquarium devraient aider à créer de nouveaux souvenirs, histoire de pousser les anciens dans les combes et dans les caves. Histoire aussi de nous rappeler, à moi comme à eux, que je suis toujours père.

jeudi 8 juillet 2010

Juillet 2010 - Première soirée privée

L'expression soirée privée désigne trois choses complètement différentes dans le vocable libertin. Si un couple invite un autre couple chez lui, c'est une soirée privée. Si une boîte n'ouvre que sur invitation, c'est aussi une soirée privée. Si un organisateur loue une salle et la transforme en club libertin éphémère pour un soir, c'est encore une soirée privée. Autant dire qu'il est facile de confondre les trois.

Eh bien, c'est à un quatrième type de soirée que nous avons été invités. Une soirée dans un lieu de prestige, avec un nombre restreint de couples choisis. Nous n'étions pas invités au domicile de l'organisateur, comme nous l'aurions été lors d'une soirée privée, mais il nous a demandé d'amener une bouteille de champagne, comme pour une soirée privée. Nous n'étions pas dans une boîte, comme nous l'aurions été lors d'une soirée privée, mais nous n'entrions que sur invitation, comme dans une soirée privée. Nous n'avons pas payé notre place, comme nous l'aurions fait pour une soirée privée, mais nous étions dans un endroit spécial, comme dans une soirée privée.

Bref.

Nous sommes donc invités dans un endroit magnifique, mais à destination parfaitement verticale. Isolés comme nous le seront dans un recoin, nous pourrons laisser libre cours à nos envies ... dans certaines limites. Il faut tout de même éviter de se faire voir, et surtout de faire du bruit. Heureusement, la musique sera forte et la pénombre totale.

Traversant les boiseries dorées et gravissant les escaliers de marbre, nous pénétrons dans notre alcôve. Nous sommes huit, trois couples, un homme et une femme. Un autre groupe de sept se dissimule dans l'alcôve nous faisant face.

Le temps passe vite. Nous sommes presque tous nus, nous mélangeant allègrement. Des images me reviennent. Ma moitié m'a pris en bouche et je caresse les fesses nues de deux autres femmes / Mon doigt va et vient au fond d'un sexe pendant que ma moitié gémit et tremble sous les assauts d'un autre homme ; nous nous embrassons et nous soufflons des mots d'amour à l'oreille / impression de déjà vu quand R*** jouit de mes attentions en serrant ma moitié dans ses bras ; marques d'ongles sur le bras / embrasser un homme n'est pas si différent qu'une femme ; il pique, mais le baiser est très agréable / une autre première fois que je garde pour moi / je passe ma cravate au cou d'une femme et je tire pour amener sa bouche sur mon sexe / épuisé, je m'allonge sur le sol et renverse un verre de champagne / la joie toute particulière de ne pas se souvenir du prénom des gens avec qui on vient de baiser ; et de savoir que c'est réciproque ; et peu importe.

Le temps de reprendre des forces pour poursuivre nos jeux, et la fin de la bataille sonne déjà ! Eh oui, nous avions un temps limité, chronométré. Le monde vertical n'attend pas.

Nous sortons précipitamment, comme des voleurs, souriant du bon tour que nous venons de jouer. Une fois dehors, l'idée de se séparer de suite est insupportable. Nous nous dirigeons vers le dernier café à la mode. Cette fois, ne pouvant faire autre chose à cause du lieu et de la fatigue, nous discutons.

Communion d'esprit après la communion des corps.

mercredi 19 mai 2010

Premier coup de truelle

A l'heure où vous lirez ces lignes, je serai en train de commencer les travaux de mon appartement. Enfin ! Cette idée me procure une pêche incroyable, même si l'ampleur de la tâche reste intimidante. C'est le début de la fin, et ce n'est pas trop tôt.

Mlle Amaranthe a visité mon appartement il y a quelques semaines. Elle a convenu qu'il n'était pas habitable en l'état. Je n'ose croire que ce n'était qu'un prétexte pour m'avoir dans son lit un peu plus souvent.

Voici donc la liste des choses qu'il me reste à faire :
- Déblayer le reliquat des affaires de ma grand-mère
- Faire rétablir l'eau chaude
- Poncer le crépis couvrant l'un des murs du salon
- Arracher la moquette du salon, gratter la colle
- Décoller le papier peint
- Retirer la peinture écaillée par un dégât des eaux dans la salle de bain
- Reboucher les trous laissés par les gros travaux précédents (reste la cuisine)
- Enduire et lisser les murs (reste la cuisine)
- Peindre les plafonds (reste ... la cuisine)
- Peindre les murs (reste une couche dans la cuisine)
- Placer un nouveau revêtement dans le salon et la chambre
- Meubler le salon et la chambre
- Changer les rideaux
- Faire deux-trois décorations personnelles
- Faire installer internet :)
- S'occuper de ce que j'ai fatalement oublié dans cette liste
- Déménager mes affaires encore chez mon ex-femme
- Crémaillère !

J'éditerai ce billet au fur et à mesure de mes avancées. Inutile de dire que je serai moins présent sur internet pendant ce temps-là. Bon, ça ne changera pas grand-chose pour le blog, mais ne vous étonnez pas si je suis lent à répondre aux mails.

dimanche 16 mai 2010

Mai 2010 - Le WE

Mlle Amaranthe porte une robe blanche et noire à froufrous, des bas noirs et des escarpins à hauts talons. Dans le métro, elle sort une brosse de son sac pour ajuster une dernière fois sa coiffure. Elle n'est pas sûre d'elle, et mes compliments n'y changent pas grand-chose. Certes, l'amour me rend aveugle, mais pas à ce point-là. Elle est belle.

Nous arrivons à la porte du WE, anciennement l'Hôtel des Sens, peu de temps après l'heure d'ouverture indiquée sur le site. Le personnel vient seulement d'arriver, nous sommes les premiers clients de la soirée. Très gentiment, le gérant nous fait visiter les multiples étages de son club, puis nous fait la conversation en attendant que d'autres couples arrivent. Il prédit une petite soirée (1) en raison du long week-end, ce à quoi nous n'avions pas pensé.

Effectivement, les entrées se font au compte-gouttes. Réfugiés dans le coin fumeur, nous somnolons doucement. Enfin, surtout moi, qui ait eu une journée très physique la veille (2). Il faut attendre plus de minuit pour la boîte se réveille, et nous avec. Direction le bar, puis la piste de danse.

Le club est magnifique, sur cinq étages, savamment décoré en noir et rouge, plein de trouvailles et de touches luxueuses. Je recommande particulièrement les lavabos, par exemple. Ou le fauteuil ballon. Quant aux coins câlins, tous aussi bien conçus, ils sont vastes et ouverts. C'est en quelque sort un open space libertin. Aucune porte ne ferme, pour la simple raison qu'il n'y a pas de porte. Ou même de murs. Ce n'est pas un club pour débutants ou pour couples illégitimes faisant l'économie d'un hôtel. Ici, impossible de ne pas être vu.

Et c'est là que le bât blesse. La proportion de "vrais" libertins n'est jamais très élevée en club. Quand en plus, il n'y a pas grand monde à la base, il ne reste plus personne pour remplir cet espace dédié au stupre de groupe. Morne plaine, en quelque sorte. Dommage, le lieu se prêterait à des orgies dantesques.

Parmi les points positifs, on peut aussi noter la musique moderne et dansante (suffisamment pour me faire danser, ce qui n'est pas rien !), le gel lavant dans les coins câlins (3), la présence d'un fumoir ou encore la gentillesse du personnel. S'il faut trouver des points négatifs, seul l'affluence réduite me vient à l'esprit. Nous étions quand même une vingtaine de couples, suffisamment pour trouver chaussure à nos pieds, mais le club doit vraiment se révéler lors d'une soirée plus peuplée. Ah, par contre, la piste de danse est un peu petite.

Bref, le WE nous a énormément plu à tous les deux, et il entre directement dans la courte liste de nos clubs fétiches. Nous comptons bien y retourner, peut-être lors d'une soirée à thème où le club ferait le plein.



(1) Pour cette raison, le dernier étage du club restera fermé. Il n'est ouvert que pour les "grosses soirées". Dommage, nous en avions entendu du bien.
(2) N'allez rien imaginer de graveleux, petits coquins : j'ai juste participé à ... un déménagement !
(3) Je parle habituellement d'alcôve plutôt que de coins câlins, n'aimant pas particulièrement cet euphémisme, mais je ne me vois pas qualifier d'alcôve un étage entier ...

mercredi 12 mai 2010

Lecture : Thanatos

L'été dernier, j'ai lu un roman de Ryû Murakami : Raffles Hotel. C'était le premier que je lisais de cet auteur japonais, l'histoire d'un photographe qui rencontre une actrice qui s'avère être folle, à Singapour. Cet hiver, je me suis acheté un autre roman du même auteur : Thanatos. Autant dire que j'ai été assez surpris en lisant le résumé : un photographe sert d'interprète une actrice complétement timbrée. Mais à Cuba ! J'imagine que ça change tout ...

Et effectivement, les deux romans n'ont pas grand-chose à voir, mis à part le style et la trame. Les deux actrices sont folles de façons complétements différentes. Coupée de la réalité, elle revit constamment la passion sadomasochiste qu'elle a connu avec son amant, la racontant de façon décousue, suivant le fil élimé de la pelote de ses pensées.

"(...) je me suis mise à pleurer, et tout en pleurant je regardais le maître et c'est en le regardant comme ça sans fermer les yeux que j'ai eu le premier orgasme de ma vie, c'est-ce pas, Maître, vous vous en souveniez ? vous vous en souvenez sûrement, vous vous souvenez toujours de ce qui vous arrange, ne vous faites pas d'illusion, j'étais loin de penser toujours toujours toujours et uniquement à vous, au contraire, toujours toujours toujours je vous oubliais en permanence, simplement je n'ai jamais pu vous le dire en face, pendant les deux ans et demi que j'ai vécu avec vous (...)"

Notez bien qu'elle ne parle pas à son maître, mais au photographe (qu'elle prend pour son maître, ou pour un envoyé de celui-ci, ou ...).

"je sentais que j'avais capitulé devant quelqu'un, que j'étais soumise, mais étrangement, ce n'était pas désagréable, pendant que je pensais cela, sans pouvoir m'arrêter de pleurer, je revivais la scène où je m'étais masturbée en vomissant, je me suis vue comme un animal, oui, un animal, un animal, sur un pont, ou sur un toit, qui crie d'une toute petite voix, ce n'était pas désagréable (...)"

Ici, l'actrice prend la voix de son amant.

"(...) moi, je ne fouette pas les filles jusqu'au sang, je n'aime pas forcer les gens à faire ce qu'ils n'aiment pas, je trouve ça vulgaire, en Europe et en Amérique le sadomasochisme est purement physique, par exemple il consiste juste à faire couler le sang, parce que depuis le Moyen Âge, entre les invasions, les annexions, les révoltes et les guerres, le temps leur a manqué pour le raffinement, (...) c'est pour ça que je ne bois pas la pisse des femmes, la pisse c'est de la pisse, le Dom Pérignon rosé ou le Veuve Clicquot Grande Dame ou le Krug, c'est le fruit du travail et du savoir-faire des vignerons français, on ne peut pas accepter de mélanger ça avec de la pisse, c'est comme les cons qui mangent du sashimi sur le corps de femmes nues, c'est vulgaire."

(Zut, j'ai des envies vulgaires ... enfin, au moins une !)

jeudi 15 avril 2010

Trio bestial

On n'ose imaginer la suite !

vendredi 9 avril 2010

Lectures : Tranches de vies libertines

Comme Palaume, j'ai lu le livre de DG, Tranches de vies libertines. Je l'ai acheté il y a longtemps, quand il m'a annoncé sa sortie et c'est seulement maintenant que j'ai trouvé le temps de le lire.

Et je l'ai dévoré en deux jours.

Certes, ce livre n'est rien d'autre que les billets de son blog remaniés. J'en avais déjà lu une grande partie, mais pas tout, surtout parmi les premiers. Certes, DG présente sa vision du libertinage en l'entourant de grands mots, sans aucune volonté d'universalité. Ce n'est pas "Osez le libertinage", c'est leur vie.

Et c'est une vie très intéressante. Oh, ce n'est clairement pas un roman. Il y a trop de faux départs, d'histoires qui ne vont nulle part. Mais c'est justement le signe que l'on est devant un témoignage et pas une fiction.

On peut distinguer trois parties dans ces tranches de vies. La première est la découverte du libertinage par un couple amoureux. Les soirées privées, les clubs, le triolisme, l'échangisme, les mauvaises surprises et les bonnes. La deuxième s'intéresse plus particulièrement à la pluralité masculine, telle que vécue par sa compagne mais racontée par lui. (On peut regretter qu'elle n'ai pas écrit quelques billets elle-même dans cette partie.) Dans la dernière, la plus personnelle, DG s'aventure sur les terres du polyamour, un idéal qu'il souhaite ardemment mais où les déceptions sont nombreuses.

Il y a donc de quoi faire dans ce livre, quelle que soit votre forme de sexualité. On en sort avec des pistes de réflexions, avec des envies ou des dégoûts.

Pour conclure, la question se pose de payer pour un texte qui est aussi disponible gratuitement sur le web. Pour ma part, j'ai trouvé la lecture sous cette forme bien plus facile que sous celle d'un blog. Les billets éphémères parasites ont disparu, ainsi que les pubs. La présentation est plus sobre. Bref, c'est un livre et ça se lit comme un livre, avec plaisir. Je ne regrette pas la douzaine d'euros qu'il m'a coûté sous format électronique (la version papier est dispo pour environ le double).

lundi 29 mars 2010

Que dire ?

Le temps s'est arrêté. Comme une mouche, je suis pris dans l'ambre. Pas franchement mal à l'aise, mais un peu à l'étroit.

Ma situation n'a pas vraiment évolué depuis mes derniers messages. Les gros travaux sont finis dans l'appartement, il faut que l'on s'occupe de repeindre. Ce qui veux dire arrêter le boulot et se rendre sur place. Et ce n'est pas facile quand on a accepté des tas de commandes à l'avance. Je viens d'entamer la dernière. Je devrais avoir fini à la fin du mois prochain. Et là, si tout va bien, je pourrai passer à l'avant-dernière étape de mon installation.

En attendant, je fais du sur place.

J'habite toujours dans ma chambre à Orléans. Je suis toujours loin de Mlle Amaranthe. Je n'ai plus l'occasion de sortir et seulement à moitié l'envie. Pris par le boulot, cela fait des lustres que je ne suis plus sur MSN et que je ne prend plus le temps de commenter mes blogs favoris. J'ai mille projets, mille envies, mille rencontres en suspend. Oui, bon, peut-être pas mille, mais quelques-unes tout de même, qui prennent du retard.

Que je traîne depuis ce qui me semble être des mois. Je n'ose même pas réfléchir à la première fois où je me suis dis que je serai "bientôt" sur Paris ...

Et j'ai tant de choses à construire et à découvrir avec Mlle Amaranthe. Elle me manque. Il se passe plusieurs semaines entre chacune de nos rencontres. Et l'intermédiaire n'est pas folichon, n'ayant ni l'un ni l'autre (mais surtout l'autre en fait !) beaucoup de temps pour une relation téléphonique ou épistolaire. Et puis, ça ne remplace pas la peau ou le regard.

Je la retrouve dans deux jours. Je dors mal, saisi par l'excitation et l'impatience. Le plus triste, c'est que j'anticipe déjà le moment où nous allons devoir nous séparer, où je rentrerai à Orléans pour ne pas la revoir avant des semaines. Je suis déchiré d'avance.

Au final, encore un message pas très positif (sans plus plus que je ne suis vraiment) et pas très intéressant. Désolé ! Je voulais faire vivre un peu ce blog, sur lequel je ne sais plus quoi dire. J'ai toujours quelques (vieilles, maintenant) soirées à raconter, mais à quoi bon ? L'envie d'être exhaustif à peu à peu disparu. Reste ça : un peu de rien.

En espérant que ça finisse par changer.

jeudi 18 mars 2010

Libertango & Lamyss

Imaginez un voleur qui, non content de vider votre maison de vos meubles, y installe les siens, refait la décoration, choppe la clé de la boîte aux lettres et s'installe tranquillement dans un fauteuil (d'une couleur atroce) devant la cheminée ? Eh bien, c'est ce qui est arrivé à Libertango & Lamyss. Virtuellement, bien sûr.

L'adresse de leur site a été récupérée on ne sait comment par un cybersquatteur, ou plutôt un cyberarnaqueur. Ils ont été relogés d'urgence sur http://www.libertango-lamyss.com/ (et le flux RSS est ici). Vous pouvez participer à l'effort de guerre contre le squatteur en effaçant de vos liens l'ancienne adresse et en la remplaçant par la nouvelle.

Ceci étant dit, je leur souhaite une bonne deuxième crémaillère !

mardi 23 février 2010

Chronique d'AdopteUnMec (3)

Ma collègue blogueuse Lady S me convie dans ses commentaires à parler de la misogynie qu'a provoquée en moi l'utilisation du site de rencontre AdopteUnMec. J'ai déjà parlé de ce site en septembre (ici et ), dans des billets où j'explique le principe du site et ma déception face à mon absence totale de succès.

Qu'en est-il cinq mois plus tard ? A vrai dire, je n'ai pas passé beaucoup de temps sur AUM depuis lors. Quelques passages éclairs, quelques charmes et c'est tout. En voici un bilan quasi exhaustif des résultats de plus de six mois d'inscription.

1. Une femme rigolote et faisant le même métier que moi. Nous avons discuté longtemps sur AUM et sur MSN, plutôt dans l'amitié que la séduction. Elle et ses jeux de mots pourris m'ont apporté un peu de bonne humeur à un moment où j'allais vraiment mal. Comme elle habitait Rouen et je ne suis finalement pas retourné dans ma ville d'origine, je ne l'ai jamais rencontrée.

2. Une autre femme de Rouen, mariée et cherchant un deuxième amant pour changer du premier. Des échanges prometteurs, puis une fin de non-recevoir lorsqu'elle a fini par voir ma photo. Bon, on ne peut pas plaire à tout le monde.

3. Une femme d'île de France cette fois, inscrite depuis peu (et donc pas encore désabusée !). On a parlé un peu, une fois encore plus dans l'amitié que la séduction. Une rencontre aurait pu être possible, sauf que j'étais toujours bloqué à Orléans. Elle est depuis entrée dans une période de célibat !

4. Une femme qui m'a mis directement dans son panier, sans que je la charme avant ! Dingue. Discussion pas très intéressante, qui a vite tourné en rond. Cela n'a pas été plus loin. Il faut dire aussi que ma vie libertine commençait à se redresser à ce moment-là, et que je n'étais plus aussi mort de faim.

5. Sinon, sur Orléans, j'ai eu exactement une réponse à tous mes charmes. Une femme qui cherchait des amis pour aller au cinéma, et rien de plus. Elle m'a donné son numéro de téléphone, mais n'a jamais répondu.

6, 7, 8, ... Des robots russes. Leurs fiches étaient détruites par les administrateurs quelques jours après.

Je ne compte pas les femmes qui m'ont connu ailleurs (blog, forum) et qui m'ont trouvé sur AUM pour rire.

Donc 5 contacts et 0 rencontres pour des heures passées sur le site, des centaines de charmes envoyés et 4 versions de ma fiches rédigée dans des styles différents, avec ou sans photo, une fois en me rajeunissant un peu, une fois plutôt romantique, une fois en parlant de libertinage... Rien n'y a fait.

Ce site est un échec total. Et cuisant.

Bon, je n'ai plus le temps de vous parler du syndrome de la princesse et de misogynie. Ce sera pour la prochaine fois !

dimanche 21 février 2010

Lecteurthon

A l'initiative de Lady S, voici ma modeste participation au lecteurthon. Le jeu consiste à répondre aux requêtes google ayant abouti sur son blog. Les miennes sont moins farfelues et rigolotes que ce que j'ai pu lire ici et là, mais l'important n'est-il pas de participer ?

l'heure qui l'ai
D'après le registre, vous avez posé la question à 06 h 52 et 35 secondes le 20 février 2010.

Par ailleurs, mes yeux saignent.

adopteunmec c'est payant
Non. L'inscription payante est optionnelle pour les hommes, mais on peut très bien utiliser le site pleinement sans payer, à condition d'avoir Internet et du temps durant la journée. Si vous comptez dialer devant La ferme célébrité, il faudra sortir la CB, désolé.

Et pour les femmes, c'est totalement gratuit.

l'avenir d'adopteunmec
Vivreàdeux.com, faireunenfant.org, acheterunemaison.fr et, pour les plus chanceux, etilsvécurentheureuxpourtoujours.com.

parler a une fille sur adopteunmec
Impossible. Si elle répond, c'est un robot russe. Ne lui donnez pas votre numéro de CB. Sauf si vous regardez La ferme célébrité, auquel cas allez-y, vous devriez y apprendre une leçon de vie importante.

jeux de rôle de fée
Je vous conseille Changeling : the Lost. Noir et horrifique, mais un peu verbeux. Hélas, il n'a pas été traduit en français. Sinon, vous pouvez chercher Château Falkenstein ou Changelin : le Songe en occasion.

jeu seduction rpg
Le choix est très réduit en jeu de rôle papier. Essayez Breaking the Ice, un jeu d'auteur plutôt narativiste.

donne libertine
Merci, mais j'en ai déjà une à la maison.

chansons entrainantes sur les chapeaux
Oh mon chapeau
Tu es le plus beau des chapeaux
Et tu me guides sur les fleurs
Vers ce qu'il y a de plus beau
Tu es le plus beau des chapeaux

jeudi 18 février 2010

Travaux

Les travaux dans mon futur appartement versaillais ont enfin commencé ! Quinze jours pour refaire l'électricité et un peu de plomberie. Ensuite il faudra que je me dégage du temps pour faire les travaux de surface : murs, plafonds, planchers, et le remeubler de zéro ou presque (c'est fou comme j'ai des goûts différents de ma grand-mère !).

Bref, les choses commencent à bouger, même si nous n'en sommes encore qu'au début.

vendredi 12 février 2010

Clop clop clop

"Est-ce que je l'aime ?" est un sujet récurrent, que ce soit dans des chansons, des articles de magazines (quizz à l'appui), des romans, des films. Surtout de la part de femmes, d'ailleurs, mais pas que. Plusieurs blogs dans la liste de lecture sont pleins de cette question.

Pas le mien.

Il aurait pu l'être pendant quelques mois, entre le moment où j'ai commencé à me remettre de ma séparation et celui où les choses sont devenues sérieuses avec Mlle Amaranthe. Encore que la question n'aurait pas tant été de savoir si j'étais amoureux que de savoir comment j'allais être amoureux.

Mais dès que j'ai senti un sentiment réciproque chez Mlle Amaranthe, cette question a été tranchée. Oui, je l'aime. Je le sais parce que je pense à elle en permanence, qu'elle me manque quand elle n'est pas là (ce qui est trop souvent le cas puisque je suis encore loin de Paris), qu'elle me comble lorsqu'elle est là et qu'un simple coup de téléphone de sa part est capable de changer mon humeur du tout au tout (en bien !). Nous nous ressemblons, nous sommes différents. Je l'admire sur tous les plans. Elle a une façon de me dire "tu es beau" qui m'emplit de bonheur et de fierté.

Pourquoi se compliquer la vie à savoir si elle est "la bonne", si c'est sérieux, si cela va durer, si ce n'est qu'un rebond ... Je suis bien, elle aussi apparemment, c'est le principal. Pour le reste, on verra bien.

mardi 19 janvier 2010

Sept vérités

Durant ma période de repos de fin d'année, PASCOU m'a tagué dans l'une de ces chaînes qui passent de blog en blog. Je n'aime pas trop les chaînes habituellement, mais je dois bien avouer que j'attendais avec une certaine fébrilité ce premier tag. C'est après tout une certaine forme de reconnaissance. Et surtout, un sujet de billet tout trouvé.

Sept vérités donc.

1) Je sais résoudre un Rubik's Cube. Comme tout les gens de mon âge, j'en avais un dans ma jeunesse. Je l'ai mélangé et, bien sûr, je n'ai jamais réussi à le remonter. J'ai pourtant passé du temps dessus, à me demander comment trouver la logique de ce satanné objet. Et j'ai fini par laisser tomber.

Dix ans plus tard, dans une foire à tout, je suis tombé sur un livre exposant une méthode de résolution. Livre que j'ai acheté. Méthode que j'ai apprise par coeur. Depuis, je fais régulièrement des cubes, pour m'amuser et ne pas me rouiller. Je ne suis pas spécialement rapide (3-4 minutes je dirais, plus si je merde), mais je ne me suis jamais chronométré.

2) Je suis maladivement sincère. Je me souviens qu'enfant, la première fois qu'un camarade m'a sorti de gros bobards pour se vanter, j'ai tout avalé. Je n'avais même pas conscience que l'on puisse mentir autrement que par politesse. Je ne vois toujours pas l'intérêt de mentir alors que la vérité est souvent bien plus intéressante.

Inversement, l'hypocrisie est un trait qui m'insupporte chez autrui. Ce qui explique que j'ai beaucoup de mal avec les hommes politiques et les médias.

Je me demande si c'est lié à ma nature scientifique ?

(A propos de science...) 3) Je suis fasciné par le lemme d'Abel. Mais la dernière fois que j'en ai parlé, je n'ai pas retrouvé la formulation correspondant à mon souvenir sur Internet. Tel que je m'en rappelle, ce lemme dit ... euh, c'est compliqué. Imaginez une addition avec un nombre infini de termes, mais qui donne un résultat fini. Eh bien, sous certaines conditions, il suffit de changer l'ordre des nombres pour changer le résultat comme on veut. Autrement dit, on additionne toujours les mêmes nombres, mais le résultat n'est plus le même !

Evidemment, cela ne marche que parce qu'on a un nombre infini de nombres, et que l'infini fout le bordel dans nos intuitions. Mais c'est quand même un peu bizarre.

4) Je suis amoureux. Et ça fait chaud au coeur.

5) Je dors avec un doudou. Plus exactement un Wall-E en peluche. Bon, ce n'est pas vraiment un doudou, juste un souvenir. Et je ne dors pas vraiment avec, il est juste posé sur la table de nuit.

Mais il m'est arrivé de le serrer contre moi au pire des creux de cet été.

6) J'ai vu quatre fois le même film au cinéma. (Et plusieurs fois en DVD.) D'abord à deux. Puis, on y est retourné avec nos amis (c'était l'époque de la bande de potes de la fac qui faisait tout ensemble) (enfin, non, pas tout quand même ... ^^). Puis, plus tard, parce qu'il passait en VO. Et, encore plus tard, dans une soirée spéciale Burton, entre d'autres films.

Il s'agit de L'étrange noël de monsieur Jack.

(Bon, qu'est-ce que je pourrais dire maintenant ? quelque chose de sexuel si possible ...)

7) Désolé, je n'ai pas d'idée. Oups ! Je ne manque pourtant pas de fantasmes ou d'anecdotes, mais vous êtes déjà au courant pour la plupart ou le serez quand j'en ferai un billet. Ah si, j'ai bien un truc : j'ai déjà goûté mon propre sperme. Histoire de voir. Pas dégoûtant, mais pas super agréable non plus.

La coutume veut que l'on passe la main après avoir répondu à une chaîne. Laissons faire la main aveugle du destin : je tague tous les gens qui ont laissé des commentaires sur mon billet précédent, c'est-à-dire : Mel'Ody, Alice, Alexia, Marilo, Khalya, Lady S. et Nouvelle Amazone (celles qui n'ont pas de blog peuvent le faire ici).

vendredi 8 janvier 2010

Le Cupidon - septembre 09

Depuis la soirée au Moon en aout, je suis resté en contact avec Mme Joule, l'un des couples croisés là-bas et dont je connaissais déjà le blog. Nous avons beaucoup parlé de ma séparation, de leur rencontre, de leur façon de vivre le libertinage. Mme Joule fait partie des gens qui m'ont soutenu pendant cette période et qui m'ont accueilli dans le grand milieu libertin.

J'ai rendez-vous avec eux au Cupidon, un petit club parisien. Je suis en avance, ayant passé la journée à me promener dans la capitale et y faire quelques courses. Après avoir trouvé la rue et localisé la porte d'entrée, j'ai pour mission de prospecter les environs à la recherche d'un bar sympa où boire un coup avant d'entrer dans l'antre de la débauche. Mission délicate. Il n'y a pas beaucoup de troquets dans le coin, où alors d'une platitude éhontée. Le seul qui trouve grâce à mes yeux s'avère être un établissement gay.

Finalement, j'échoue beaucoup plus bas, sur une grande place pleine de grands bars potables. Je m'installe sur un banc où je sors un livre. Coup de téléphone des Joules qui sont tout près, à la recherche d'un parking. Si près en fait que j'aperçois bientôt leur voiture et monte à bord. Ce n'est qu'à la sortie du parking que nous nous faisons enfin la bise, sur la joue. Les libertins ne se saluent pas de façon particulièrement ostensible.

Il est apparemment trop tard pour faire connaissance autour d'un verre, puisque Mme Joule nous guide directement vers le Cupidon, où nous sonnons. Mes souvenirs sont flous, mais il me semble bien qu'une personne nous double pour nous ouvrir... le portier qui faisait une pause cigarette. Par contre, je me souviens bien de la suite. On prend le manteau de M. et Mme Joule, que l'on invite à descendre sans autre formalité. A cette heure, les couples sont encore invités. Par contre, le tenancier me demande de régler la note salée de suite, ainsi que l'obole correspondant au vestiaire (en liquide, s'il vous plait). Je m'exécute, tout en faisant remarquer avec humour que l'on ne fait guère confiance aux hommes seuls. Y en a-t-il beaucoup qui partent sans payer, s'enfuyant par la fenêtre des toilettes ?

Avec le recul, cette marque de méfiance envers les hommes seuls me laisse un arrière-goût désagréable. Nous payons déjà une somme considérable pour l'honneur de ... ben, de ne pas faire grand-chose, potentiellement. Être traité comme des chiens galeux est un peu la goutte de trop. Je ne sais pas si je ressortirai de si tôt en célibataire, mais ce ne sera pas au Cupidon. (Quoique de tels principes peuvent me perdre, peu de clubs accueillant les hommes seuls avec le sourire.)

Bref, sur le coup, je me contente de hausser les épaules. Je suis là pour passer un bon moment, pas pour m'énerver sur le mercantilisme de certains. Je descends l'escalier menant à la cave, accompagné par les Joules qui ont attendu que je règle. Ma tenue n'est pas aussi classe ni aussi fraîche que la leur, n'ayant pu me changer après le trajet en train et la journée de marche. Je reste toutefois bien habillé par rapport à beaucoup d'autres hommes présents, en jean ou en simple sweat-shirt.

La salle principale n'est pas très grande. L'escalier donne sur le côté du bar, créant un bouchon dès que deux personnes s'arrêtent pour se saluer. En face, quelques divans et fauteuils, une minuscule piste de danse et sur le mur du fond, un écran plat diffusant ce soir-là le film du photographe des premières campagnes Aubade. Il présente de belles femmes nues, dans une ambiance plus érotique que pornographique. Je préfère cela au bête film de cul qui passait au Moon, mais je me fais la remarque que, encore une fois, c'est l'excitation des hommes qui est visée. Les femmes (si elles ne sont pas bi) devront se débrouiller toutes seules.

Nous nous asseyons tous les trois sur une banquette, Mlle Joule entre nous deux. Tout en buvant notre verre (je crois avoir bu mon premier whisky-coca ce soir là), nous discutons de vive voix comme nous le faisons habituellement sur MSN. Ils me parlent de leur club préféré (fermé depuis), de leur bibliothèque interdite à plusieurs mètres de hauteur, du magazine Union et de leurs expérience. Je leur relate ma récente sortie au sauna Jaurès, mon interrogation sur le libertinage.

Je sais, par son regard et par ce que nous avons échangé auparavant, que je pourrais toucher Mme Joule, que je le devrais même, puisqu'il est évident que je suis là pour ça. Mais je n'y arrive pas. Je n'ose pas. C'est à peine si je lui frôle la main en prenant mon verre. Je me fais l'impression d'être impuissant face à ma timidité, à ma peur de mal faire.

Je ne sais comment, nous finissons par nous retrouver à l'entrée des alcôves, où un couple d'amis à eux se prépare à une séance de massage, flacon d'huile en main. M. et Mme Joule s'installent sur le grand lit, je me place à côté d'eux. Finalement, je pose une main sur son corps, puis une autre, puis les lèvres, et ainsi de suite.

Les Joule ont des limites claires, dont nous avons discuté quelques jours auparavant. Préservatif obligatoire pour la pénétration (évidemment), mais aussi la fellation et le cunnilingus. Et pas de baiser sur la bouche. Je n'ai pas posé la question de la sodomie, parce que cela me semble un peu compliqué à faire en club, et que c'est de toute façon un peu trop "intime" pour une première rencontre.

N'ayant pas touché de femme depuis plusieurs mois, je retrouve avec délice l'infinie douceur de la peau, les courbes hypnotisantes des fesses et des seins, le plaisir à entendre les gémissements du plaisir que l'on donne. Alors que je m'abandonne à une fellation gourmande, un autre couple fait l'amour debout à côté du lit, entouré d'un essaim d'hommes qui caresse la femme, quémandant ses attentions. Elle est noire, et son dos luisant de sueur a des reflets magnifiques dans l'obscurité. Je pourrais la toucher en tendant le bras, mais je préfère me concentrer sur mes hôtes. Et puis, cela pourrait passer pour une invitation à nous rejoindre, ce dont ils n'ont sans doute pas envie. De toute façon, je suis trop bien, j'ai trop de plaisir pour me dérouter.

Mme Joule propose de s'arrêter, elle prendrait bien une pause. Direction la douche, puis le bar pour un deuxième verre. Un simple coca cette fois. Je repense à Mlle Coquelicot. Mon ex-femme n'était initialement pas très douée par la fellation. Il a fallu des années pour qu'elle dépasse son dégoût pour cette pratique, puis encore longtemps pour je prenne plaisir à me faire sucer, ce qui n'est vraiment arrivé que dans les dernières années de notre mariage. Je pensais qu'elle avait fini par être assez douée dans le domaine. Mais dans le libertinage, j'ai découvert des femmes qui me suçaient tout aussi bien sans me connaître, sans avoir passé des années à analyser mes réactions, et sans aucun lien sentimental entre nous pour catalyser le plaisir. Même avec un préservatif. Comme quoi, Mlle Coquelicot ne devait pas être si douée que cela.

Maintenant, puisque "les présentations étant faites" en quelque sorte, j'ose toucher Mme Joule, la caresser, m'amuser de son corps et l'exciter avec l'aide de son mari, alors que nous sommes dans la salle principale, à la vue de tous. Elle est fatiguée, mais nous avons envie de poursuivre ce que nous avons commencé. Nous l'entraînons donc vers une autre alcôve, au mur couvert de miroirs. Et nos jeux reprennent de plus belle.

Quelques hommes s'assoient au pied du lit, en se branlant. Ils s'approchent progressivement de nous, en attente d'un signe de notre part que leur présence est la bienvenue. Mais elle ne l'est pas, et nous leur demandons de rester à l'écart. Ils sont heureusement suffisamment peu pressant pour que l'on oublie leur présence, même si elle reste plutôt désagréable.

Je m'écroule, vaincu par la jouissance, admiratif de l'endurance de M. Joule à honorer Mme Joule. Je la caresse, embrasse sa peau, l'accompagnant comme je peux au fil de ce qui me semble être plusieurs orgasmes. Ils s'écroulent à leur tour.

Au sortir de notre deuxième douche, il n'y a plus grand monde dans le club. Il est tard, et nous nous dirigeons vers l'escalier. Je jette un dernier coup d'oeil dans la salle. Une femme en embrasse goulument une autre, la faisant plier sous son poids, son mari n'en perdant pas une miette. C'est sur cette image que je quitte le club.

mardi 5 janvier 2010

Tombés au champ d'honneur

Quelques blogs de ma liste ont disparu du net ces derniers mois. Evanescence a tiré les rideaux de sa fenêtre, occultant Délice des Vices aux yeux des passants, ne laissant sa clé qu'à quelques initiés. Luna a fait de même quelques temps plus tard avec Le Corps de Luna, suite à un incident regrettable. L'Abricotière a, elle, fermé et supprimé Sur les branches de l'abricotier. Le blog de Sextuelle a lui aussi disparu sans prévenir, une triste perte. D'autres blogs ont été "temporairement fermés définitivement", nous faisant une grosse frayeur avant de revenir, certes plus sporadiquement. C'est le cas de Petite Française et de Douces tentations. Et puis il y a aussi ceux qui n'écrivent plus depuis longtemps. Il était donc temps de faire un peu de ménage dans ma liste de liens.

Quant à moi, j'ai laissé passer mon premier anniversaire de blog sans même le remarquer ! Le premier billet de Ma femme préfère les blondes date en effet du 30 décembre 08. Un an déjà ... il s'en est passé des choses en un an. J'ai vécu beaucoup d'envies anciennes et de fantasmes, au prix de mon mariage, hélas. Mais maintenant que ma vie a été détruite jusqu'aux fondations, je ne peux que reconstruire sur des bases plus solides. Je m'auto-souhaite donc une deuxième année de blog florissante et épanouissante.

dimanche 3 janvier 2010

Le Jaurès - septembre 2009

Les vacances sont finies, retour à Orléans. Les brumes de la déprime se dissipant, je reprends suffisamment confiance en moi pour tenter le diable. Je décide d'essayer le sauna libertin de la ville. Toutefois, échaudé par ma dernière sortie en club, je me prépare à y aller pour ne rien faire.

Le Sauna Jaurès est principalement un établissement gay. Il est ouvert en mixte le vendredi toute la journée et le samedi soir. Etant trop fatigué pour sortir le soir (sans compter que je n'avais pas d'excuse à donner à mes parents), j'opte pour y aller le vendredi après-midi, sans savoir s'il y aura beaucoup de couples. Je passe d'ailleurs un message en ce sens sur un forum libertin, mais sans réponse.

Vers quatre heures, je sonne à la porte du club, avec un petit pincement au ventre (mais moindre qu'en août !). Le tenancier m'ouvre, m'indique quelle porte emprunter et zou, me voilà dans le vestiaire. A l'image du reste du club que je découvrirai bientôt, les vestiaires sont fonctionnels, propres mais sans charme. Rien à voir avec le Moon. On se croirait à la piscine.

Sans les maillots.

Habillé d'une petite serviette, un sachet-porte-clé scratché à la cheville, j'entre dans la grande salle. Là se trouvent le bar, des banquettes sur deux niveaux et une télévision diffusant une chaîne musicale. J'aperçois un premier couple qui passe au fond, des cinquantenaires. N'étant pas attiré et ne voulant pas passer pour un mort de faim, je reste dans cette salle un moment, à m'imprégner de l'ambiance. Je bois un café.

Un couple plus jeune discute au bar avec le tenancier. Ils parlent déco et rideaux. Ils sont mignons, quoiqu'un peu trop jeunes pour moi. Pas d'échange de regards de toute façon. Mais je me régale du spectacle quand le paréo de la femme se détache par hasard, dévoilant ses seins. Ragaillardi, j'entreprends le tour des installations.

Bien que le club soit dans une période mixte, la clientèle gay et bi reste très présente. L'établissement se divise en deux parties. Une partie humide blanche et une partie vidéo noire, toutes deux agrémentées d'alcôves. Selon les salles, on peut voir un film hétéro, un film bi ou un film gay. La salle vidéo gay n'offre qu'un sling comme place assise (une espèce de balançoire où l'on peut s'allonger pour ...), les autres des divans en mousse et skaï dont le dossier se rabat. J'ai l'impression que, malgré le film hétéro, la clientèle gay se rassemble plutôt dans la partie vidéo et la clientèle libertine plutôt dans la partie humide.

Bravant la brume, j'entre dans le hammam. L'air chaud et humide ne réussit pas à mon système respiratoire, et j'abandonne rapidement. J'ose ensuite tenter le sauna. Découverte : j'adore ! Là, je respire normalement, et la chaleur sèche se diffuse en moi de façon très agréable. En me détendant allongé sur les planches de bois, je sais déjà que je n'ai pas perdu mon argent.

(En écrivant ce message, je me rends compte que j'ai interverti sauna et hammam lors de la rédaction de mon billet sur le Moon City. C'est bien le hammam que j'avais testé là-bas.)

Par contre, il ne se passera rien niveau libertinage. J'ai croisé quatre couples en autant d'heures de présence. Trois n'ont rien fait du tout, à part se promener suivis d'une horde d'hommes seuls. (Bon j'exagère, suivis de 6-8 hommes seuls. Respectueux d'ailleurs, mais aussi silencieux et pas entreprenants. Il me semble que si j'étais en couple dans une soirée mixte, je préférerais que les hommes nous abordent franchement. Alors que rester là à attendre qu'il se "passe quelque chose" donne tout de suite un air glauque à des quidams qui sont peut-être charmants par ailleurs. Enfin, je ne sais pas.) Le dernier couple a fait l'amour sous les douches, mais sans faire participer les voyeurs qui les entouraient. Enfin, je pense, je suis arrivé à la fin et je ne me suis pas attardé.

A vrai dire, j'étais plus intrigué par le côté bi du club. Je m'aventure donc dans la partie sombre, où je constate une chose. Les mecs (au moins ce soir là) ne sont pas plus dégourdis que les couples pour se faire comprendre. Ils ne se parlent pas, ils osent à peine se regarder et ils s'effarouchent dès qu'on bouge un peu trop près d'eux. Il faut dire, à leur décharge, que rien ne permet de distinguer un hétéro en ballade d'un bi ou d'un gay... N'empêche que j'ai été un rien déçu de ce point de vue, je pensais que je n'aurais pas à faire le premier pas cette fois-ci.

J'ai donc eu quelques premiers contacts (très) superficiels avec un homme. Il ne me plaisait pas, mais bon, il était là et j'avais envie de vivre cette expérience. Apparemment, je branle trop bien, puisqu'il m'a rapidement dit "je vais jouir", s'est levé, est sorti de la pièce, probablement à la recherche d'un mouchoir, et a disparu. Je ne l'ai pas revu ensuite. Pas très glamour.

Je suis content d'avoir été au bout de mon envie (enfin, au début du bout !), mais les conditions et la réalisation n'étaient franchement pas idéales. Si l'idée de faire l'amour avec un homme m'intrigue toujours, je serai plus regardant à l'avenir.

Pour finir, un homme âgé, mal rasé et sentant le tabac, m'a demandé de lui donner mon slip. Je l'ai regardé d'un air interloqué et je me suis dit qu'il était temps de partir. Ce que j'ai fait.

vendredi 1 janvier 2010

Bilan comptable

Fin novembre, j'avais déclaré une pause dans ce blog jusqu'en 2010. Nous voilà dans la dernière année de la première décennie du troisième millénaire. Une année capitale, à plus d'un titre, donc. Voyons mon statut point par point.

Le blog. Le nombre de lecteur augmente régulièrement depuis son ouverture. Depuis novembre, il a même dépassé celui de mon blog précédent, que je tenais avec ma femme (et qui, lui, perd des visiteurs depuis notre séparation).

Le divorce. Nous passons devant le juge mi-janvier. Espérons que cela se passe sans heurt. La visite à l'avocat m'avait déjà mise en vrac ... Bon, ce n'est qu'une formalité après tout.

Mlle Coquelicot. Mon ex-femme ne lit plus le blog. Elle est toujours avec l'Homme en Noir. Ils ne vivent pas ensemble, mais presque. Intellectuellement, cela ne me fait rien (je serai même plutôt content pour elle), mais j'ai du mal à les voir ensemble, et pourtant ils ne sont pas démonstratifs. Quoique le pire soit de l'entendre donner des ordres à mes enfants ...

L'appartement. Les travaux de mon futur appartement versaillais devraient commencer en janvier. (Pas trop tôt !) En attendant, j'habite toujours à Orléans chez mes parents. Je les adore, mais j'ai hâte d'être à nouveau autonome.

Bref. Le mois de janvier risque d'être mouvementé et d'apporter plein de changements positifs dans ma vie. Et je ne vous ai même pas encore parlé de Miss Amaranthe ...