mardi 22 septembre 2009

Weekend à Paris

Depuis vendredi soir, ou plutôt devrais-je dire samedi très tôt dans la matinée, un sourire ne me quitte plus. C'était bien. Voilà qui me motive pour aller de l'avant, avec appétit.

Je commence à me fatiguer de cette période intermédiaire. Encore un mois, peut-être deux à vivre chez mes parents. Argh. Je veux ma nouvelle vie, maintenant ! J'ai tant de choses à faire, à changer, à expérimenter.

Sur le plan professionnel, je suis revenu de Paris avec autant de projets plus ou moins réalisables que de questionnement. Combien de temps pour apprendre conjointement l'allemand, l'italien et l'espagnol ? Ha. Je suis rattrapé par mon passé de scientifique, dirait-on.

Visite au notaire, visite à l'avocat. J'accuse le coup en sortant, mes larmes entraînent les siennes, elles coulent sur l'épaule l'un de l'autre. Vite, vite, on parle d'autre chose, on plaisante, on s'essuie les yeux, on retourne à l'air libre. Penser à demain.

Je vous ai dit que Mlle Coquelicot a la grippe ? C'est peut-être la dernière chose qu'elle me laissera... De mon côté, dans la colère de cet été, j'avais décidé de lui refuser le droit de porter mon nom de famille. Finalement, pour le bien des enfants, mais aussi pour elle, j'y ai renoncé. Le voilà mon dernier cadeau.

En attendant noël.

mardi 15 septembre 2009

Deux bouteilles à la mer

Une lancée, une reçue.

La première va à cette camarade de fac que j'ai croisée rue Jeanne d'Arc, moi avec mes deux enfants et mon chapeau, elle avec un jeune homme (son homme ?) et toujours aussi belle, plus encore si c'est possible. Nos regards se sont posés l'un sur l'autre, avec un mélange de reconnaissance et d'interrogation.
A l'époque, je l'admirais de loin, sans oser l'aborder, et samedi ce n'était pas le moment. Pourtant, dieu sait que j'aurai adoré le faire si les circonstances avaient été un peu différentes.

La deuxième prend la forme d'un coup de téléphone, d'une femme qui ne s'est pas présentée mais qui me cherchait. Elle a appelé à la maison. Elle est évidemment tombée sur Mlle Coquelicot, seule occupante des lieux, qui s'est présentée comme ma femme (ce qui est encore légalement correct pour quelques semaines). L'inconnue a eu l'air surprise et n'a pas laissé de message.
Une bouteille reçue donc, mais rejetée à la mer ! Depuis, je m'interroge sur l'identité de cette inconnue. Mlle Coquelicot dit qu'elle a une jolie voix. Elle connait mon nom et mon numéro de téléphone (j'ai vérifié depuis et, sans que je sache pourquoi, nous ne sommes pas dans les pages blanches), mais elle ne sait pas que je suis marié. Drôle de combinaison.

Je ne peux m'enpêcher de fantasmer que mes deux bouteilles soient liées. Mais c'est vraiment improbable. Aurais-je un jour le fin mot de cette histoire ?!

lundi 14 septembre 2009

Deux lapins sur la lune

Au milieu de dizaines d'anciens dessins érotiques (pornographiques ?) japonais, ce sont deux lapins qui ont attiré mon attention.

Deux lapins sur la lune

(via erosblog, qui a depuis flashé sur le même dessin !)

vendredi 11 septembre 2009

Chroniques d'AdopteUnMec (2)

Comme je l'ai déjà dit, sur AdopteUnMec, les hommes ne peuvent pas voir les annonces des autres hommes. Mais je doute qu'elles soient fondamentalement différentes de celles qu'ils écrivent sur les autres sites de rencontres. Plus ou moins franches, plus ou moins honnêtes, rigolo ou sérieux, poétique ou aux ras des pâquerettes. Mais toujours soupçonnés d'être là pour les fesses de ses dames.

Je vois par contre beaucoup d'annonces de femmes, et il y a deux choses qui reviennent souvent.

La première, c'est l'annonce vide. Enfin, le minimum demandé par le site, c'est-à-dire l'âge et la localisation. Pas de texte, pas de détails. Parfois, même pas de photo. Bizarrement, autant ça n'aurait pas de sens sur un autre site, autant cela peut en avoir sur AdopteUnMec ... puisque la cliente est censée prendre l'initiative. Evidemment, je doute qu'une personne aussi peu impliquée prendre la peine d'écrire aux hommes, mais pourquoi pas.

L'autre chose qui revient souvent dans les annonces féminines, c'est le Prince Charmant ! Il est cité à toutes les sauces. Avec candeur : "je cherche un Prince Charmant". Avec réalisme : "je cherche un Prince pas trop Charmant". Avec modestie : "je ne cherche pas le Prince Charmant, mais si son frère est libre ...". Avec négation : "je cherche le Prince Pas Charmant". Avec satisfaction : "je ne cherche rien, j'ai déjà trouvé le Prince Charmant !".

Bref, il est partout. Bon, en fait, il est seulement dans une fiche sur 10, peut-être moins. Mais c'est déjà beaucoup pour un site qui se présente quand même comme un lieu de rencontre amoureuse, voire coquine, plutôt que comme une agence matrimoniale.

On touche là ce qui fait, à mon sens, toute la contradiction d'AdopteUnMec. Contradiction entre l'usage qui pourrait en être fait et les attentes de ses utilisateurs. Pour résumer grossièrement, les hommes visent trop bas et les femmes trop haut. (Je caricature, hein ? Ne prenez pas tout ce que je dis pour des déclarations absolues.) (Et notez également que je parle de gens de plus de 30 ans. Les motivations et comportements des 18-25 ans doivent être très différents, mais je ne m'y suis pas spécialement intéressé.)

Les hommes, donc, attendent des rencontres rapides, finissant au lit si affinité. Pas nécessairement des plans-Q, non. Mais de la drague efficace, oui. Et ils n'ont pas tort, puisque cela correspond au rôle d'objet auquel ils sont réduits par le site.

Les femmes, de leur côté, cherchent à se caser. Pas nécessairement en vue mariage, non. Mais des relations sérieuses et durables, oui. Et elles n'ont pas tort non plus, puisque le site les place en reines consuméristes.

Autant dire que les deux populations ont du mal à se rejoindre. Sur un malentendu peut-être ?

jeudi 10 septembre 2009

Chroniques d'AdopteUnMec (1)

AdopteUnMec est conçu et présenté comme un supermarché où les femmes viendraient acheter un mec. Nous sommes à leur disposition en vitrine, elles nous choisissent et on finit dans leur panier. C'est déjà ce qui se passe au final sur tous les sites de rencontre ("l'homme propose, la femme dispose"), mais c'est formalisé et mis en avant sur AdopteUnMec. Cela passe par la décoration du site, à base de caddies, dans la terminologie employée (les femmes ont des Goûts et une Personnalité, les hommes ont des Fonctions et des Accessoires) et dans son maniement général.

On pourrait, naïvement, s'attendre du coup à ce que l'initiative des contacts reviennent aux clientes. Mais non, au contraire, il repose doublement sur les épaules des hommes. Dans les fait, l'homme parcourt les rayons, et quand il voit une femme qui lui plait, il lui envoie un charme. (Il n'a droit qu'à 5 charmes par jour, il faut donc faire un choix raisonné.) Le charme est automatisé, il ne s'accompagne pas d'un petit mot. Ce n'est pas un début de conversation comme sur un site de rencontre classique. En fait, envoyer un charme revient à lever la main pour avoir la parole en classe, cela ne permet pas de parler. Si la femme accepte le charme, l'homme doit à nouveau faire le premier pas en envoyant un mail pour tenter de la séduire. Et on revient à une situation classique.

Double filtrage, double passivité de la part des femmes. Elles ne jouent pas le jeu, et c'est dommage.

Certaines clientes n'ont même pas compris le principe du site. Je lisais tout à l'heure une annonce qui a motivé ce billet : "un mail accrocheur c'est le minimum pour un début de conversation qui nous en dira plus.. ". Eh, mademoiselle, un "mail accrocheur" est peut-être "le minimum", mais sur AdopteUnMec, les hommes ne peuvent pas t'envoyer de mail du tout !

Arf.

jeudi 3 septembre 2009

Grippe et prévention


Un strip de chez Lapin !

Quel dommage que je ne l'ai pas encore attrapée :)