vendredi 4 décembre 2009

Les Martre - août 2009

On a toujours une connaissance parcellaire de ces lecteurs. Ceux qui laissent des commentaires ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Une foule d'anonymes passe sans laisser de trace ailleurs que dans les statistiques du site. Parfois, un anonyme sort de la foule et prend un nom. C'est le cas de M. et Mme Martre.

(La martre est certainement un animal sympathique, mais c'est en hommage à leur poils dont on fait des pinceaux que j'ai choisi ce pseudonyme. M. Martre est un maître es-brosse, comme je l'ai découvert sur son blog.)

M. et Mme Martre, donc, m'ont contacté directement sur MSN. (Mon adresse est sur le premier billet du blog.) Ils avaient une proposition inattendue : se dévoiler devant moi, par webcam interposée. Cela ne fait pas spécialement partie de mes fantasmes, mais je n'étais pas contre l'idée, d'autant plus que la période estivale était désertique sur le plan ... heu, sur tout les plans en fait.

Je me suis étonné qu'ils me contactent pour ça, les volontaires devant déjà se bousculer à leur porte. Je n'avais pas réfléchi à la chose du point de vue du couple, Mlle Coquelicot n'étant pas du tout intéressée par l'exhibition. Mais il semble qu'une partie du plaisir de se montrer vient de la qualité de l'homme qui regarde. Que les lourdauds gâchent la fête en quelque sorte. Qu'un voyeur intéressant ne soit pas si facile à trouver. Ce qu'ils avaient lu de moi sur mon blog leur plaisait, d'où la proposition. Que j'ai acceptée.

Une fois les détails techniques résolus, j'ai vu ... une chaise. Eux ne voulaient pas me voir, j'avais donc occulté ma propre caméra. Pas de son, une image en noir et blanc. Du moins dans mon souvenir ... j'ai peut-être juste oublié la couleur.

Une jeune femme est entrée. Jeune, mince, cheveux courts. Un masque blanc lui cachait le visage. Elle portait des bas, une chemise et ... un chapeau ! Elle s'est approchée de la chaise et s'est mise à se déhancher, en retirant un par un ses vêtements. Je n'avais pas le son, mais je l'imaginais danser au rythme d'une musique inaudible de mon côté. En fait, je pensais même qu'elle suivait une chorégraphie préparée, tellement ses gestes s'enchaînaient naturellement. J'ai appris après coup qu'il n'y avait ni musique, ni préparation. Chapeau.

Une fois presque nue, elle s'est caressée doucement. Puis un homme l'a rejoint, tout aussi jeune. Ils se sont embrassés passionnément. L'homme s'est assis, la jeune s'est accroupie entre ses jambes et a pris son sexe entre ses lèvres. Ensuite, ils ont eu envie de passer à autre chose, où je n'étais plus nécessaire. Après m'avoir fait au revoir de la main, ils ont éteint leur caméra.

Au final, la position de voyeur est intéressante, mais déroutante. Je n'ai pas ressenti de gêne, mais plutôt une distance due à la caméra. Et un côté passif, forcément. Pourtant, les Martre sont très agréables à regarder. Beaux et doux dans leurs gestes. J'aurai aimé les voir aller plus loin.

jeudi 3 décembre 2009

Mauvais joueur

Je fais un peu d'apnée nocturne. Oh rien de grave : une narine bouchée, l'autre pas mal obstruée et je respire difficilement. Il me suffit de bouger un peu et ma respiration reprend normalement.

Et si je dors trop profondément pour bouger, mon cerveau se charge de me réveiller. Sa méthode ? Me faire faire des cauchemars. Cette nuit, j'ai ainsi rêvé que j'organisais un jeu avec des amis et l'Homme en Noir, une sorte de réconciliation.

Nous étions ... hum, c'est difficile à dire. Dans mon rêve, c'était censé être la maison de ma grand-mère, celle qu'elle habitait avant l'appartement que je vais bientôt habiter et qui est vendue depuis 10 ans. Mais dans le rêve, elle se mélangeait à ma maison rouennaise que j'ai dû la laisser à Mlle Coquelicot. Et elle ressemblait à une troisième maison ... Bref, le bordel onirique classique.

Ma nostalgie de ces maisons s'est progressivement changée en angoisse, puis en colère. Dans le rêve, je me suis mis à pleurer. Alors j'ai crié à l'Homme en Noir : "Tu m'as pris ma femme ! Tu m'as pris ma maison ! Tu m'as pris mes enfants ! Qu'est-ce que tu veux de plus ?!?"

Et là, je me suis réveillé. L'illusion s'est dissipée, mais l'angoisse était toujours là. Je me suis retourné pour mieux respirer. J'ai serré un oreiller contre moi et je me suis rendormi.

Un oreiller...

mercredi 2 décembre 2009

Séléne - août 2009

Séléne est une lectrice et commentatrice de mon ancien blog de longue date. Nous avons aussi échangé quelques mails après ma séparation d'avec Mlle Coquelicot. Ayant découvert qu'elle habitait non loin d'un endroit où je passerai une partie de l'été, nous avons convenu d'une rencontre.

Son ami ne pouvant pas venir, c'est elle seule que j'attendais devant les portes de la ville. Bien sûr, nous étions d'accord pour une rencontre en tout bien tout honneur, un midi. N'empêche qu'il me courait des idées dans la tête en la voyant arriver dans sa robe légère et ses sandales.

J'ai constaté depuis toute l'ambiguïté de cette notion de "en tout bien tout honneur". Si elle revient souvent dans le discours des femmes qui se proposent de me rencontrer, elle cache des réalités très différentes. Parfois, comme avec Séléne, elle est à prendre au pied de la lettre. Parfois, c'est juste une forme de protection, une porte de sortie que l'on se ménage à l'avance. Et la femme qui annonçait une rencontre "en tout bien tout honneur" peut se retrouver quelques heures plus tard entre vos cuisses à tenter une gorge profonde...

Cela, je ne le savais pas encore empiriquement, mais je m'en doutais déjà. Et en discutant libertinage avec Séléne, je restais à l'affut de signes qu'il se passerait entre nous deux autre chose qu'un simple déjeuner. En parlant de son piercing à la langue, elle m'a expliqué qu'elle se l'était fait poser après avoir embrassé un homme en portant un. L'expérience avait été tellement plaisante qu'elle avait voulu en avoir un à son tour. A ce moment-là, j'aurai aimé l'embrasser moi aussi, en prenant l'excuse de la découverte de ce baiser percé que je ne connaissais pas. Je n'ai pas osé.

J'ai bien fait, je crois. Il y avait une part de timidité dans mon non-passage à l'acte, mais aussi une part d'intuition qui me disait que ce n'était pas le moment, qu'il n'y avait pas d'envie de sa part.

Même sans ce baiser, je garde un très bon souvenir de notre rencontre. Comme avec les Lejanne en juillet, j'ai trouvé agréable de pouvoir parler librement, sans retenue de ses envies, de sa vie. Presque un soulagement. Et puis, j'ai été époustouflé par la vie de Séléne, dont elle ne relate que des bribes dans son blog. Arriver à combiner vie de couple, libertinage, maîtresses et amants, voilà qui ressemble beaucoup à ma vie rêvée.

lundi 30 novembre 2009

En musique - quizz

Allez, hop, un p'tit quizz pour changer. Qu'est ce que les trois clips suivant ont en commun ?





lundi 23 novembre 2009

En musique - Cornershop

Cornershop est un groupe anglais à forte influence indienne. Je les ai découvert à la télévision, via le clip du remix de Brimful of Asha par Norman Cook, alias Fatboy Slim.




J'adore le refrain qui dit "Everybody needs a bosom for a pillow", soit "Tout le monde a besoin de fesses d'un sein comme oreiller". Joli programme !

Asha fait référence à une fameuse chanteuse indienne, Asha Bhosle, mais signifie aussi "espoir". La version d'origine mentionne aussi Jacques Dutronc et Bancs publics (la chanson de Brassens), au milieu de noms de groupes anglais.

Les 45 tours reviennent également régulièrement dans les paroles, et évidement dans le clip. Pour mes lecteurs les plus jeunes, les 45 tours sont des espèces de MP3 gravés dans du vinyle datant du millénaire précédent. Eh oui, à cette époque reculée, le vinyle ne servait pas encore à s'habiller !

J'aimais tellement cette chanson que j'ai acheté l'album correspondant, When I Was Born for the 7th Time (1997), puis les précédents Hold On It Hurts (1994) et Woman's Gotta Have It (1995). Ils se sont être avérés être dans un style un peu différent de Brimful of Asha, moins pop, plus durs, moins travaillés, à l'image des pochettes minimalistes. Ces premiers albums sont ceux que j'écoute le plus. Ils n'ont pas beaucoup de clips, alors mon choix est limité. Voici par exemple Born Disco, Died Heavy Metal.



Encore un 45 tours donc ...

Ils ont sorti un dernier album en 2002, Handcream for a Generation avant de se séparer. Un extrait : Lessons Learned From Rocky I to Rocky III (si ça peut vous motiver, on voit y des seins ! Et il parle de "chicks with dicks" à un moment).

Sauf qu'en préparant ce billet, j'ai découvert qu'ils avaient sorti un nouvel album cet été, Judy Sucks A Lemon For Breakfast. Gasp. Le premier clip parle encore de musique : Who Fingered Rock n Roll, ce qu'on pourrait traduire par "Qui a fait un doigt au Rock'n'Roll ?". Ils n'ont pas l'air tellement assagis par l'âge ... tant mieux !



EDIT : Merci à Ella (de libert'in progress) de m'avoir signalé mon (impardonnable) erreur de traduction (oups). L'oreiller est un sein, pas une fesse. Le programme reste joli, même s'il est moins universel ! Et la position parait plus confortable. :)

EDIT 2 : P. me propose plutôt poitrine plutôt que sein. C'est plus unisexe, mais c'est moins rigolo. Je laisse sein au-dessus, mais s'il fallait inclure cette revendication dans la constitution, je mettrais poitrine. Hop.

samedi 21 novembre 2009

Choses à faire

  • Ouvrir (enfin) un compte
  • Demander (encore) de l'argent à mes parents pour mettre sur ce compte
  • Trouver des idées-cadeaux de Noël pour mes enfants ; la soumettre à Mlle Coquelicot pour éviter les doublons
  • Payer (enfin) l'hôpital en évitant de me rappeler pourquoi
  • Ne pas se demander pourquoi je remets sans cesse tout ça à plus tard

lundi 16 novembre 2009

Moon City - juillet 2009

Dans les prochains billets, je vais revenir sur mes aventures libertines de ces derniers mois, en commençant par ma première sortie après la dissolution de notre couple. Après coup, j'ai réalisé que j'avais été présomptueux en sortant si tôt après la rupture (un peu moins d'un mois). Sur le coup, j'allais bien et je pensais que tout irait bien. Mais je m'avance. Reprenons au début.

Première présomption : j'ai beau avoir navigué plusieurs fois dans le quartier, monter dans la voiture que me prêtaient mes parents sans vérifier qu'elle contenait un plan de Paris était une erreur. Une fois le boulevard de Clichy localisé, je n'ai pas eu de problème pour retrouver le parking que je visais. Oui, mais il m'a fallu un temps incroyable pour trouver ce satané boulevard !

En arrivant à pied devant le Moon City, l'appréhension me serrait le ventre. Je me demandais à l'époque si ce phénomène, que j'avais déjà vécu lors de mes deux sorties au No Comment avec Mlle Coquelicot, et qui m'avait d'ailleurs gâché la seconde, allait perdurer encore longtemps. Depuis, j'ai appris que non, comme nous le verrons une prochaine fois.

Je n'allais pas au Moon City en solitaire. Pas en couple non plus, hélas. J'y allais à l'occasion d'un anniversaire organisé par les lecteurs d'un forum de libertins (doctissimo pour ne pas ne pas le nommer). Je savais que j'y retrouverai trois couples de blogueurs qui me connaissaient déjà virtuellement par les commentaires que je laissais régulièrement sur leurs billets. Une jeune femme du forum avait également manifesté son envie de me voir. En tout, une quarantaine de forumistes allaient être là, sans compter les autres clients.

Etant un peu en avance par rapport à l'horaire que j'avais annoncé, je passais le temps en visitant les rues perpendiculaires du boulevard de Clichy, qui dissimulent des trésors de petites maisons. Enfin, il était l'heure d'y aller. Je me présente au guichet, encore tout impressionné. Là, le patron du club me reconnaît tout de suite, grâce à mon couvre-chef : "Monsieur Chapeau ?"

Son accueil est sympathique, mais je dois bien avouer ne plus en avoir un souvenir exact. Il me fait entrer, me donne paréo, serviette et clé de casier, me présente rapidement les lieux et le fonctionnement du club. Je monte donc me changer. Le vestiaire est à l'image du club : élégant et travaillé. Les casiers sont en bois peint, les murs ont une texture chaleureuse.

En sortant des vestiaires, je croise la jeune fille du forum, nous échangeons quelques mots. Peut-être est-ce moi qui suit intimidé ou gêné, mais je ne sens pas d'étincelles entre nous. Il faut dire aussi que le lieu ne s'y prête pas.

J'entre ensuite dans la grande salle du club. A droite, un bar, à gauche une longue table où sont déjà installés de nombreux forumistes, plus au fond une deuxième salle et au-delà le début de la partie humide. Je ne sais plus si je me présente ou si quelqu'un m'aborde, mais je me retrouve à dire bonjour à tout le monde. On me demande plusieurs fois où est mon chapeau. C'est qu'il craint l'eau ! Je l'ai laissé au vestiaire.

La valse des pseudo me donne d'autant plus le tournis que je ne connais au final pas grand-monde du forum, que j'ai souvent parcouru, mais où je ne suis inscrit que depuis quelques jours. Je repère tout de même le couple dont on fête l'anniversaire ce soir-là, et deux des couples de blogueurs (le troisième n'est pas encore arrivé). Je trouve une place à côté de l'un d'eux, appelons les M. et Mme Lejanne.

J'avais déjà vu des photos de leurs visages, mais je ne sais pas si je les aurais reconnus. A partir d'une photo, on reconstruit toute une personne, toute une personnalité qui correspond rarement à la réalité. Inversement, je ne connaissais que des photos anonymes, de corps sans visages, de l'autre couple de blogueurs, M. et Mme Joule. J'espère qu'ils ne le prendront pas mal, mais leurs photos ne sont pas très réussies : elles ne leur rendent pas justice.

Je suis difficilement à l'aise avec les grandes assemblées. J'arrive tout de même à participer aux quelques conversations où je comprends quelque chose. Heureusement, les Lejanne prennent soin de moi. Nous parlons beaucoup, de libertinage principalement. C'est le point le plus positif de la soirée, cette liberté de pouvoir parler sans retenue, sans limite, de ce sujet qui me passionne depuis si longtemps et que je ne peux pas partager avec mes amis. Et lorsque j'en parlais avec Mlle Coquelicot, c'était lors de discussions toujours sur le fil du rasoir, toujours compliquées.

Lorsque les Lejanne comprennent que c'est ma première visite dans ce club, ils me proposent de m'en faire faire le tour. Nous traversons le deuxième salon, où sont refoulés les clients normaux, puis devant le jacuzzi, en fait plus près de la petite piscine. Il faut ensuite monter un escalier pour arriver à l'étage du hammam, du sauna et des quelques alcôves.

Globalement, le club est très élégamment décoré, dans un style indien à base de bois et de statues de bouddhas ou de divinités hindoues. Par contre, dans les alcôves, le tissu plastifié des matelas est percé par endroit, ce qui n'est ni esthétique ni hygiénique. Les couloirs me semblent un peu mieux éclairés qu'au No Comment, une bonne chose pour identifier ses éventuels partenaires.

Nous revenons ensuite à la fête d'anniversaire, qui se poursuit encore longtemps. Bizarrement, le fait d'être tous nus sous nos paréos fait perdre une grande partie de son érotisme à cette nudité. A peu de choses près, on pourrait se croire à une fête entre copains. Ou à une soirée de Club Med, avec ses Gentils Organisateurs. M. et Mme Daguerre, arrivés entre temps, me confient que l'ambiance est très différente d'habitude. Ils ont l'air assez déçus et s'éclipsent rapidement pour profiter des installations pendant que nous attendons le dessert devant un spectacle de strip-tease masculin qui me met particulièrement mal à l'aise.

Après la distribution des cadeaux, nous avons quartier libre. M. Lejanne est interviewé par une journaliste de Paris Première. Je participe un peu à leur discussion. En parallèle, j'entreprends Mme Lejanne sur le sujet du fétichisme des pieds. Pour illustrer mes dires, je saisis le sien, le lèche d'un bout à l'autre et plonge ses orteils dans ma bouche. Elle arrive à ne pas hurler de rire, ce en quoi je la remercie. Mais nos jeux s'arrêtent là.

Je fais plusieurs tours à l'étage. Je vais dans le hammam, mais l'air saturé d'humidité me prend à la gorge et je ne peux pas rester longtemps. Je n'ose pas essayer le sauna, ayant trop peur de la chaleur. Je passe les alcôves en revue. Plusieurs sont fermées, occupées par des duos ou des quatuors. On entend leurs gémissements de plaisir à travers les portes. Dans le seul coin resté ouvert, un groupe d'une dizaine de personnes s'ébat lascivement. Deux femmes s'embrassent, chacune baisée par un homme et caressée par d'autres. L'une d'elle tient la main d'un homme inactif ... son mari ?

Je demande à plusieurs personnes, femmes ou couples, si elles cherchent de la compagnie, mais toutes me répondent par la négative. Plus ou moins poliment. Les Lejanne sont toujours occupés en bas avec la journaliste. Les Daguerre et les Joule ont disparu, ainsi que la jeune fille. Je tourne, je retourne, mais je finis par me rendre à l'évidence : personne ne veut de moi.

Sur le coup d'une heure du matin, je dis au revoir et je sors du club. Je croyais jusque-là avoir bien pris la fin de notre couple. Je pensais avoir surmonté rapidement la douleur de cette rupture. En fait, elle n'avait pas commencé. Pas vraiment. Ce n'est qu'en sortant de ce club, ce soir-là, que tout m'est tombé sur le coeur. Voir tous ces couples vivre ce que j'avais voulu vivre avec Mlle Coquelicot et qui nous avait détruits, me sentir rejeté de tous côtés, avoir fait tant d'efforts sur moi-même pour rien, cela a brisé le dernier pilier qui me restait. Vivre pleinement et librement ma sexualité était le seul avantage que je trouvais au divorce à venir. Si je ne pouvais pas profiter de cela, alors il ne me restait rien.

Je me suis retrouvé en larmes sur le boulevard de Clichy. Le retour à Orléans a été difficile, entre fatigue et désespoir.

Quelques jours plus tard, j'écrivais un dernier billet sur mon blog précédent. Une ultime tentative pour convaincre Mlle Coquelicot de laisser une chance à notre couple. Sans succès.

(...)

Ce n'est que deux mois plus tard que j'ai retrouvé un début de confiance en l'avenir.

vendredi 13 novembre 2009

La vie va vite (2)

Aujourd'hui, comme pour fêter les 5 mois de notre séparation, Mlle Coquelicot m'a annoncé qu'elle s'était trouvé quelqu'un. L'Homme en Noir, évidemment ... Ils auront mis quelques temps à officialiser ce que tout le mondre voyait autour d'eux.

Et pourtant, j'avais beau le voir venir, cela m'a fait un choc. Je me sens d'autant plus seul, en manque de câlins, de bisous et de mots d'amour. Ma vie d'avant s'éloigne encore un peu plus, l'Homme en Noir va prendre ma place auprès de ma femme, peut-être dans ma maison et auprès de mes enfants. Mais moi, je suis toujours au même point depuis juin. J'attends.

J'attends que le juge daigne signer les papiers du divorce, afin que la banque verse l'argent du prêt contracté par Mlle Coquelicot pour me racheter ma part de la maison. J'attends d'emménager dans mon futur appartement. J'attends des SMS qui ne viennent pas, et j'ai peur d'insister.

L'aspect positif de cette nouvelle, c'est que je vais pouvoir raconter mes sorties libertines de ces derniers mois, que je gardais en réserve en attendant le divorce. Après tout, si Mlle Coquelicot a quelqu'un, je peux bien dire que je vais en club. C'est juste du sexe.

Hélas.

Algèbre libertine (3)

Continuons notre tour d'horizon des formes d'ébats à deux couples.

Les formes à trois figures

Le triolisme féminin (bisexuel) :

Le triolisme masculin (non bisexuel) :


Les formes à quatre figures

Le triolisme mixte (non bisexuel) :


Le tout azimuth (femmes bi) :


La partouze (hommes bi) :


Et ainsi de suite ...

Dites-moi, qu'ai-je oublié dans mon énumération ?

mercredi 11 novembre 2009

Algèbre libertine (2)

Reprenons là où nous nous étions arrêtés la dernière fois.

J'en étais arrivé à dire qu'un ébat entre deux couples se déroule généralement selon plusieurs figures. Faisons donc du nombre de ces figures un critère de catégorisation des formes de libertinage.

Les formes à une figure

On se place du point de vue de M. et Mme Vert.

Le voyeurisme :

L'exhibitionnisme :

Le côte-à-côtisme :


Les formes à deux figures

L'ordre des figures n'est pas chronologique. Les dessins ne sont pas des scripts ! Les couples vont passer d'une figure à l'autre, revenir plusieurs fois sur la même, ajouter ou retirer des traits, etc. Les dessins ne montrent que des possibilités.

L'échangisme :

Le mélangisme :

Echange entre femmes :

Echange entre hommes :


La suite au prochain numéro ...

mardi 10 novembre 2009

25 ans de X ... -Men

Je lis des BD de super-héros depuis ... longtemps. Le premier que j'ai acheté est Spécial Strange 38, en décembre 1984. (Il faudra que je pense à faire une fête pour les 25 ans ! Une volontaire pour enfiler un costume de Wonder Woman ?) L'histoire principale était de Chris Claremont, avec les X-Men donc. Sur la couverture, Tornade en mode énervée. On voit à peine qu'elle est black.



Vers 91, j'arrive à la fac, et j'abandonne la VF pour la VO, avec les comics importés par un petit magasin de Rouen où je passais une fois par semaine. Je ne me souviens plus exactement du numéro, ça c'est fait progressivement. Sans doute aux alentours du 274, avec Malicia et Magnéto en couverture.



Tout ça pour signaler la sortie prochaine d'un épisode des X-Men écrit par Claremont (toujours lui) et dessiné par ... Manara !



(via Bleeding Cool, qui montre aussi quelques pages intérieures)

lundi 9 novembre 2009

Algèbre libertine (1)

Ou : comment fait-on à plusieurs, exactement ?

Le sexe à deux, ça va, je maîtrise. Enfin, j'ai les bases quoi, restons modeste. Mais à quatre, comment cela se passe-t-il ? J'ai beaucoup lu sur le sujet, j'ai même tâté de la chose, et pourtant, je reste dans le flou. Et si nous étudions la question de façon raisonnée, mathématiquement pourrait-on dire ?

Posons deux couples libertins, M. et Mme Vert et M. et Mme Jaune. Plus précisément, posons-les sur un grand lit rond.

Admettons également que l'on puisse relier deux partenaires par des lignes hachées (représentant les contacts softs, les caresses) ou des lignes continues (représentant les relations hards, les pénétrations). [ On notera en passant que la limite entre soft et hard n'est pas la même pour chacun. Elle fait l'objet de négociations séparées, distinctes de celles fixant la configuration souhaitée. Mais nous éluderons cette question, pourtant passionnante, dans le cadre de notre problème d'algèbre. ]

Pour cela, je vais faire des petits dessins, qui valent mieux que de longs discours. Voici les schémas correspondant aux termes "classiques" du libertinage :

Le côte-à-côtisme.

Le mélangisme.

L'échangisme.


Comparées aux possibilités théoriques, ces configurations simples ne sont que la partie immergée de l'iceberg libertin. Et surtout, elles ne correspondent qu'à des moments dans le temps. Lors d'ébats à 4, ce sont en fait plusieurs configurations qui vont se succéder. Et chaque succession de configuration est une forme à part entière de libertinage. C'est là que l'algèbre commence !

La suite au prochain numéro ...

samedi 7 novembre 2009

Un problème de vocabulaire

Comment appeler une personne pratiquant les ébats à plusieurs ? Libertin, échangisme, partouzeur ? Aucun de ces mots n'est à la fois suffisamment précis et suffisamment large. Ils couvrent soit pus de personnes que désiré, soit moins.

Le mot libertin, en dehors du fait qu'il désigne aussi une philosophie anti-religieuse n'ayant aucun rapport avec la sexualité, est trop large. J'ai pu le constater dans les commentaires d'un billet précédent, où mon utilisation de ce terme pour "personne pratiquant les ébats à plusieurs" m'a valu un "beaurk" dans les commentaires, de la part de lecteurs qui s'estiment libertins sans pratiquer pour autant le sexe à plusieurs.

Ce "beuark" m'a tellement vexé que j'hésite depuis à employer le mot libertin dans ce sens. Mais que dire alors ?

Le mot échangisme désigne essentiellement une activité plus limitée, l'échange de partenaires entre deux couples. Il est parfois utilisé dans un sens plus large, de relations sexuelles incluant la pénétration (par opposition à mélangisme), mais cet usage n'est pas encore assez répandu. Et voir un homme seul se qualifier d'échangiste reste étrange (qu'a-t-il à échanger ?).

Quant à partouzeur, il évoque des mélanges plus important. Pour autant, j'aime bien ce mot ... Ca doit être mon côté nostalgique-de-années-70-bien-que-je-ne-les-ai-pas-connues. Mais je ne peux pas nier qu'il n'a pas bonne presse actuellement. Quel club oserait s'afficher "boîte à partouze" sans craindre de passer pour ringard ? A vrai dire, même les clubs effectivement ringards évitent ce terme !

Il existe plusieurs autres à-peu-près, dont épicurien, hédoniste, non-conformiste, et ainsi de suite, qui sont tout aussi flous que libertin.

Je croise parfois sur le forum docti le néologisme exosexualité pour parler de sexe à plusieurs, ou plus exactement "en dehors" (je suppose "en dehors du couple"). Je ne trouve pas le mot très joli, et surtout pas très parlant.

J'en reviens à ma question : que dire ?

Dans mon métier, je suis souvent amené à inventer des néologismes. Voilà quelques propositions :

- Saturnalisme, à partir des fêtes Saturnales, dont l'un des sens dérivés est "êtes débridées pendant lesquelles tous les excès sont permis". Mais on retrouve une notion de liberté trop floue.

- Plusieurisme, à partir de "plusieurs" : "nombre indéfini supérieur à un et le plus souvent à deux", avec la terminaison en "-isme" que l'on retrouve dans l'échangisme, le mélangisme ou le côte-à-côtisme. (Ainsi que le tabagisme, mais ça n'a aucun rapport.) Il a l'avantage de ne pas exclure les ébats à deux, qui arrivent après tout aussi dans un cadre libertin, tout en privilégiant tout de même les nombres plus élevés. Et puis, il rentre exactement dans le cadre : un plusieuriste pratique le sexe à plusieurs, sans notion parasite de couple, de philosophie ou que sais-je encore.

- Plurisexualité, sur la même base. Peut-être plus facile à prononcer. Avec les mêmes avantages. On pourrait se dire plurisexuel ...

- Valse, en prenant un nom de danse, un peu comme le swing pour les swingers américains. N'aimeriez-vous pas pratiquer la valse en club ? Parfaitement anodin, n'est-ce pas ?

Qu'en pensez-vous ? Et avez-vous d'autres idées ?

mercredi 4 novembre 2009

Fées, jeu de rôles et séduction

Le festival Les Féerotiques, Premières Rencontres des Arts et de l'Erotisme, se déroule en décembre à Rennes. Apparement, les fées sont anglophones : sont prévus des show, des workshops et ... du roleplay. Espérons que les fées parlent mieux qu'elles n'écrivent !

J'ai lu la description de l'événement avec intérêt, ayant écrit un jeu (sur table) sur le sujet dans ma folle jeunesse et m'intéressant à la problématique (grandeur nature) de plus près depuis cet été. Mais j'ai été déçu. Rien de libertin là-dedans, au sens sexuel du libertinage en tout cas. Cela ressemble plus à un speed dating en costume qu'à un Eyes Wide Shut.

lundi 2 novembre 2009

En musique - Wax Taylor

Wax Taylor, alias Jean-Christophe Le Saoût, est un artiste français que j'ai découvert grâce à Cédric Klapish. Plus exactement, grâce au générique de fin de Paris. J'ai vu la plupart des films de Klapish depuis Chacun cherche son chat en 1996 (avec Romain Duris, déjà). Je suis donc allé voir Paris même si le thème ne m'attirait pas particulièrement, n'ayant aucun attachement romantique envers cette ville.

Et je me suis presque ennuyé pendant tout le début du film. Pendant la première moitié en fait. J'ai même regardé ma montre une ou deux fois, si je me souviens bien. Et puis, d'un coup, je ne saurais pas dire exactement quand, je me suis mis à me sentir bien. Peut-être à cause de l'émouvant strip-tease de Juliette "Bleu" Binoche. Ou du besoin communicatif de bonheur de tous ces personnages malgré les aléas de la vie.

Le film se termine en point d'interrogation quant au sort du narrateur. Ce qui est à la fois cruel et génial. Il se termine aussi sur une chanson de Wax Taylor donc, à laquelle j'ai associé les sentiments provoqués par le film. Seize the Day, donc.




Cela faisait plusieurs années que je n'avais pas acheté une BOF, chose que j'avais fait pour Pulp Fiction, L.A Confidential ou Oh Brother par exemple. Pour Paris, j'ai non seulement acheté la BOF, mais aussi l'album de Wax Taylor dont est tiré l'original de Seize the Day, Tales of the Forgotten Melodies.

Dans cet album, le titre s'appele Que sera, et le chant de Charlotte Savary est remplacé par des samples de Doris Day dans L'Homme qui en savait trop. Bon, chronologiquement, le remplacement a dû se faire dans le sens inverse. Je suppose que Wax Taylor n'a pas eu les droits des samples pour le film, alors il a changé sa chanson. Un truc du genre.

C'est à l'image de l'album en tout cas : les sambles de vieux films américains sont quasi-omniprésents.



Pour l'instant, on pourrait croire que Charlotte est l'âme du groupe, mais pas du tout, ce n'est qu'une invitée récurrente. Elle a d'ailleurs son propre groupe, Felipecha, très bien aussi dans un genre complètement différent.

En fait, Wax Taylor vient du Hip Hop. Je ne suis pas fan, mais je fais une exception pour lui. Surtout quand ça donne des choses comme We be :




Même si je suis plus attiré par les essais un peu délirants comme Hypnosis Theme :



Wax Taylor a sorti un nouvel album en 2007, Hope & Sorrow. Je vous laisse fouiller.

samedi 31 octobre 2009

La vie va vite

Dialogue entendu aujourd'hui.

MA FILLE, en montrant des dinosaures à son frère - Celui-là, c'est moi, ça c'est toi, ça c'est maman, et lui, comme il est tout en noir, c'est XXX.
MON FILS - Ben, et papa ?
MA FILLE, qui n'a plus de dinosaures - Euh ... Il est parti en voyage !

Bien, bien.

Bon, je connais l'Homme en Noir et les sentiments de Mlle Coquelicot à son égard. Je ne suis donc pas totalement surpris. A vrai dire, j'ai trouvé la situation plus comique que tragique. Par contre, soit les choses sont plus avancées qu'elle ne me le dit, soit les enfants vraiment très perceptifs !

mercredi 28 octobre 2009

Sortir ou avoir l'heure

Je n'ai eu que deux montres dans ma vie. Celle que j'ai eue au collège, probablement un cadeau de mes parents ou de ma marraine, et dont le bracelet métallique est irrémédiablement cassé. Et celle que Mlle Coquelicot m'a offerte pour nos fiançailles, il y a une quinzaine d'années. C'est une belle montre, que j'ai porté tout ce temps, et à laquelle je suis attaché.

Après notre séparation, je l'ai retirée, en même temps que mon alliance. Je ne pouvais plus la voir. Et puis, j'ai changé d'avis. D'une part, c'est très désagréable d'avoir à ouvrir son téléphone pour avoir l'heure. Et d'autre part, je me suis rendu compte qu'elle me manquait. J'étais déjà privé de Mlle Coquelicot, je n'allais pas en plus me priver de cela.

Alors je l'ai remise.

Et puis, elle est tombée, et elle s'est arrêtée pour ne pas repartir. Difficile de ne pas prendre ça comme une espèce de signe du destin. Peut-être pas un signe, mais un pied de nez tout au moins.

Après quelques tergiversations avec moi-même, j'ai fini par dire merde au destin et l'apporter à un bijoutier. Je ne sais pas si je porterai encore longtemps cette montre. Après tout, il se peut qu'un jour je rencontre quelqu'une que sa présence à mon poignet irritera, ou qui souhaitera m'offrir à son tour une montre. Mais je ne peux pas la jeter, ni la garder cassée, ce serait trop dur. Et puis, j'en ferai peut-être cadeau à un petit-fil d'ici quelques décennies.

Tout ça pour dire que mon budget sortie libertine de novembre va passer en réparation de montre.

lundi 26 octobre 2009

En musique - Röyksopp

Bon, puisqu'on m'a autorisé, voire incité, à parler de musique, je me lance. Il m'arrive quelques fois par an d'avoir un album dans la peau. Le dernier en date est donc The Big Machine d'Emilie Simon. Le précedent date de mars dernier. C'est Junior, de Röyksopp.

Röyksopp est un groupe norvégien, dont le nom signifie vesse-de-loup, comme le champignon. Rien de champêtre pourtant dans leur musique électronique ! Je ne sais plus où je les ai découvert. Pas par un clip, peut-être sur Le Mouv ? Leur premier album date de 2001 : Melody A.M. Vous avez peut-être déjà entendu cet extrait ou vu son clip en pixel art/réalité augmentée.



Hum, du pixel art ... A voir également, les cartes postales fractales de Elpe ou la triste histoire de Poor Leno. Il me semble France 2 utilisait pas mal leur musique vers cette époque, pour les jingles et les reportages du journal.

En 2005, ils sortent The Understanding . Un peu plus planant, moins énergique peut-être. Mais ce n'est pas pour me déplaire. Et ils invitent des chanteuses. Un extrait avec une blonde qui flotte ...



Et donc, en 2009, Junior. Un peu plus de peps, de la bonne humeur, toujours beaucoup de chanteuses invitées. J'associerai toujours cet album à notre retour sur Rouen après notre deuxième sortie au No Comment. Retour où nous avons été détourné par des travaux une première fois, puis une deuxième fois par des travaux sur la déviation elle-même !



Comment résister à des chanteurs qui commencent leur clip en rigolant, franchement ? En encore des pixels, vous avez remarqué ?

Un deuxième clip, une chanson sur une femme se plaignant que son mari travaille trop et rentre trop tard à la maison. Eh oui, malgré le titre, elle n'est pas vraiment amoureuse d'un robot ...



Hop.

vendredi 23 octobre 2009

Qu'est-ce qu'un libertin ?

Je suis régulièrement contacté, soit sur le blog, soit le forum de docti, par des gens qui débutent dans le libertinage. Comme si j'étais un ponte du sujet, avec ma poignée de sorties ... J'ai été ainsi amené à expliquer rapidement ce qu'était un libertin, selon moi. Voilà ce que cela donne :

Un libertin, c'est une personne qui considère la sexualité comme un loisir.

Pas de notion de couple, de poly-fidélité ou de sexe à plusieurs. A mon sens, "Libertin" est un terme bien plus large qui englobe tout cela. On peut toujours parler d'échangisme, de lutinage ou de partouze si on veut être plus précis. Un libertin a des relations sexuelles avec des partenaires il n'est pas nécessairement amoureux, uniquement pour le plaisir.

De fait, à partir du moment où l'on parle du sexe comme d'un loisir, on peut faire un parallèle très riche avec le cinéma.

On ne va pas voir tous les films qui passent, juste sous prétexte qu'on est cinéphile. Non, on fait un choix, on ne va que voir que ce qui nous plait.

Quand on va voir un film, on espère qu'il sera bon, mais il arrive d'être déçu, de s'ennuyer, de ne pas apprécier la fin ou même parfois de rater la séance ... Et ce n'est pas grave, il y aura d'autres films.

Parfois, on va au cinéma sans connaître les films qui passent, en faisant confiance au hasard.

On peut aimer un film au point d'avoir envie de le revoir plusieurs fois, comme on peut chérir la mémoire d'un film sans avoir envie de le revoir.

On peut avoir été déçu par un réalisateur, et quand même aller voir son nouveau film pour lui laisser une chance.

On peut aimer à la fois les films d'actions à grand spectacle et les comédies romantiques ; ça n'est pas incompatible !

Certains aiment les grandes salles, d'autres les DVD au chaud dans leur salon ...

jeudi 22 octobre 2009

Visite du No Comment

Sur le site de Paris Dernière, on trouve une vidéo tournée au No Comment. Vous y verrez tous les lieux de notre découverte du libertinage ! La cabine de bateau de notre premier mélange, la pièce à lumière noire de nos premiers contacts (avec ce couple si brutal, grrr) et enfin le grand lit où nous nous sommes échoués lors de notre deuxième visite et où j'ai été si malade ... burrp.

Je n'y suis toujours pas retourné depuis notre séparation. Mais cela viendra sûrement, c'est un si bel endroit.

lundi 19 octobre 2009

En musique - Chinatown (Emilie Simon)

Je suis très sensible à la musique. Je me souviens par exemple d'être sorti d'un magasin de comics étonné de ne rien avoir acheté. Je n'avais envie de rien, alors que j'avais fait le trajet exprès depuis Rouen pour faire du shopping geek, alors qu'il y a avait des nouveautés que j'attendais.

C'est sur le trottoir que j'ai compris. En fond sonore, le magasin passait la musique de Princesse Mononoké, aux longues plages mélancoliques. Mon humeur s'était calée sur celle de la musique.

J'ai décidé de faire un tour, de manger une crèpe, de visiter d'autres magasins du triangle d'or de Saint-Michel et je suis revenu une heure après. Cette fois, la musique était plus énergique [1], j'ai pu dépenser allégrement.

Ce qui m'amène à ce matin. J'ai passé un week-end épuisant, j'ai fait des rencontres magiques, j'ai passé de très bons moments (et encore, c'est un euphémisme). Je devrais être heureux, et pourtant je me surprends à avoir envie de pleurer.

C'est la faute d'Emilie Simon ! Je me suis laissé emporter par une chanson de son dernier album, Chinatown (cf. ci-dessous). Heureusement le temps de taper ce billet, on est déjà passé à des chansons plus entraînantes que nostalgiques, et cette sensation fugace s'est déjà dissipée.

J'avais l'intention de parler de façon plus objective de son album, mais mon blog est-il vraiment le bon endroit pour parler de musique ? Pour résumer, il m'a initialement dérouté par sa ressemblance avec le style de Kate Bush (que je place au panthéon musical de mon adolescence). A ce niveau, ce n'est plus de l'hommage ou de l'inspiration, c'est carrément de la parodie. Mais à force d'écoute [2], cette impression s'est atténée et j'écoute maintenant cet album pour lui-même, avec beaucoup de plaisir.

N'empêche que je vais devoir faire attention à ce que j'écoute, le temps de récupérer de mes nuits blanches.



[1] C'était NTM. Les gens d'Album ont des goûts éclectiques :)

[2] Disons 2-3 écoutes par jour depuis une semaine ...

jeudi 15 octobre 2009

Publicité ciblée

En cherchant du nappage au chocolat liquide en prévision de ce week-end, je suis tombé sur un emballage promettant des tiges "plus longues et plus charnues". Non, ce n'était pas du spam licencieux en plein super-marché, mais un paquet de ... gousses de vanille !

vendredi 9 octobre 2009

Le rendez-vous (2/2)

La suite du texte d'hier, écrite une semaine plus tard, toujours en commentaire sur le blog d'Evanescence.

(...)

Tu t'étires dans ces draps inconnus. Il ne dort pas à côté de toi. Son regard est perdu dans le vide. Pas sur toi, quelque part sur le mur. Il ne sourit pas, et pourtant, il a l'air heureux. Non, pas heureux : bien.

Tu te lèves, jette un dernier regard sur la scène du ... crime. Puis te glisse dans le couloir, dans la salle de bain. Un brin de toilette, puis tu te faufilles dans le salon où tu ramasses tes quelques vêtements. Une culotte, une robe légère, des chaussures. Tu mets les bas dans ton sac.

Il est derrière toi, nu. Maintenant que tu es habillée, tu n'oses plus descendre les yeux sur son corps, sur tous ces coins et recoins où tu mettais pourtant plus que le regard il y a encore une heure. "Tu t'en vas ?" demande-t-il, alors que la réponse est évidente. Ce n'est pas une question, c'est une proposition.

Vous vous faites la bise. Sur la joue. Tu remarques pour la première fois les pattes d'oies à ses yeux, les poils gris dans sa barbe. Cela te fait sourire. Tu avais peur de ne pas lui plaire. C'est lui qui est triste de te voir partir.

Tu descends l'escalier en murmurant un dernier au revoir. Adieu serait peut-être plus adapté, mais trop cruel, trop dur, pour lui comme pour toi. Dehors, il fait frais, la lumière est douce. Ta voiture n'est pas loin. Tu te demandes si la boulangerie que tu as vue en arrivant est encore ouverte.

Ce que vous avez fait tous les deux, jamais tu ne l'oublieras. Non, tu sais que c'est faux. Tu en garderas l'impression générale, mais les détails vont s'estomper. Ca a déjà commencé. L'ordre des événements, tes réactions à chacun de ses gestes, tu ne saurais déjà plus en faire le récit.

Tu te souviens des sensations, des envies. Sa peau contre ta peau. Le rouge à tes joues quand tu le laissais faire ce qu'aucun autre ne t'avait fait. Rouge qu'il n'a pas vu dans le noir. Tu te souviens de ton premier orgasme, et du second, si différent. Ou était-ce que troisième ? Peu importe.

Tu as aimé sa douceur, la précision de ses caresses. Tu as aimé aussi quand la douceur l'a quitté, quand les caresses ont laissé place à une sensualité plus primordiale, plus directe. Tu as aimé te perdre dans son désir pour toi. Sentir son sexe dressé en ton honneur.

Recommencer ? Pourquoi pas. Avec lui, ou avec un autre. Maintenant tu sais. Tu es libre.

jeudi 8 octobre 2009

Le rendez-vous (1/2)

Voici un texte que j'ai écrit en commentaire sur le blog d'Evanescence. Je me permet de le reposter ici.

La porte s'ouvre sur un appartement plongé dans la pénombre. Comme lors d'une nuit sans lune, seul les silhouettes argentées des meubles t'apparaissent, illuminés par les rares rayons traversant les volets fermés.

Tu fermes la porte derrière toi. La musique classique agrémentant l'endroit chasse aussitôt le bruit de l'extérieur. Déjà, tu oublies voitures, trains et passants. Tu es ailleurs.

On t'appelle depuis le salon. Une voix d'homme, sensuelle, peut-être un peu nerveuse. Tu le devines plus que tu ne le voies vraiment. Il te demande de t'approcher de lui. Tu as d'abord une seconde d'hésitation, et puis tu te dis que c'est ce pour quoi tu es venue. Sans lâcher ton sac, tu marches lentement vers le divan.

L'homme est assis, il ne dit plus rien. Tu sais qu'il te regarde, qu'il te dévisage de haut en bas. Il ne dit toujours rien, toi non plus. Alors, tu continues à avancer, jusqu'à être juste devant lui.

Il se redresse, se penche vers toi, toujours assis. Il te hume, s'imprègne de ton odeur. Tu aperçois son bras qui bouge, et avant que tu n'ais le temps de penser, sa main se pose sur ta hanche. Elle te caresse avec autant de fermeté que de douceur. Elle remontejusqu'à ta taille, redescend le long de la cuisse, fait le tour du genou.

Du bout des doigts, l'homme jauge la texture de tes bas. Sa deuxième main rejoint la première, non sur l'autre jambe, mais sur la même. Elles remontent toutes les deux, enserrant ta cuisse de part et d'autre, comme un massage. Elles tournent en remontant ta jupe, l'une allant sur la fesse, l'autre sur le ventre. Elles s'arrêtent au bord de tes sous-vêtements.

L'homme se penche en avant, sa tête s'approche de ton corps. Il dépose du bout des lèvres un baiser sur ta peau, tout juste entre la cuisse et le ventre, là où elle plie, là où elle est si douce. Un petit baiser, doux et tendre, suit immédiatement le premier, plus marqué. Tu lâches ton sac pour prendre sa tête à deux mains.

(...)

mardi 6 octobre 2009

Une question fondamentale

On m'a posé deux fois cette semaine une question à mille euros : qu'est-ce que je cherche ? Et c'est vrai que cette question me tourne dans la tête depuis l'été, depuis que j'ai accepté que la rupture avec Mlle Coquelicot est définitive et sans appel. Mais je n'ai pas de réponse. Ou plutôt si, j'ai trop de réponses, pas toutes compatibles.

J'aimerai retrouver un amour complet, passionné et confortable à la fois, comme celui que j'avais avec Mlle Coquelicot.

J'aimerai profiter de ma liberté pour papillonner, apprendre à séduire, ne pas me caser tout de suite.

J'aimerai libertiner, expérimenter la sexualité de groupe, idéalement avec une compagne privilégiée.

J'aimerai me protéger le coeur, ne pas le laisser s'emballer trop vite, de peur de souffrir.

J'ai peur de me lancer dans une relation de rebond qui finira mal pour moi comme pour elle.

J'ai peur de suivre uniquement des appétits sexuels qui ne me mèneront nul part.

J'ai peur que la réalité de ma nouvelle vie ne soit pas à la hauteur de mes fantasmes, de ne pas être moi à la hauteur de mes attentes.

J'ai peur de ne jamais retrouver ce que j'ai perdu.

Trop de fils différents, donc, pour les démêler. Ou pour les résumer. Essayons tout de même.

Je cherche ... une femme capable de m'aimer sans me posséder et sans que je la posséde, une femme avec qui partager de l'amour, de la tendresse et une sexualité libérée, une femme qui m'accepte tel que je suis et non tel qu'elle me veut, une femme qui soit indépendante et qui ait besoin de moi à la fois.

Je cherche aussi ... des femmes aimant la vie et ses plaisirs, pour flirter et plus si affinité, sans engagement autre que le respect mutuel.

L'une et l'autre recherche pouvant se télescoper, ce sont les jeux de l'amour et du hasard.

mardi 22 septembre 2009

Weekend à Paris

Depuis vendredi soir, ou plutôt devrais-je dire samedi très tôt dans la matinée, un sourire ne me quitte plus. C'était bien. Voilà qui me motive pour aller de l'avant, avec appétit.

Je commence à me fatiguer de cette période intermédiaire. Encore un mois, peut-être deux à vivre chez mes parents. Argh. Je veux ma nouvelle vie, maintenant ! J'ai tant de choses à faire, à changer, à expérimenter.

Sur le plan professionnel, je suis revenu de Paris avec autant de projets plus ou moins réalisables que de questionnement. Combien de temps pour apprendre conjointement l'allemand, l'italien et l'espagnol ? Ha. Je suis rattrapé par mon passé de scientifique, dirait-on.

Visite au notaire, visite à l'avocat. J'accuse le coup en sortant, mes larmes entraînent les siennes, elles coulent sur l'épaule l'un de l'autre. Vite, vite, on parle d'autre chose, on plaisante, on s'essuie les yeux, on retourne à l'air libre. Penser à demain.

Je vous ai dit que Mlle Coquelicot a la grippe ? C'est peut-être la dernière chose qu'elle me laissera... De mon côté, dans la colère de cet été, j'avais décidé de lui refuser le droit de porter mon nom de famille. Finalement, pour le bien des enfants, mais aussi pour elle, j'y ai renoncé. Le voilà mon dernier cadeau.

En attendant noël.

mardi 15 septembre 2009

Deux bouteilles à la mer

Une lancée, une reçue.

La première va à cette camarade de fac que j'ai croisée rue Jeanne d'Arc, moi avec mes deux enfants et mon chapeau, elle avec un jeune homme (son homme ?) et toujours aussi belle, plus encore si c'est possible. Nos regards se sont posés l'un sur l'autre, avec un mélange de reconnaissance et d'interrogation.
A l'époque, je l'admirais de loin, sans oser l'aborder, et samedi ce n'était pas le moment. Pourtant, dieu sait que j'aurai adoré le faire si les circonstances avaient été un peu différentes.

La deuxième prend la forme d'un coup de téléphone, d'une femme qui ne s'est pas présentée mais qui me cherchait. Elle a appelé à la maison. Elle est évidemment tombée sur Mlle Coquelicot, seule occupante des lieux, qui s'est présentée comme ma femme (ce qui est encore légalement correct pour quelques semaines). L'inconnue a eu l'air surprise et n'a pas laissé de message.
Une bouteille reçue donc, mais rejetée à la mer ! Depuis, je m'interroge sur l'identité de cette inconnue. Mlle Coquelicot dit qu'elle a une jolie voix. Elle connait mon nom et mon numéro de téléphone (j'ai vérifié depuis et, sans que je sache pourquoi, nous ne sommes pas dans les pages blanches), mais elle ne sait pas que je suis marié. Drôle de combinaison.

Je ne peux m'enpêcher de fantasmer que mes deux bouteilles soient liées. Mais c'est vraiment improbable. Aurais-je un jour le fin mot de cette histoire ?!

lundi 14 septembre 2009

Deux lapins sur la lune

Au milieu de dizaines d'anciens dessins érotiques (pornographiques ?) japonais, ce sont deux lapins qui ont attiré mon attention.

Deux lapins sur la lune

(via erosblog, qui a depuis flashé sur le même dessin !)

vendredi 11 septembre 2009

Chroniques d'AdopteUnMec (2)

Comme je l'ai déjà dit, sur AdopteUnMec, les hommes ne peuvent pas voir les annonces des autres hommes. Mais je doute qu'elles soient fondamentalement différentes de celles qu'ils écrivent sur les autres sites de rencontres. Plus ou moins franches, plus ou moins honnêtes, rigolo ou sérieux, poétique ou aux ras des pâquerettes. Mais toujours soupçonnés d'être là pour les fesses de ses dames.

Je vois par contre beaucoup d'annonces de femmes, et il y a deux choses qui reviennent souvent.

La première, c'est l'annonce vide. Enfin, le minimum demandé par le site, c'est-à-dire l'âge et la localisation. Pas de texte, pas de détails. Parfois, même pas de photo. Bizarrement, autant ça n'aurait pas de sens sur un autre site, autant cela peut en avoir sur AdopteUnMec ... puisque la cliente est censée prendre l'initiative. Evidemment, je doute qu'une personne aussi peu impliquée prendre la peine d'écrire aux hommes, mais pourquoi pas.

L'autre chose qui revient souvent dans les annonces féminines, c'est le Prince Charmant ! Il est cité à toutes les sauces. Avec candeur : "je cherche un Prince Charmant". Avec réalisme : "je cherche un Prince pas trop Charmant". Avec modestie : "je ne cherche pas le Prince Charmant, mais si son frère est libre ...". Avec négation : "je cherche le Prince Pas Charmant". Avec satisfaction : "je ne cherche rien, j'ai déjà trouvé le Prince Charmant !".

Bref, il est partout. Bon, en fait, il est seulement dans une fiche sur 10, peut-être moins. Mais c'est déjà beaucoup pour un site qui se présente quand même comme un lieu de rencontre amoureuse, voire coquine, plutôt que comme une agence matrimoniale.

On touche là ce qui fait, à mon sens, toute la contradiction d'AdopteUnMec. Contradiction entre l'usage qui pourrait en être fait et les attentes de ses utilisateurs. Pour résumer grossièrement, les hommes visent trop bas et les femmes trop haut. (Je caricature, hein ? Ne prenez pas tout ce que je dis pour des déclarations absolues.) (Et notez également que je parle de gens de plus de 30 ans. Les motivations et comportements des 18-25 ans doivent être très différents, mais je ne m'y suis pas spécialement intéressé.)

Les hommes, donc, attendent des rencontres rapides, finissant au lit si affinité. Pas nécessairement des plans-Q, non. Mais de la drague efficace, oui. Et ils n'ont pas tort, puisque cela correspond au rôle d'objet auquel ils sont réduits par le site.

Les femmes, de leur côté, cherchent à se caser. Pas nécessairement en vue mariage, non. Mais des relations sérieuses et durables, oui. Et elles n'ont pas tort non plus, puisque le site les place en reines consuméristes.

Autant dire que les deux populations ont du mal à se rejoindre. Sur un malentendu peut-être ?

jeudi 10 septembre 2009

Chroniques d'AdopteUnMec (1)

AdopteUnMec est conçu et présenté comme un supermarché où les femmes viendraient acheter un mec. Nous sommes à leur disposition en vitrine, elles nous choisissent et on finit dans leur panier. C'est déjà ce qui se passe au final sur tous les sites de rencontre ("l'homme propose, la femme dispose"), mais c'est formalisé et mis en avant sur AdopteUnMec. Cela passe par la décoration du site, à base de caddies, dans la terminologie employée (les femmes ont des Goûts et une Personnalité, les hommes ont des Fonctions et des Accessoires) et dans son maniement général.

On pourrait, naïvement, s'attendre du coup à ce que l'initiative des contacts reviennent aux clientes. Mais non, au contraire, il repose doublement sur les épaules des hommes. Dans les fait, l'homme parcourt les rayons, et quand il voit une femme qui lui plait, il lui envoie un charme. (Il n'a droit qu'à 5 charmes par jour, il faut donc faire un choix raisonné.) Le charme est automatisé, il ne s'accompagne pas d'un petit mot. Ce n'est pas un début de conversation comme sur un site de rencontre classique. En fait, envoyer un charme revient à lever la main pour avoir la parole en classe, cela ne permet pas de parler. Si la femme accepte le charme, l'homme doit à nouveau faire le premier pas en envoyant un mail pour tenter de la séduire. Et on revient à une situation classique.

Double filtrage, double passivité de la part des femmes. Elles ne jouent pas le jeu, et c'est dommage.

Certaines clientes n'ont même pas compris le principe du site. Je lisais tout à l'heure une annonce qui a motivé ce billet : "un mail accrocheur c'est le minimum pour un début de conversation qui nous en dira plus.. ". Eh, mademoiselle, un "mail accrocheur" est peut-être "le minimum", mais sur AdopteUnMec, les hommes ne peuvent pas t'envoyer de mail du tout !

Arf.

jeudi 3 septembre 2009

Grippe et prévention


Un strip de chez Lapin !

Quel dommage que je ne l'ai pas encore attrapée :)

lundi 31 août 2009

Boîte à chapeau

Il y a à Saint-Malo, derrière les murs, une piscine d'eau de mer. C'est un concept étrange, une retenue d'eau à l'air libre, qui se remplit à marée haute et permet d'avoir la mer à deux pas à marée basse ... sauf que la mer est à 50 mètres au maximum !

Bref, il y a un plongeoir sur cette piscine, tout en béton. Pour la première fois depuis des années, je suis remonté dessus, seul adulte au milieu de gamins et d'ados. J'ai fait une pause au bout du promontoire, pas longtemps, et malgré mon appréhension, j'ai sauté.

J'ai été englouti par l'eau, les ténèbres, le choc. Mais j'en suis sorti rapidement, plutôt content de moi. (Il m'en faut peu !)

Eh bien, dans la vie aussi, il faut parfois savoir sauter malgré son appréhension.

Ma grand-mère est morte au début du mois d'août, à l'âge de 96 ans. Elle laisse derrière elle beaucoup de souvenirs, mais aussi un appartement près de Versailles, à deux pas d'une gare. Appartement qui sera bientôt à ma disposition, une fois les travaux nécessaires effectués. Je vais donc être francilien, en revenant sur les terres de ma naissance et de mon enfance.

Ce choix s'est imposé à moi pour plusieurs raisons. Financières déjà, le loyer "familial" qu'on me propose me permettant de garder mon job de traducteur pigiste dans le domaine qui me passionne plutôt que de chercher un travail alimentaire. Mais aussi personnelles, puisque je pourrais ainsi vivre la vie dont je rêvais depuis longtemps, et que j'ai essayé de partager avec Mlle Coquelicot sans y arriver. Je ne parle pas seulement de libertinage (même si c'est une composante importante), mais aussi de mon travail (je vais peut-être trouver le temps d'écrire ?) et dans mes sorties culturelles et sociales (Paris étant à deux pas !!).

Ma situation n'est pas parfaite, loin de là, mais j'ai la chance de construire quelque chose de très agréable. Cette décision et ces perspectives ont achevé de me redonner la pêche ! Pour peu, j'aurais presque confiance en l'avenir :)

jeudi 20 août 2009

Flux et re-flux

La douleur est une égoiste. Quand elle est là, elle monopolise toute l'attention, occultant tout ce qui peut se trouver autour. Heureusement, quand elle finit par s'éloigner un peu, et que l'on remet les choses en perspective, on redécouvre de nombreuses preuves de vie. Je ne vous fais pas la liste, mais ça va mieux. :)

jeudi 13 août 2009

Un coeur qui bat

Mon coeur bat, je le sens bien. Mais en dehors de cela, quelles preuves ai-je que je suis encore en vie ?

lundi 10 août 2009

Lady S.

Il y a une semaine, mes amis Libertango et Lamyss publiaient un billet sur leur rencontre avec une mystérieuse libertine du nom de Lady S. Celle-ci y prenait la plume pour relater sa première expérience libertine en leur compagnie, une plume d'une telle qualité que je l'encourageais dans les commentaires à ouvrir son propre blog. Ce qu'elle a fait : Lady S, secrets d'alcôve ! Comme je m'y attendais, on y retrouve des textes bien écrits, souvent aussi salaces que touchant.

J'ai aussi eu une surprise, puisqu'il se trouve que j'ai déjà correspondu avec cette Lady S., par un autre biais et sous un autre nom. Nous avions même déjà convenu du principe d'une rencontre à l'orée de l'automne... Vivement que les feuilles tombent !

mercredi 5 août 2009

Conseils aux débutants hésitants

Un couple attiré par le libertinage m'a posé quelques questions sur les clubs échangistes. Malgré ma maigre expérience, j'ai essayé de leur répondre au mieux. Ils m'ont autorisé à reproduire nos échanges pour l'édification de mes lecteurs.

N'est-on pas considéré comme "nouvel arrivage" quand on franchit le seuil ? Je ne peux m'empêcher de penser que tout nouvel arrivant doit être dévisagé (même discrètement) et jaugé...

Si vous fouillez sur le site du No Comment, vous trouverez dans la revue de presse une interview du patron qui explique que 50% des clients chaque jour sont des nouveaux venus.

Cela correspond à mon sentiment. S'il y a bien des habitués dans le club, salués par les patrons et le personnel, ils sont très peu nombreux. D'autres personnes se connaissaient (on les voit attendre la fin des galipettes pour se saluer !), mais la grande majorité des clients sont des gens anonymes, qui ne se connaissent pas les uns les autres et n'ont aucun moyen de savoir quand vous entrez si vous êtes vous-mêmes des nouveaux venus ou si vous en êtes à votre vingtième soirée.

Le libertinage n'est pas un "milieu" fermé et occulte, difficile à pénétrer et composé de gens se connaissant tous les uns les autres. Ce sont des gens normaux, souvent dans des situations pas très différentes de la vôtre. Et ils sont bien trop nombreux pour tous se connaître, surtout dans les clubs parisiens.

Par contre, c'est vrai que l'on va vous regarder en entrant, vous jauger. Mais ces regards sont discrets la plupart du temps, et plutôt amicaux. Et s'ils ne sont pas discrets cela ne veut dire qu'une chose : que les personnes en question ont envie de faire "connaissance" avec vous ! Ne rendez pas leur regard et ils comprendront qu'il est inutile d'insister. C'est aussi facile que ça.

Vous-même, une fois installés dans un fauteuil à siroter votre boisson, vous aurez probablement envie de regarder les nouveaux arrivants et de vous imaginer faire des choses avec eux. C'est naturel.

N'est-on pas tenté de franchir le pas même avec quelqu'un qui ne nous plait que moyennement, juste parce que on se dit qu'il faut bien se lancer un jour et qu'on n'est pas venu faire tapisserie...?

Eh bien tout dépend de votre personnalité et de votre motivation en entrant. Comme vous l'avez vu dans notre propre expérience, nous étions là pour "passer à la casserole" et nous avons fait ce qu'il fallait pour que cela arrive. Mais si nous avions été moins entreprenants, il ne se serait rien passé du tout.

Voilà ce que vous risquez de pire dans un club : qu'une personne pose la main sur votre épaule ou votre mollet. C'est une forme de question, en attente d'une approbation pour aller plus loin. Repoussez cette main et la personne comprendra et repartira. C'est ainsi que ce font les négociations.

Dépasser les limites que l'on s'est imposé au départ est toujours un risque dans une expérience libertine. C'est pourquoi il est très important d'en parler entre vous, non seulement sur les points acceptés ou non, mais aussi sur leur importance. Vous n'avez peut-être pas envie de prodiguer une fellation à un autre homme a priori, mais si l'envie vous en prend sur le coup, mieux vaut savoir à l'avance si votre mari sera d'accord, si vous devez lui demander la permission ou si c'est inacceptable pour lui (ou encore si en faisant cela, vous lui donnez implicitement votre accord pour que lui-même reçoive une fellation d'une autre femme ; ce sont des choses qui se décident à deux).

Il est aussi important de se préparer des codes, parce que les choses vont vite en club et que l'éclairage obscur ne permet pas toujours de voir si son compagnon est à l'aise ou pas avec ce qui se passe.

Avec Mlle Coquelicot, notre signal était : si je te serre la main, c'est que je suis d'accord. Si je la prends mais sans serrer, c'est que je n'ai pas d'avis, tu peux le faire si tu veux. Une tape sur la main : Panique, on arrête tout ! Cela dit, même ce signe simple n'a pas très bien marché dans la chaleur du moment.

Bref, allez-y doucement et discutez beaucoup après chaque sortie. Nous avons probablement eu le tort d'aller trop vite, directement vers l'échangisme. Un peu de voyeurisme aurait permis de voir les problèmes plus tôt et ils auraient été moins graves. Enfin, il est un peu tard pour y penser.

Si vous vous mettez d'accord dès le départ pour aller en club voir comment ça se passe mais n'avoir aucun contact avec d'autres personnes, je pense que ça peut marcher. Les choses sont bien cloisonnées au No Comment. Vous êtes "en sécurité" dans la discothèque, vous pouvez aller mâter dans les alcôves, et si vous êtes vraiment chauds, vous pouvez vous isoler dans une cabine pour faire l'amour (les portes ferment ; personne ne viendra vous déranger) ou, si vous êtes plus téméraires, sur une banquette ou un coin du grand lit (mais vous risquez des attouchements comme décrit ci-dessus, qu'il faudra prendre le temps de repousser et ... qui risquent de vous tenter !).

Nous ne souhaitons pas nous mettre de limites dès le départ (sans pour autant franchir toutes les étapes d'un coup), se laissant le soin d'apprécier selon la situation et le degré d'excitation.

C'est bien, mais réfléchissez quand même à tout avant. Par exemple, j'ai été choqué que Mlle Coquelicot se laisse embrasser sans retenue lors de notre visite au No Comment... (sur la bouche, avec la langue et tout). Pour moi, il allait de soi que les baisers restaient entre nous. J'avais lu partout que les couples n'échangeaient pas de baisers a priori, donc je pensais que c'était sous-entendu. Et autant j'ai apprécié qu'elle embrasse une femme, autant ça m'a fait un coup qu'elle embrasse aussi un autre homme ... Et il était bien trop tard pour lui en parler.

Quelle sorte de gens peut-on y croiser? Certainement de tout... mais le physique compte beaucoup pour notre première fois même si cela ne fait pas tout! Quelle tranche d'âge? Quel milieu social?...

En choisissant un club qui vous ressemble, vous trouverez une clientèle qui vous ressemble. Nous étions très bien au No Comment les deux fois. La moyenne d'âge et le look des clients changent à chaque soirée, il n'est pas possible de vous répondre là-dessus. Par contre, ils sont très variés : les âges vont de la vingtaine à la cinquantaine, et on trouve des gens de toutes sortes et de toutes apparences.

Et puis... est-ce vraiment important ? Des trois couples avec qui nous avons eu des contacts, les troisièmes sont ceux qui nous ont donné le plus de plaisir, qui ont été les plus attentionnés et les plus doux ... et ce n'étaient pas les plus beaux, loin de là (10 ans de plus que nous, des kilos en trop, etc). Si nous ne nous étions pas retrouvés tous les quate côte à côte sur le grand lit, je ne les aurais même pas regardés, et j'aurais eu bien tort, car ils m'ont laissé un magnifique souvenir.

Le milieu social doit lui-aussi varier en fonction du club (et de ses tarifs), mais il est très difficile à deviner en voyant les gens. Tout le monde est plutôt beau et bien habillé (la limite entre le sexy et le vulgaire est parfois franchie, mais c'est un autre débat), et bien malin qui saurait reconnaître là-dedans le directeur de banque et le caissier d'Auchan ... Personnellement, je ne m'y risquerais pas.

Nous espérons seulement pouvoir rencontrer des personnes qui nous ressemblent : un physique plutôt agréable sans être top model (ce qui est totalement subjectif nous sommes d'accord, il est surement préférable d'employer le terme " charme"), dénuées de vulgarité (tant vestimentaire que dans l'expression orale).

Pour ce qui est de la vulgarité, on en trouve toujours un peu, tout dépend de votre sensibilité. Cela dit, si vous choisissez un club qui vous ressemble (dont le goût affiché sur le site vous correspond), cette vulgarité devrait être assez minoritaire. Au No Comment par exemple, les gens étaient majoritairement dans nos tranches d'âge et de look, avec une part plus jeune (et souvent plus beau) et une part plus vieux, mais presque tous assez classe. Personne ne nous a parlé, donc je ne peux pas vous dire de ce point de vue là ! (Ne vous attendez pas à de grandes discussions ou même de grandes séductions ... nous n'avons échangé que quelques phrases banales avec nos partenaires.)

Au pire, dites-vous aussi que vous devrez peut-être faire quelques clubs avant de trouver celui qui vous plaira (ou de tomber le bon jour : la clientèle change chaque soir).

Oserai-je me permettre encore une question: pourquoi préférer un club plutôt qu'une rencontre privée? Est-ce par soucis de "choix à disposition" ?

Par réticence de Mlle Coquelicot. Le club lui paraissait plus simple à gérer.

Si on rencontre un couple en privé, il y a toujours le risque qu'on ne se plaise pas, et il semble plus délicat de faire machine arrière qu'en club. Elle avait peur de se trouver entraînée dans une relation dont elle n'aurait pas envie. En club, on a le temps de faire des manoeuvres d'approche, de choisir ses partenaires, et il est normal de repousser ceux qui ne nous plaisent pas. Le choix de visu est aussi plus simple qu'avec une simple fiche de site de rencontre. Et puis, effectivement, en club, on a plus l'impression de choix. Ce n'est pas forcément vrai au final ; on se retrouve à faire l'amour avec les gens qui sont à côté de soi sur le grand lit, ou qui acceptent de vous rejoindre en cabine ... plutôt qu'avec les couples qui nous feraient craquer !

En plus, Mlle Coquelicot n'avait pas envie d'inviter quelqu'un chez nous ("notre maison est un sanctuaire !") ou d'aller chez des gens ("et s'ils sont dangereux !"). Elle ne voulait pas non plus aller à l'hôtel ("Trop impersonnel"). Vous voyez le genre ... En fait, elle n'avait pas trop envie de rencontrer des gens tout court ! J'aurai dû le comprendre à l'époque ! Bref.

Dommage que votre histoire se soit soldée de cette façon, aussi nous tenons à être patients et prudents pour ne pas connaître les mêmes déboires... tout en sachant que la réalisation de nos fantasmes sera certainement différente de ce que nous imaginons!

Tout à fait. Vos premières sorties ou rencontres peuvent mal se passer, notamment pour monsieur. Pour mettre les points sur les i : j'ai eu de gros problèmes d'érection lors de nos deux sorties (mais surtout la première) et c'est apparemment très fréquent chez les débutants. Donc, il faut le savoir et ne pas stresser si ça arrive.

Quant à votre couple, l'idéal est sans doute d'avancer à tout petit pas, pour faire le moins de dégâts possible si ça ne marche pas pour l'un ou pour l'autre.

Bref, nous ne sommes pas encore prêts à nous rendre dans ce genre d'endroit, mais des éclaircissements pourraient peut-être nous faire reconsidérer notre position...

Franchement, si vous êtes vraiment curieux de cela tous les deux, une simple visite ne peut que bien se passer. Un club libertin n'est pas un traquenard !

jeudi 25 juin 2009

No Comment ?!

Je meurs d'envie de retourner au No Comment. J'ai un tel souvenir de cette ambiance unique, de l'érotisme ambiant, de la sensation que tout est possible, que (tout) le monde est beau. Cela me ferait du bien de retrouver tout cela.

Parmi mes chers lecteurs anonymes, y en a-t-il qui auraient envie de m'y accompagner ?

samedi 20 juin 2009

Présentation

Au début était Ma femme préfère les blondes ... où M. Chapeau et Mlle Coquelicot racontaient leurs premiers émois dans le monde du libertinage. L'aventure tourna court d'un coup, avec la séparation de M. Chapeau et Mlle Coquelicot. Mais la vie continue, et M. Chapeau compte bien reprendre la route du libertinage, seul pour l'instant et accompagné s'il trouve une nouvelle fleur à ficher à son couvre-chef.

N'hésitez pas à me contacter, même si ce n'est que pour me poser une question ou me faire une remarque. Vous pouvez passer par les commentaires ci-dessous, par mail, par Google Talk (même adresse) ou par MSN (monsieur[point]chapeau[chez]live[point]fr).