lundi 30 novembre 2009

En musique - quizz

Allez, hop, un p'tit quizz pour changer. Qu'est ce que les trois clips suivant ont en commun ?





lundi 23 novembre 2009

En musique - Cornershop

Cornershop est un groupe anglais à forte influence indienne. Je les ai découvert à la télévision, via le clip du remix de Brimful of Asha par Norman Cook, alias Fatboy Slim.




J'adore le refrain qui dit "Everybody needs a bosom for a pillow", soit "Tout le monde a besoin de fesses d'un sein comme oreiller". Joli programme !

Asha fait référence à une fameuse chanteuse indienne, Asha Bhosle, mais signifie aussi "espoir". La version d'origine mentionne aussi Jacques Dutronc et Bancs publics (la chanson de Brassens), au milieu de noms de groupes anglais.

Les 45 tours reviennent également régulièrement dans les paroles, et évidement dans le clip. Pour mes lecteurs les plus jeunes, les 45 tours sont des espèces de MP3 gravés dans du vinyle datant du millénaire précédent. Eh oui, à cette époque reculée, le vinyle ne servait pas encore à s'habiller !

J'aimais tellement cette chanson que j'ai acheté l'album correspondant, When I Was Born for the 7th Time (1997), puis les précédents Hold On It Hurts (1994) et Woman's Gotta Have It (1995). Ils se sont être avérés être dans un style un peu différent de Brimful of Asha, moins pop, plus durs, moins travaillés, à l'image des pochettes minimalistes. Ces premiers albums sont ceux que j'écoute le plus. Ils n'ont pas beaucoup de clips, alors mon choix est limité. Voici par exemple Born Disco, Died Heavy Metal.



Encore un 45 tours donc ...

Ils ont sorti un dernier album en 2002, Handcream for a Generation avant de se séparer. Un extrait : Lessons Learned From Rocky I to Rocky III (si ça peut vous motiver, on voit y des seins ! Et il parle de "chicks with dicks" à un moment).

Sauf qu'en préparant ce billet, j'ai découvert qu'ils avaient sorti un nouvel album cet été, Judy Sucks A Lemon For Breakfast. Gasp. Le premier clip parle encore de musique : Who Fingered Rock n Roll, ce qu'on pourrait traduire par "Qui a fait un doigt au Rock'n'Roll ?". Ils n'ont pas l'air tellement assagis par l'âge ... tant mieux !



EDIT : Merci à Ella (de libert'in progress) de m'avoir signalé mon (impardonnable) erreur de traduction (oups). L'oreiller est un sein, pas une fesse. Le programme reste joli, même s'il est moins universel ! Et la position parait plus confortable. :)

EDIT 2 : P. me propose plutôt poitrine plutôt que sein. C'est plus unisexe, mais c'est moins rigolo. Je laisse sein au-dessus, mais s'il fallait inclure cette revendication dans la constitution, je mettrais poitrine. Hop.

samedi 21 novembre 2009

Choses à faire

  • Ouvrir (enfin) un compte
  • Demander (encore) de l'argent à mes parents pour mettre sur ce compte
  • Trouver des idées-cadeaux de Noël pour mes enfants ; la soumettre à Mlle Coquelicot pour éviter les doublons
  • Payer (enfin) l'hôpital en évitant de me rappeler pourquoi
  • Ne pas se demander pourquoi je remets sans cesse tout ça à plus tard

lundi 16 novembre 2009

Moon City - juillet 2009

Dans les prochains billets, je vais revenir sur mes aventures libertines de ces derniers mois, en commençant par ma première sortie après la dissolution de notre couple. Après coup, j'ai réalisé que j'avais été présomptueux en sortant si tôt après la rupture (un peu moins d'un mois). Sur le coup, j'allais bien et je pensais que tout irait bien. Mais je m'avance. Reprenons au début.

Première présomption : j'ai beau avoir navigué plusieurs fois dans le quartier, monter dans la voiture que me prêtaient mes parents sans vérifier qu'elle contenait un plan de Paris était une erreur. Une fois le boulevard de Clichy localisé, je n'ai pas eu de problème pour retrouver le parking que je visais. Oui, mais il m'a fallu un temps incroyable pour trouver ce satané boulevard !

En arrivant à pied devant le Moon City, l'appréhension me serrait le ventre. Je me demandais à l'époque si ce phénomène, que j'avais déjà vécu lors de mes deux sorties au No Comment avec Mlle Coquelicot, et qui m'avait d'ailleurs gâché la seconde, allait perdurer encore longtemps. Depuis, j'ai appris que non, comme nous le verrons une prochaine fois.

Je n'allais pas au Moon City en solitaire. Pas en couple non plus, hélas. J'y allais à l'occasion d'un anniversaire organisé par les lecteurs d'un forum de libertins (doctissimo pour ne pas ne pas le nommer). Je savais que j'y retrouverai trois couples de blogueurs qui me connaissaient déjà virtuellement par les commentaires que je laissais régulièrement sur leurs billets. Une jeune femme du forum avait également manifesté son envie de me voir. En tout, une quarantaine de forumistes allaient être là, sans compter les autres clients.

Etant un peu en avance par rapport à l'horaire que j'avais annoncé, je passais le temps en visitant les rues perpendiculaires du boulevard de Clichy, qui dissimulent des trésors de petites maisons. Enfin, il était l'heure d'y aller. Je me présente au guichet, encore tout impressionné. Là, le patron du club me reconnaît tout de suite, grâce à mon couvre-chef : "Monsieur Chapeau ?"

Son accueil est sympathique, mais je dois bien avouer ne plus en avoir un souvenir exact. Il me fait entrer, me donne paréo, serviette et clé de casier, me présente rapidement les lieux et le fonctionnement du club. Je monte donc me changer. Le vestiaire est à l'image du club : élégant et travaillé. Les casiers sont en bois peint, les murs ont une texture chaleureuse.

En sortant des vestiaires, je croise la jeune fille du forum, nous échangeons quelques mots. Peut-être est-ce moi qui suit intimidé ou gêné, mais je ne sens pas d'étincelles entre nous. Il faut dire aussi que le lieu ne s'y prête pas.

J'entre ensuite dans la grande salle du club. A droite, un bar, à gauche une longue table où sont déjà installés de nombreux forumistes, plus au fond une deuxième salle et au-delà le début de la partie humide. Je ne sais plus si je me présente ou si quelqu'un m'aborde, mais je me retrouve à dire bonjour à tout le monde. On me demande plusieurs fois où est mon chapeau. C'est qu'il craint l'eau ! Je l'ai laissé au vestiaire.

La valse des pseudo me donne d'autant plus le tournis que je ne connais au final pas grand-monde du forum, que j'ai souvent parcouru, mais où je ne suis inscrit que depuis quelques jours. Je repère tout de même le couple dont on fête l'anniversaire ce soir-là, et deux des couples de blogueurs (le troisième n'est pas encore arrivé). Je trouve une place à côté de l'un d'eux, appelons les M. et Mme Lejanne.

J'avais déjà vu des photos de leurs visages, mais je ne sais pas si je les aurais reconnus. A partir d'une photo, on reconstruit toute une personne, toute une personnalité qui correspond rarement à la réalité. Inversement, je ne connaissais que des photos anonymes, de corps sans visages, de l'autre couple de blogueurs, M. et Mme Joule. J'espère qu'ils ne le prendront pas mal, mais leurs photos ne sont pas très réussies : elles ne leur rendent pas justice.

Je suis difficilement à l'aise avec les grandes assemblées. J'arrive tout de même à participer aux quelques conversations où je comprends quelque chose. Heureusement, les Lejanne prennent soin de moi. Nous parlons beaucoup, de libertinage principalement. C'est le point le plus positif de la soirée, cette liberté de pouvoir parler sans retenue, sans limite, de ce sujet qui me passionne depuis si longtemps et que je ne peux pas partager avec mes amis. Et lorsque j'en parlais avec Mlle Coquelicot, c'était lors de discussions toujours sur le fil du rasoir, toujours compliquées.

Lorsque les Lejanne comprennent que c'est ma première visite dans ce club, ils me proposent de m'en faire faire le tour. Nous traversons le deuxième salon, où sont refoulés les clients normaux, puis devant le jacuzzi, en fait plus près de la petite piscine. Il faut ensuite monter un escalier pour arriver à l'étage du hammam, du sauna et des quelques alcôves.

Globalement, le club est très élégamment décoré, dans un style indien à base de bois et de statues de bouddhas ou de divinités hindoues. Par contre, dans les alcôves, le tissu plastifié des matelas est percé par endroit, ce qui n'est ni esthétique ni hygiénique. Les couloirs me semblent un peu mieux éclairés qu'au No Comment, une bonne chose pour identifier ses éventuels partenaires.

Nous revenons ensuite à la fête d'anniversaire, qui se poursuit encore longtemps. Bizarrement, le fait d'être tous nus sous nos paréos fait perdre une grande partie de son érotisme à cette nudité. A peu de choses près, on pourrait se croire à une fête entre copains. Ou à une soirée de Club Med, avec ses Gentils Organisateurs. M. et Mme Daguerre, arrivés entre temps, me confient que l'ambiance est très différente d'habitude. Ils ont l'air assez déçus et s'éclipsent rapidement pour profiter des installations pendant que nous attendons le dessert devant un spectacle de strip-tease masculin qui me met particulièrement mal à l'aise.

Après la distribution des cadeaux, nous avons quartier libre. M. Lejanne est interviewé par une journaliste de Paris Première. Je participe un peu à leur discussion. En parallèle, j'entreprends Mme Lejanne sur le sujet du fétichisme des pieds. Pour illustrer mes dires, je saisis le sien, le lèche d'un bout à l'autre et plonge ses orteils dans ma bouche. Elle arrive à ne pas hurler de rire, ce en quoi je la remercie. Mais nos jeux s'arrêtent là.

Je fais plusieurs tours à l'étage. Je vais dans le hammam, mais l'air saturé d'humidité me prend à la gorge et je ne peux pas rester longtemps. Je n'ose pas essayer le sauna, ayant trop peur de la chaleur. Je passe les alcôves en revue. Plusieurs sont fermées, occupées par des duos ou des quatuors. On entend leurs gémissements de plaisir à travers les portes. Dans le seul coin resté ouvert, un groupe d'une dizaine de personnes s'ébat lascivement. Deux femmes s'embrassent, chacune baisée par un homme et caressée par d'autres. L'une d'elle tient la main d'un homme inactif ... son mari ?

Je demande à plusieurs personnes, femmes ou couples, si elles cherchent de la compagnie, mais toutes me répondent par la négative. Plus ou moins poliment. Les Lejanne sont toujours occupés en bas avec la journaliste. Les Daguerre et les Joule ont disparu, ainsi que la jeune fille. Je tourne, je retourne, mais je finis par me rendre à l'évidence : personne ne veut de moi.

Sur le coup d'une heure du matin, je dis au revoir et je sors du club. Je croyais jusque-là avoir bien pris la fin de notre couple. Je pensais avoir surmonté rapidement la douleur de cette rupture. En fait, elle n'avait pas commencé. Pas vraiment. Ce n'est qu'en sortant de ce club, ce soir-là, que tout m'est tombé sur le coeur. Voir tous ces couples vivre ce que j'avais voulu vivre avec Mlle Coquelicot et qui nous avait détruits, me sentir rejeté de tous côtés, avoir fait tant d'efforts sur moi-même pour rien, cela a brisé le dernier pilier qui me restait. Vivre pleinement et librement ma sexualité était le seul avantage que je trouvais au divorce à venir. Si je ne pouvais pas profiter de cela, alors il ne me restait rien.

Je me suis retrouvé en larmes sur le boulevard de Clichy. Le retour à Orléans a été difficile, entre fatigue et désespoir.

Quelques jours plus tard, j'écrivais un dernier billet sur mon blog précédent. Une ultime tentative pour convaincre Mlle Coquelicot de laisser une chance à notre couple. Sans succès.

(...)

Ce n'est que deux mois plus tard que j'ai retrouvé un début de confiance en l'avenir.

vendredi 13 novembre 2009

La vie va vite (2)

Aujourd'hui, comme pour fêter les 5 mois de notre séparation, Mlle Coquelicot m'a annoncé qu'elle s'était trouvé quelqu'un. L'Homme en Noir, évidemment ... Ils auront mis quelques temps à officialiser ce que tout le mondre voyait autour d'eux.

Et pourtant, j'avais beau le voir venir, cela m'a fait un choc. Je me sens d'autant plus seul, en manque de câlins, de bisous et de mots d'amour. Ma vie d'avant s'éloigne encore un peu plus, l'Homme en Noir va prendre ma place auprès de ma femme, peut-être dans ma maison et auprès de mes enfants. Mais moi, je suis toujours au même point depuis juin. J'attends.

J'attends que le juge daigne signer les papiers du divorce, afin que la banque verse l'argent du prêt contracté par Mlle Coquelicot pour me racheter ma part de la maison. J'attends d'emménager dans mon futur appartement. J'attends des SMS qui ne viennent pas, et j'ai peur d'insister.

L'aspect positif de cette nouvelle, c'est que je vais pouvoir raconter mes sorties libertines de ces derniers mois, que je gardais en réserve en attendant le divorce. Après tout, si Mlle Coquelicot a quelqu'un, je peux bien dire que je vais en club. C'est juste du sexe.

Hélas.

Algèbre libertine (3)

Continuons notre tour d'horizon des formes d'ébats à deux couples.

Les formes à trois figures

Le triolisme féminin (bisexuel) :

Le triolisme masculin (non bisexuel) :


Les formes à quatre figures

Le triolisme mixte (non bisexuel) :


Le tout azimuth (femmes bi) :


La partouze (hommes bi) :


Et ainsi de suite ...

Dites-moi, qu'ai-je oublié dans mon énumération ?

mercredi 11 novembre 2009

Algèbre libertine (2)

Reprenons là où nous nous étions arrêtés la dernière fois.

J'en étais arrivé à dire qu'un ébat entre deux couples se déroule généralement selon plusieurs figures. Faisons donc du nombre de ces figures un critère de catégorisation des formes de libertinage.

Les formes à une figure

On se place du point de vue de M. et Mme Vert.

Le voyeurisme :

L'exhibitionnisme :

Le côte-à-côtisme :


Les formes à deux figures

L'ordre des figures n'est pas chronologique. Les dessins ne sont pas des scripts ! Les couples vont passer d'une figure à l'autre, revenir plusieurs fois sur la même, ajouter ou retirer des traits, etc. Les dessins ne montrent que des possibilités.

L'échangisme :

Le mélangisme :

Echange entre femmes :

Echange entre hommes :


La suite au prochain numéro ...

mardi 10 novembre 2009

25 ans de X ... -Men

Je lis des BD de super-héros depuis ... longtemps. Le premier que j'ai acheté est Spécial Strange 38, en décembre 1984. (Il faudra que je pense à faire une fête pour les 25 ans ! Une volontaire pour enfiler un costume de Wonder Woman ?) L'histoire principale était de Chris Claremont, avec les X-Men donc. Sur la couverture, Tornade en mode énervée. On voit à peine qu'elle est black.



Vers 91, j'arrive à la fac, et j'abandonne la VF pour la VO, avec les comics importés par un petit magasin de Rouen où je passais une fois par semaine. Je ne me souviens plus exactement du numéro, ça c'est fait progressivement. Sans doute aux alentours du 274, avec Malicia et Magnéto en couverture.



Tout ça pour signaler la sortie prochaine d'un épisode des X-Men écrit par Claremont (toujours lui) et dessiné par ... Manara !



(via Bleeding Cool, qui montre aussi quelques pages intérieures)

lundi 9 novembre 2009

Algèbre libertine (1)

Ou : comment fait-on à plusieurs, exactement ?

Le sexe à deux, ça va, je maîtrise. Enfin, j'ai les bases quoi, restons modeste. Mais à quatre, comment cela se passe-t-il ? J'ai beaucoup lu sur le sujet, j'ai même tâté de la chose, et pourtant, je reste dans le flou. Et si nous étudions la question de façon raisonnée, mathématiquement pourrait-on dire ?

Posons deux couples libertins, M. et Mme Vert et M. et Mme Jaune. Plus précisément, posons-les sur un grand lit rond.

Admettons également que l'on puisse relier deux partenaires par des lignes hachées (représentant les contacts softs, les caresses) ou des lignes continues (représentant les relations hards, les pénétrations). [ On notera en passant que la limite entre soft et hard n'est pas la même pour chacun. Elle fait l'objet de négociations séparées, distinctes de celles fixant la configuration souhaitée. Mais nous éluderons cette question, pourtant passionnante, dans le cadre de notre problème d'algèbre. ]

Pour cela, je vais faire des petits dessins, qui valent mieux que de longs discours. Voici les schémas correspondant aux termes "classiques" du libertinage :

Le côte-à-côtisme.

Le mélangisme.

L'échangisme.


Comparées aux possibilités théoriques, ces configurations simples ne sont que la partie immergée de l'iceberg libertin. Et surtout, elles ne correspondent qu'à des moments dans le temps. Lors d'ébats à 4, ce sont en fait plusieurs configurations qui vont se succéder. Et chaque succession de configuration est une forme à part entière de libertinage. C'est là que l'algèbre commence !

La suite au prochain numéro ...

samedi 7 novembre 2009

Un problème de vocabulaire

Comment appeler une personne pratiquant les ébats à plusieurs ? Libertin, échangisme, partouzeur ? Aucun de ces mots n'est à la fois suffisamment précis et suffisamment large. Ils couvrent soit pus de personnes que désiré, soit moins.

Le mot libertin, en dehors du fait qu'il désigne aussi une philosophie anti-religieuse n'ayant aucun rapport avec la sexualité, est trop large. J'ai pu le constater dans les commentaires d'un billet précédent, où mon utilisation de ce terme pour "personne pratiquant les ébats à plusieurs" m'a valu un "beaurk" dans les commentaires, de la part de lecteurs qui s'estiment libertins sans pratiquer pour autant le sexe à plusieurs.

Ce "beuark" m'a tellement vexé que j'hésite depuis à employer le mot libertin dans ce sens. Mais que dire alors ?

Le mot échangisme désigne essentiellement une activité plus limitée, l'échange de partenaires entre deux couples. Il est parfois utilisé dans un sens plus large, de relations sexuelles incluant la pénétration (par opposition à mélangisme), mais cet usage n'est pas encore assez répandu. Et voir un homme seul se qualifier d'échangiste reste étrange (qu'a-t-il à échanger ?).

Quant à partouzeur, il évoque des mélanges plus important. Pour autant, j'aime bien ce mot ... Ca doit être mon côté nostalgique-de-années-70-bien-que-je-ne-les-ai-pas-connues. Mais je ne peux pas nier qu'il n'a pas bonne presse actuellement. Quel club oserait s'afficher "boîte à partouze" sans craindre de passer pour ringard ? A vrai dire, même les clubs effectivement ringards évitent ce terme !

Il existe plusieurs autres à-peu-près, dont épicurien, hédoniste, non-conformiste, et ainsi de suite, qui sont tout aussi flous que libertin.

Je croise parfois sur le forum docti le néologisme exosexualité pour parler de sexe à plusieurs, ou plus exactement "en dehors" (je suppose "en dehors du couple"). Je ne trouve pas le mot très joli, et surtout pas très parlant.

J'en reviens à ma question : que dire ?

Dans mon métier, je suis souvent amené à inventer des néologismes. Voilà quelques propositions :

- Saturnalisme, à partir des fêtes Saturnales, dont l'un des sens dérivés est "êtes débridées pendant lesquelles tous les excès sont permis". Mais on retrouve une notion de liberté trop floue.

- Plusieurisme, à partir de "plusieurs" : "nombre indéfini supérieur à un et le plus souvent à deux", avec la terminaison en "-isme" que l'on retrouve dans l'échangisme, le mélangisme ou le côte-à-côtisme. (Ainsi que le tabagisme, mais ça n'a aucun rapport.) Il a l'avantage de ne pas exclure les ébats à deux, qui arrivent après tout aussi dans un cadre libertin, tout en privilégiant tout de même les nombres plus élevés. Et puis, il rentre exactement dans le cadre : un plusieuriste pratique le sexe à plusieurs, sans notion parasite de couple, de philosophie ou que sais-je encore.

- Plurisexualité, sur la même base. Peut-être plus facile à prononcer. Avec les mêmes avantages. On pourrait se dire plurisexuel ...

- Valse, en prenant un nom de danse, un peu comme le swing pour les swingers américains. N'aimeriez-vous pas pratiquer la valse en club ? Parfaitement anodin, n'est-ce pas ?

Qu'en pensez-vous ? Et avez-vous d'autres idées ?

mercredi 4 novembre 2009

Fées, jeu de rôles et séduction

Le festival Les Féerotiques, Premières Rencontres des Arts et de l'Erotisme, se déroule en décembre à Rennes. Apparement, les fées sont anglophones : sont prévus des show, des workshops et ... du roleplay. Espérons que les fées parlent mieux qu'elles n'écrivent !

J'ai lu la description de l'événement avec intérêt, ayant écrit un jeu (sur table) sur le sujet dans ma folle jeunesse et m'intéressant à la problématique (grandeur nature) de plus près depuis cet été. Mais j'ai été déçu. Rien de libertin là-dedans, au sens sexuel du libertinage en tout cas. Cela ressemble plus à un speed dating en costume qu'à un Eyes Wide Shut.

lundi 2 novembre 2009

En musique - Wax Taylor

Wax Taylor, alias Jean-Christophe Le Saoût, est un artiste français que j'ai découvert grâce à Cédric Klapish. Plus exactement, grâce au générique de fin de Paris. J'ai vu la plupart des films de Klapish depuis Chacun cherche son chat en 1996 (avec Romain Duris, déjà). Je suis donc allé voir Paris même si le thème ne m'attirait pas particulièrement, n'ayant aucun attachement romantique envers cette ville.

Et je me suis presque ennuyé pendant tout le début du film. Pendant la première moitié en fait. J'ai même regardé ma montre une ou deux fois, si je me souviens bien. Et puis, d'un coup, je ne saurais pas dire exactement quand, je me suis mis à me sentir bien. Peut-être à cause de l'émouvant strip-tease de Juliette "Bleu" Binoche. Ou du besoin communicatif de bonheur de tous ces personnages malgré les aléas de la vie.

Le film se termine en point d'interrogation quant au sort du narrateur. Ce qui est à la fois cruel et génial. Il se termine aussi sur une chanson de Wax Taylor donc, à laquelle j'ai associé les sentiments provoqués par le film. Seize the Day, donc.




Cela faisait plusieurs années que je n'avais pas acheté une BOF, chose que j'avais fait pour Pulp Fiction, L.A Confidential ou Oh Brother par exemple. Pour Paris, j'ai non seulement acheté la BOF, mais aussi l'album de Wax Taylor dont est tiré l'original de Seize the Day, Tales of the Forgotten Melodies.

Dans cet album, le titre s'appele Que sera, et le chant de Charlotte Savary est remplacé par des samples de Doris Day dans L'Homme qui en savait trop. Bon, chronologiquement, le remplacement a dû se faire dans le sens inverse. Je suppose que Wax Taylor n'a pas eu les droits des samples pour le film, alors il a changé sa chanson. Un truc du genre.

C'est à l'image de l'album en tout cas : les sambles de vieux films américains sont quasi-omniprésents.



Pour l'instant, on pourrait croire que Charlotte est l'âme du groupe, mais pas du tout, ce n'est qu'une invitée récurrente. Elle a d'ailleurs son propre groupe, Felipecha, très bien aussi dans un genre complètement différent.

En fait, Wax Taylor vient du Hip Hop. Je ne suis pas fan, mais je fais une exception pour lui. Surtout quand ça donne des choses comme We be :




Même si je suis plus attiré par les essais un peu délirants comme Hypnosis Theme :



Wax Taylor a sorti un nouvel album en 2007, Hope & Sorrow. Je vous laisse fouiller.