samedi 31 octobre 2009

La vie va vite

Dialogue entendu aujourd'hui.

MA FILLE, en montrant des dinosaures à son frère - Celui-là, c'est moi, ça c'est toi, ça c'est maman, et lui, comme il est tout en noir, c'est XXX.
MON FILS - Ben, et papa ?
MA FILLE, qui n'a plus de dinosaures - Euh ... Il est parti en voyage !

Bien, bien.

Bon, je connais l'Homme en Noir et les sentiments de Mlle Coquelicot à son égard. Je ne suis donc pas totalement surpris. A vrai dire, j'ai trouvé la situation plus comique que tragique. Par contre, soit les choses sont plus avancées qu'elle ne me le dit, soit les enfants vraiment très perceptifs !

mercredi 28 octobre 2009

Sortir ou avoir l'heure

Je n'ai eu que deux montres dans ma vie. Celle que j'ai eue au collège, probablement un cadeau de mes parents ou de ma marraine, et dont le bracelet métallique est irrémédiablement cassé. Et celle que Mlle Coquelicot m'a offerte pour nos fiançailles, il y a une quinzaine d'années. C'est une belle montre, que j'ai porté tout ce temps, et à laquelle je suis attaché.

Après notre séparation, je l'ai retirée, en même temps que mon alliance. Je ne pouvais plus la voir. Et puis, j'ai changé d'avis. D'une part, c'est très désagréable d'avoir à ouvrir son téléphone pour avoir l'heure. Et d'autre part, je me suis rendu compte qu'elle me manquait. J'étais déjà privé de Mlle Coquelicot, je n'allais pas en plus me priver de cela.

Alors je l'ai remise.

Et puis, elle est tombée, et elle s'est arrêtée pour ne pas repartir. Difficile de ne pas prendre ça comme une espèce de signe du destin. Peut-être pas un signe, mais un pied de nez tout au moins.

Après quelques tergiversations avec moi-même, j'ai fini par dire merde au destin et l'apporter à un bijoutier. Je ne sais pas si je porterai encore longtemps cette montre. Après tout, il se peut qu'un jour je rencontre quelqu'une que sa présence à mon poignet irritera, ou qui souhaitera m'offrir à son tour une montre. Mais je ne peux pas la jeter, ni la garder cassée, ce serait trop dur. Et puis, j'en ferai peut-être cadeau à un petit-fil d'ici quelques décennies.

Tout ça pour dire que mon budget sortie libertine de novembre va passer en réparation de montre.

lundi 26 octobre 2009

En musique - Röyksopp

Bon, puisqu'on m'a autorisé, voire incité, à parler de musique, je me lance. Il m'arrive quelques fois par an d'avoir un album dans la peau. Le dernier en date est donc The Big Machine d'Emilie Simon. Le précedent date de mars dernier. C'est Junior, de Röyksopp.

Röyksopp est un groupe norvégien, dont le nom signifie vesse-de-loup, comme le champignon. Rien de champêtre pourtant dans leur musique électronique ! Je ne sais plus où je les ai découvert. Pas par un clip, peut-être sur Le Mouv ? Leur premier album date de 2001 : Melody A.M. Vous avez peut-être déjà entendu cet extrait ou vu son clip en pixel art/réalité augmentée.



Hum, du pixel art ... A voir également, les cartes postales fractales de Elpe ou la triste histoire de Poor Leno. Il me semble France 2 utilisait pas mal leur musique vers cette époque, pour les jingles et les reportages du journal.

En 2005, ils sortent The Understanding . Un peu plus planant, moins énergique peut-être. Mais ce n'est pas pour me déplaire. Et ils invitent des chanteuses. Un extrait avec une blonde qui flotte ...



Et donc, en 2009, Junior. Un peu plus de peps, de la bonne humeur, toujours beaucoup de chanteuses invitées. J'associerai toujours cet album à notre retour sur Rouen après notre deuxième sortie au No Comment. Retour où nous avons été détourné par des travaux une première fois, puis une deuxième fois par des travaux sur la déviation elle-même !



Comment résister à des chanteurs qui commencent leur clip en rigolant, franchement ? En encore des pixels, vous avez remarqué ?

Un deuxième clip, une chanson sur une femme se plaignant que son mari travaille trop et rentre trop tard à la maison. Eh oui, malgré le titre, elle n'est pas vraiment amoureuse d'un robot ...



Hop.

vendredi 23 octobre 2009

Qu'est-ce qu'un libertin ?

Je suis régulièrement contacté, soit sur le blog, soit le forum de docti, par des gens qui débutent dans le libertinage. Comme si j'étais un ponte du sujet, avec ma poignée de sorties ... J'ai été ainsi amené à expliquer rapidement ce qu'était un libertin, selon moi. Voilà ce que cela donne :

Un libertin, c'est une personne qui considère la sexualité comme un loisir.

Pas de notion de couple, de poly-fidélité ou de sexe à plusieurs. A mon sens, "Libertin" est un terme bien plus large qui englobe tout cela. On peut toujours parler d'échangisme, de lutinage ou de partouze si on veut être plus précis. Un libertin a des relations sexuelles avec des partenaires il n'est pas nécessairement amoureux, uniquement pour le plaisir.

De fait, à partir du moment où l'on parle du sexe comme d'un loisir, on peut faire un parallèle très riche avec le cinéma.

On ne va pas voir tous les films qui passent, juste sous prétexte qu'on est cinéphile. Non, on fait un choix, on ne va que voir que ce qui nous plait.

Quand on va voir un film, on espère qu'il sera bon, mais il arrive d'être déçu, de s'ennuyer, de ne pas apprécier la fin ou même parfois de rater la séance ... Et ce n'est pas grave, il y aura d'autres films.

Parfois, on va au cinéma sans connaître les films qui passent, en faisant confiance au hasard.

On peut aimer un film au point d'avoir envie de le revoir plusieurs fois, comme on peut chérir la mémoire d'un film sans avoir envie de le revoir.

On peut avoir été déçu par un réalisateur, et quand même aller voir son nouveau film pour lui laisser une chance.

On peut aimer à la fois les films d'actions à grand spectacle et les comédies romantiques ; ça n'est pas incompatible !

Certains aiment les grandes salles, d'autres les DVD au chaud dans leur salon ...

jeudi 22 octobre 2009

Visite du No Comment

Sur le site de Paris Dernière, on trouve une vidéo tournée au No Comment. Vous y verrez tous les lieux de notre découverte du libertinage ! La cabine de bateau de notre premier mélange, la pièce à lumière noire de nos premiers contacts (avec ce couple si brutal, grrr) et enfin le grand lit où nous nous sommes échoués lors de notre deuxième visite et où j'ai été si malade ... burrp.

Je n'y suis toujours pas retourné depuis notre séparation. Mais cela viendra sûrement, c'est un si bel endroit.

lundi 19 octobre 2009

En musique - Chinatown (Emilie Simon)

Je suis très sensible à la musique. Je me souviens par exemple d'être sorti d'un magasin de comics étonné de ne rien avoir acheté. Je n'avais envie de rien, alors que j'avais fait le trajet exprès depuis Rouen pour faire du shopping geek, alors qu'il y a avait des nouveautés que j'attendais.

C'est sur le trottoir que j'ai compris. En fond sonore, le magasin passait la musique de Princesse Mononoké, aux longues plages mélancoliques. Mon humeur s'était calée sur celle de la musique.

J'ai décidé de faire un tour, de manger une crèpe, de visiter d'autres magasins du triangle d'or de Saint-Michel et je suis revenu une heure après. Cette fois, la musique était plus énergique [1], j'ai pu dépenser allégrement.

Ce qui m'amène à ce matin. J'ai passé un week-end épuisant, j'ai fait des rencontres magiques, j'ai passé de très bons moments (et encore, c'est un euphémisme). Je devrais être heureux, et pourtant je me surprends à avoir envie de pleurer.

C'est la faute d'Emilie Simon ! Je me suis laissé emporter par une chanson de son dernier album, Chinatown (cf. ci-dessous). Heureusement le temps de taper ce billet, on est déjà passé à des chansons plus entraînantes que nostalgiques, et cette sensation fugace s'est déjà dissipée.

J'avais l'intention de parler de façon plus objective de son album, mais mon blog est-il vraiment le bon endroit pour parler de musique ? Pour résumer, il m'a initialement dérouté par sa ressemblance avec le style de Kate Bush (que je place au panthéon musical de mon adolescence). A ce niveau, ce n'est plus de l'hommage ou de l'inspiration, c'est carrément de la parodie. Mais à force d'écoute [2], cette impression s'est atténée et j'écoute maintenant cet album pour lui-même, avec beaucoup de plaisir.

N'empêche que je vais devoir faire attention à ce que j'écoute, le temps de récupérer de mes nuits blanches.



[1] C'était NTM. Les gens d'Album ont des goûts éclectiques :)

[2] Disons 2-3 écoutes par jour depuis une semaine ...

jeudi 15 octobre 2009

Publicité ciblée

En cherchant du nappage au chocolat liquide en prévision de ce week-end, je suis tombé sur un emballage promettant des tiges "plus longues et plus charnues". Non, ce n'était pas du spam licencieux en plein super-marché, mais un paquet de ... gousses de vanille !

vendredi 9 octobre 2009

Le rendez-vous (2/2)

La suite du texte d'hier, écrite une semaine plus tard, toujours en commentaire sur le blog d'Evanescence.

(...)

Tu t'étires dans ces draps inconnus. Il ne dort pas à côté de toi. Son regard est perdu dans le vide. Pas sur toi, quelque part sur le mur. Il ne sourit pas, et pourtant, il a l'air heureux. Non, pas heureux : bien.

Tu te lèves, jette un dernier regard sur la scène du ... crime. Puis te glisse dans le couloir, dans la salle de bain. Un brin de toilette, puis tu te faufilles dans le salon où tu ramasses tes quelques vêtements. Une culotte, une robe légère, des chaussures. Tu mets les bas dans ton sac.

Il est derrière toi, nu. Maintenant que tu es habillée, tu n'oses plus descendre les yeux sur son corps, sur tous ces coins et recoins où tu mettais pourtant plus que le regard il y a encore une heure. "Tu t'en vas ?" demande-t-il, alors que la réponse est évidente. Ce n'est pas une question, c'est une proposition.

Vous vous faites la bise. Sur la joue. Tu remarques pour la première fois les pattes d'oies à ses yeux, les poils gris dans sa barbe. Cela te fait sourire. Tu avais peur de ne pas lui plaire. C'est lui qui est triste de te voir partir.

Tu descends l'escalier en murmurant un dernier au revoir. Adieu serait peut-être plus adapté, mais trop cruel, trop dur, pour lui comme pour toi. Dehors, il fait frais, la lumière est douce. Ta voiture n'est pas loin. Tu te demandes si la boulangerie que tu as vue en arrivant est encore ouverte.

Ce que vous avez fait tous les deux, jamais tu ne l'oublieras. Non, tu sais que c'est faux. Tu en garderas l'impression générale, mais les détails vont s'estomper. Ca a déjà commencé. L'ordre des événements, tes réactions à chacun de ses gestes, tu ne saurais déjà plus en faire le récit.

Tu te souviens des sensations, des envies. Sa peau contre ta peau. Le rouge à tes joues quand tu le laissais faire ce qu'aucun autre ne t'avait fait. Rouge qu'il n'a pas vu dans le noir. Tu te souviens de ton premier orgasme, et du second, si différent. Ou était-ce que troisième ? Peu importe.

Tu as aimé sa douceur, la précision de ses caresses. Tu as aimé aussi quand la douceur l'a quitté, quand les caresses ont laissé place à une sensualité plus primordiale, plus directe. Tu as aimé te perdre dans son désir pour toi. Sentir son sexe dressé en ton honneur.

Recommencer ? Pourquoi pas. Avec lui, ou avec un autre. Maintenant tu sais. Tu es libre.

jeudi 8 octobre 2009

Le rendez-vous (1/2)

Voici un texte que j'ai écrit en commentaire sur le blog d'Evanescence. Je me permet de le reposter ici.

La porte s'ouvre sur un appartement plongé dans la pénombre. Comme lors d'une nuit sans lune, seul les silhouettes argentées des meubles t'apparaissent, illuminés par les rares rayons traversant les volets fermés.

Tu fermes la porte derrière toi. La musique classique agrémentant l'endroit chasse aussitôt le bruit de l'extérieur. Déjà, tu oublies voitures, trains et passants. Tu es ailleurs.

On t'appelle depuis le salon. Une voix d'homme, sensuelle, peut-être un peu nerveuse. Tu le devines plus que tu ne le voies vraiment. Il te demande de t'approcher de lui. Tu as d'abord une seconde d'hésitation, et puis tu te dis que c'est ce pour quoi tu es venue. Sans lâcher ton sac, tu marches lentement vers le divan.

L'homme est assis, il ne dit plus rien. Tu sais qu'il te regarde, qu'il te dévisage de haut en bas. Il ne dit toujours rien, toi non plus. Alors, tu continues à avancer, jusqu'à être juste devant lui.

Il se redresse, se penche vers toi, toujours assis. Il te hume, s'imprègne de ton odeur. Tu aperçois son bras qui bouge, et avant que tu n'ais le temps de penser, sa main se pose sur ta hanche. Elle te caresse avec autant de fermeté que de douceur. Elle remontejusqu'à ta taille, redescend le long de la cuisse, fait le tour du genou.

Du bout des doigts, l'homme jauge la texture de tes bas. Sa deuxième main rejoint la première, non sur l'autre jambe, mais sur la même. Elles remontent toutes les deux, enserrant ta cuisse de part et d'autre, comme un massage. Elles tournent en remontant ta jupe, l'une allant sur la fesse, l'autre sur le ventre. Elles s'arrêtent au bord de tes sous-vêtements.

L'homme se penche en avant, sa tête s'approche de ton corps. Il dépose du bout des lèvres un baiser sur ta peau, tout juste entre la cuisse et le ventre, là où elle plie, là où elle est si douce. Un petit baiser, doux et tendre, suit immédiatement le premier, plus marqué. Tu lâches ton sac pour prendre sa tête à deux mains.

(...)

mardi 6 octobre 2009

Une question fondamentale

On m'a posé deux fois cette semaine une question à mille euros : qu'est-ce que je cherche ? Et c'est vrai que cette question me tourne dans la tête depuis l'été, depuis que j'ai accepté que la rupture avec Mlle Coquelicot est définitive et sans appel. Mais je n'ai pas de réponse. Ou plutôt si, j'ai trop de réponses, pas toutes compatibles.

J'aimerai retrouver un amour complet, passionné et confortable à la fois, comme celui que j'avais avec Mlle Coquelicot.

J'aimerai profiter de ma liberté pour papillonner, apprendre à séduire, ne pas me caser tout de suite.

J'aimerai libertiner, expérimenter la sexualité de groupe, idéalement avec une compagne privilégiée.

J'aimerai me protéger le coeur, ne pas le laisser s'emballer trop vite, de peur de souffrir.

J'ai peur de me lancer dans une relation de rebond qui finira mal pour moi comme pour elle.

J'ai peur de suivre uniquement des appétits sexuels qui ne me mèneront nul part.

J'ai peur que la réalité de ma nouvelle vie ne soit pas à la hauteur de mes fantasmes, de ne pas être moi à la hauteur de mes attentes.

J'ai peur de ne jamais retrouver ce que j'ai perdu.

Trop de fils différents, donc, pour les démêler. Ou pour les résumer. Essayons tout de même.

Je cherche ... une femme capable de m'aimer sans me posséder et sans que je la posséde, une femme avec qui partager de l'amour, de la tendresse et une sexualité libérée, une femme qui m'accepte tel que je suis et non tel qu'elle me veut, une femme qui soit indépendante et qui ait besoin de moi à la fois.

Je cherche aussi ... des femmes aimant la vie et ses plaisirs, pour flirter et plus si affinité, sans engagement autre que le respect mutuel.

L'une et l'autre recherche pouvant se télescoper, ce sont les jeux de l'amour et du hasard.